<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159</id><updated>2011-09-12T11:55:56.436Z</updated><category term='AVIS MOTIVE'/><category term='WE CAN'/><category term='...TELEX ENQUETES...'/><category term='J&apos;ECRIS TON NOM'/><category term='EDITORIAUX'/><category term='SOS'/><category term='J’ECRIS TON NOM'/><category term='LE DROIT DE SAVOIR'/><category term='A LIRE DANS LE REPORTER...'/><category term='GRANDES INTERVIEWS'/><category term='Le Reporter devient bimensuel'/><category term='AVIS MOTIVES'/><category term='ANNONCES ET PUBLICITES'/><category term='YES'/><category term='DIAGNOSTIC'/><category term='TRAJECTOIRE'/><category term='ONDE DE CHOC'/><category term='DOSSIERS CLASSES?'/><category term='RESEAUX CONFIDENTIELS'/><category term='MESSAGES'/><category term='FACE A FACE'/><category term='AFFAIRES A SUIVRE...'/><category term='REPORTAGES ET GRANDS REPORTAGES'/><category term='TELEX ENQUETE...'/><category term='LIBERTE'/><title type='text'>Le REPORTER</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>95</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-5107272575293833669</id><published>2009-11-25T11:51:00.007Z</published><updated>2009-11-25T12:19:12.639Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='TRAJECTOIRE'/><title type='text'>Visitez notre nouveau site!!!</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;Cliquez ici:&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.reporterbf.net/"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#006600;"&gt;www.reporterbf.net&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;et découvrez &lt;span style="color:#cc0000;"&gt;l'info, la vraie!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-5107272575293833669?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/5107272575293833669/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/11/visitez-notre-nouveau-site.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/5107272575293833669'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/5107272575293833669'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/11/visitez-notre-nouveau-site.html' title='Visitez notre nouveau site!!!'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-5670973212332132349</id><published>2009-08-23T18:20:00.002Z</published><updated>2009-08-23T18:24:04.983Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ONDE DE CHOC'/><title type='text'>RAPPORT EXCLUSIF: Chefs d'Etat voleurs?</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD) a terminé sa grande enquête. Le rapport a dû troubler le sommeil de certains chefs d’Etat africains. Les faits sont têtus: «Dans leur grande majorité, les dictateurs et leurs familles profitent, en toute impunité, des milliards qu’ils ont volés à leur pays et placés à l’étranger, sur des comptes en banque ou dans des demeures de prestige». Sur la liste noire, il y a des noms et non des moindres: Dénis Sassou N’Guesso ,  Theodoro Obiang Nguema, Robert Mugabe, Paul Biya, Daniel Arap Moi, Moussa Traoré, Eduardo Dos Santos… Mais pas seulement eux: selon le CCFD, certains présidents ont «pillé» les caisses de leurs pays avant de mourir: Omar Bongo est dans le lot. De même que Sani Abacha. Et ce n’est pas tout: dans les salons feutrés des palais présidentiels africains, certains continuent de s’en mettre plein les poches! &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Le cardinal camerounais, Christian Tumi, n’en pouvait plus. Le 1er janvier 2009, à la messe de minuit, l’«homme de Dieu» sort ses griffes. Il demande «la fin de l’impunité» et «le retour dans les caisses de l’Etat des milliards volés». Cette phrase a dû mettre mal à l’aise le président Biya.  Son nom est scotché, comme une marque indélébile, dans le rapport sur les biens mal acquis. Biya occupe le fauteuil présidentiel depuis  plus de 25 ans. Et il a trouvé la parade pour que les délices du pouvoir ne lui échappent pas! C’est simple: en 2008, il a modifié la Constitution pour devenir… «président à vie». Selon Transparency International, le Cameroun est l’un des pays les plus corrompus du monde. Il a même obtenu le titre de champion du monde de la catégorie dans le classement établi par cette ONG en 1998 et 1999. Biya est sur le banc des accusés. Et il risque de payer cher, très cher. Le Comité catholique contre la faim et le développement a réuni des «preuves irréfutables». Et il demande le rapatriement de «l’argent volé», au profit des populations camerounaises. Biya devrait se plier à cette exigence, tôt ou tard.&lt;br /&gt;L’ancien président malien Moussa Traoré l’a appris à ses dépens. Il est arrivé au pouvoir par un coup d’Etat. Il y est resté pendant 23 ans. Et il a «pillé» les caisses de l’Etat. Mais tout a basculé en 1991. L’ «indéboulonnable» Moussa Traoré est alors renversé par un soulèvement populaire sanglant. 1993: il est traduit devant la justice malienne. Celui que l’on appelait «l’homme fort» est ainsi jugé et condamné pour «crimes politiques». 1999: il est encore jugé et condamné, cette fois avec son épouse, pour «crime économique».&lt;br /&gt;Moussa Traoré a cependant eu de la chance. Son successeur, Alpha Oumar Konaré, hostile à la peine de mort, a commué sa  peine et celle de son épouse en détention à perpétuité. Il les a ensuite graciés le 29 mai 2002. Selon le rapport du CCFD, «le président Traoré est soupçonné d’avoir détourné deux milliards de dollars qui proviendraient essentiellement de l’extraction de l’or au Mali». Voici la petite histoire: «De février 1985 à août 1987, 169 chargements d’or ont transité du Mali à la Suisse via Bruxelles de façon légale pour affinage, mais au lieu d’être restitué à l’Etat malien, le produit des ventes aurait abouti sur des comptes privés du clan Traoré». Mais l’affaire n’en restera pas là. 1991. A la chute de Moussa Traoré, le gouvernement malien demande l’entraide judiciaire de la Suisse pour le rapatriement des fonds volés. Et voici la procédure pénale qui se met en marche. Moussa Traoré et des responsables de son régime sont accusés de détournement de deniers publics, corruption et d’autres infractions aussi graves les unes que les autres. Les choses sont allées vite: l’Office fédérale de la police suisse avait déjà demandé aux différents procureurs de procéder à un blocage préventif des comptes. Ainsi commencent les révélations. Morceau choisi: «La majeure partie des avoirs illicites aurait été extraite de certaines banques suisses, notamment la banque cantonale vaudoise par l’ambassadeur du Mali en Suisse, un proche de Moussa Traoré, quelques jours avant le gel des différents comptes. Il ne put ainsi être bloqué que 3, 2 millions de francs suisses alors que, selon les médias maliens, ce sont 1, 5 milliard qui auraient dû se trouver sur les comptes bancaires suisses».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Selon les avocats suisses…&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Très vite, le Mali mobilise une pléiade d’avocats pour la cause. Nous sommes en septembre 1997. Sept ans se sont écoulés depuis le début de la procédure. Les avoirs illicites sont enfin restitués au gouvernement malien. Avec aussi les intérêts encourus depuis le blocage (3, 9 millions de francs suisses, soient 2, 4 millions de dollars). Juste avant, en 1996, les titulaires des comptes avaient été condamnés par la justice malienne.&lt;br /&gt;Le symbole était fort. Très fort. C’est la première fois en effet qu’une restitution d’argent volé a lieu entre la Suisse et un pays africain. Mais sur ce chapitre, le rapport du CCFD se termine par une note triste: «Ce fut un fiasco pour les Maliens, qui attendaient la restitution de beaucoup plus d’argent. Selon Olivier Zuchuat, réalisateur du film « Djourou, une corde à ton cou », c’est le juge d’instruction malien chargé de l’enquête sur les fonds&lt;br /&gt;de Moussa Traoré qui aurait, sur demande du nouveau régime d’Alpha Oumar&lt;br /&gt;Konaré, limité l’enquête sur des comptes en Suisse. Beaucoup d’anciens membres&lt;br /&gt;des gouvernements de Moussa Traoré qui détenaient des comptes en Suisse sont&lt;br /&gt;devenus ministres d’Alpha Oumar Konaré. Ils n’ont pas été inquiétés». Et ce n’est pas tout: «Selon les avocats suisses, l’enquête menée par les Maliens et les Suisses aurait prouvé que&lt;br /&gt;des fonds, provenant de la communauté internationale, notamment pour la réalisation&lt;br /&gt;de grandes infrastructures, ont été détournés et placés sur des comptes de&lt;br /&gt;dignitaires du régime de Moussa Traoré, en Côte d’Ivoire, en France et aux États-Unis.&lt;br /&gt;Mais aucune enquête, depuis, n’a permis de saisir cet argent».&lt;br /&gt;L’ex-président nigérian, Sani Abacha, mort de crise cardiaque en 1998, est aussi longuement cité dans le rapport.  «Il était réputé pour établir de longues listes d’ennemis,&lt;br /&gt;réels ou imaginaires, qu’il traquait méthodiquement avant de les faire enfermer&lt;br /&gt;ou exécuter. La pendaison en 1995 de Ken Saro-Wiwa et neufs autres activistes du&lt;br /&gt;Mosop (Movement for the Survival of the Ogoni People) a achevé de mettre son&lt;br /&gt;régime au ban des nations. Le montant des fonds détournés par le clan Abacha&lt;br /&gt;est estimé entre 3 et 5 milliards de dollars par l’ONG Transparency International. L’Office&lt;br /&gt;des Nations unies contre les drogues et le crime (UNODC) évalue, pour sa part,&lt;br /&gt;à 5,5 milliards de dollars, les avoirs illicites de l’ex-dictateur. Le gouvernement nigérian&lt;br /&gt;estime, lui, avoir perdu 100 milliards de dollars pendant les années 1985-1998 sous la&lt;br /&gt;dictature d’Abacha et les juntes militaires précédentes».&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;«Ils ont pillé les fonds de la Banque centrale du Nigeria»&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; L’affaire est grave. L’ancien correspondant du New York Times au Nigeria, Howard French, a suivi de près toutes les péripéties de ces dossiers sales. Son témoignage tient en deux phrases lourdes de sens: le Nigeria est «l’une des histoires les plus tragiques du continent africain, l’histoire d’une grande entreprise familiale coulée par des neveux qui auraient prématurément pris les rênes du pouvoir. Les terribles neveux sont ici les généraux qui,&lt;br /&gt;contrairement au roi Midas, ont transformé en boue tout ce qu’ils touchaient, à&lt;br /&gt;commencer par la politique, qu’ils ont réduite à une compétition d’enrichissement&lt;br /&gt;personnel». Le rapport du Comité catholique contre la faim et pour le développement fait une grave révélation: «Le clan Abacha a d’abord pillé les fonds de la Banque centrale du Nigeria en procédant à des retraits massifs en espèces. Selon les nouveaux gouvernants, l’équivalent de 2,34 milliards de dollars aurait été transféré sur des comptes à l’étranger, après avoir été retiré en devises dans des opérations sans justification. L’argent était apporté au général Abacha par sacs, à raison de dix à quinze par livraison, selon les déclarations de son ancien aide de camp. Une pratique répandue, puisque la femme du&lt;br /&gt;dictateur, Mariam Abacha, tenta en vain de s’enfuir par l’aéroport de Kano, peu&lt;br /&gt;après la mort de son mari, avec 38 valises remplies de dollars et de livres sterling!&lt;br /&gt;L’autre technique de détournement utilisée consistait à virer des fonds, pour des&lt;br /&gt;opérations fictives, directement de la Banque centrale vers les comptes du clan&lt;br /&gt;Abacha à l’étranger. Un exemple parmi d’autres, cité dans la demande d’entraide&lt;br /&gt;judiciaire internationale du Nigeria, adressée à la Suisse : ‘’Ismaila Gwarzo [l’ex-ministre&lt;br /&gt;de l’Intérieur, NDLR] donne instruction le 18 février 1995 au gouverneur&lt;br /&gt;de la Banque centrale du Nigeria de transférer le montant de 11,365 millions de&lt;br /&gt;dollars sur le compte n° 5624950 de la société Garnel Trading Inc., Londres, ouvert&lt;br /&gt;auprès de la Banque nationale de Paris (Switzerland) S A sur la base d’une fausse&lt;br /&gt;facture concernant l’achat de divers équipements militaires’’. Plus de 2 milliards&lt;br /&gt;de francs suisses de «faux virements» ont été identifiés à ce jour».&lt;br /&gt;A la mort d’Abacha en 1998, la procédure s’accélère. Le gouvernement intérimaire d’Abubakar tape du poing sur la table. Il envoie un&lt;br /&gt;signal très explicite au clan Abacha: les sommes détournées doivent être restituées,&lt;br /&gt;quels que soient les endroits où elles ont été transférées. 18 pays sont sur la liste du ministre de la Justice nigérian. Le gouvernement exige la lumière sur l’argent volé. Il réussit à bloquer 825 millions de dollars.  Cet argent est versé sur un compte spécial à la Banque des règlements internationaux de Bâle en Suisse. Les fonds sont ensuite affectés à des projets de développement de l’habitat, à l’éducation et aux 36 États fédérés du Nigeria. Ces avoirs ont été restitués de «plein gré» par la famille Abacha. Ils provenaient, pour la plupart, de comptes de la Banque centrale du Nigeria.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;450 millions de dollars!&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Mais ce n’était qu’une partie des fonds volés. 1999: le président Olosegun Obasanjo institue une commission d’experts et d’avocats privés chargée d’identifier les mouvements des capitaux détournés par le clan Abacha. Il demande ensuite l’entraide judiciaire internationale au Luxembourg, à la Suisse et au Liechtenstein, où 602 millions de dollars, 660 millions de dollars et 147 millions de dollars ont respectivement été gelés. D’autres demandes d’entraide judiciaire sont également effectuées auprès des autorités judiciaires des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de Jersey et des Bahamas. La Suisse est le premier pays à  accorder l’entraide judiciaire, en janvier 2000. Le Conseil fédéral déplore cette situation: «Des banques suisses ont accueilli des fonds de l’ex-dictateur, alors que l’acceptation par les banques et les négociants suisses de fonds provenant de la corruption ou du détournement&lt;br /&gt;de biens publics est interdite». La Commission fédérale des banques ouvre&lt;br /&gt;alors une enquête qui, en août 2000, aboutit à un rapport incriminant 14 banques&lt;br /&gt;suisses qui n’ont pas, pour la plupart, respecté les obligations de diligence&lt;br /&gt;prévues dans la loi suisse anti-blanchiment de 1997.&lt;br /&gt;Une fois de plus, le président Obasanjo tape du poing sur la table: «C’est&lt;br /&gt;moralement répréhensible, injuste et contre toute nature humaine d’encourager&lt;br /&gt;des actions qui appauvrissent les pays en développement (…) Le voleur et celui qui&lt;br /&gt;reçoit des avoirs volés sont coupables du même délit», affirme-t-il en colère. Plusieurs fois, il a menacé les banques et les intermédiaires financiers de poursuites judiciaires.&lt;br /&gt;La Suisse finit par céder. Juillet 2000. Elle retourne 66 millions de dollars au Nigeria par l’intermédiaire de la Banque des règlements internationaux (BRI). S’ajouteront, en décembre 2003, 70 millions de dollars (110 millions de francs suisses) dans le but de réduire la dette publique du Nigeria.&lt;br /&gt;La plus importante restitution a finalement eu lieu 7 ans après la mort de Sani&lt;br /&gt;Abacha: 458 millions de dollars.&lt;br /&gt;Place maintenant au président Eduardo Dos Santos de l’Angola. Il est au pouvoir depuis 1979. Le rapport du CCFD ne lui fait pas de cadeau: «Malgré la guerre civile qui l’opposera à l’UNITA, soutenue par les pays occidentaux, pendant la guerre froide, il parvient à se maintenir au pouvoir. Il est fréquemment associé à la corruption et au détournement des fonds du pétrole en Angola. Sa famille possède une richesse colossale, dont des maisons dans les principales villes européennes et des comptes bancaires en Suisse et autres paradis&lt;br /&gt;fiscaux (…). En 2007, Transparency International a classé l’Angola comme l’un des pays les plus corrompus (142e sur 179 pays). Le président Dos Santos et ses proches sont, notamment, impliqués dans l’affaire Elf et dans les affaires de vente d’armes».&lt;br /&gt;Voici un autre morceau: «Selon le journal Le Monde du 25 mars 2004, entre 1997 et 2001, le président Dos Santos et ses proches auraient détourné un quart des ressources de l’Etat, soit, en moyenne, 1,7 milliard de dollars par an. Cela représente environ le quart des recettes de l’Etat angolais. Plusieurs ONG internationales ont enquêté sur sa fortune.&lt;br /&gt;Global Witness révélait en mars 2002 qu’il manquait dans les caisses de l’État 1,4 milliard de dollars. En 2004, l’ONG Human Rights Watch annonce, dans un rapport, que le régime angolais aurait détourné 4,2 milliards de dollars, essentiellement des fonds générés par l’exploitation des ressources naturelles, notamment le pétrole et les diamants».&lt;br /&gt;1er novembre 2005. Un accord est signé entre l’Angola et la Suisse pour la&lt;br /&gt;restitution de 21 millions de dollars. Selon le rapport du Comité catholique contre la faim et pour le développement, «cette somme avait été bloquée à Genève au cours&lt;br /&gt;d’une enquête sur des allégations de blanchiment, de soutien à une organisation&lt;br /&gt;criminelle et de corruption d’agent public étranger. Les 21 millions de dollars restitués sont une bien faible part des fonds qui auraient été détournés par le président Dos Santos et ses proches, fonds estimés à plusieurs milliards de dollars».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La femme du président arrêtée et inculpée&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;L’ancien président zambien, Frédéric Chilouba, au pouvoir de 1991 à 2002, a aussi été épinglé. «Ce chef d’Etat qui n’a officiellement gagné que 105 000 dollars en dix ans de présidence, en aurait détourné plusieurs dizaines de millions pendant qu’il était à la tête de l’État. Il aurait dépensé 1,2 million de dollars en habits de luxe dans un magasin suisse, selon Peter Smith, le président de la Haute Cour de Londres (…) Quant à ses chaussures, elles étaient faites sur mesure. Chiluba aurait aussi détourné 47 millions de dollars dans la privatisation de la compagnie minière Ramcoz et 20,5 millions destinés à l’achat d’armes&lt;br /&gt;qui n’ont jamais été livrées. Il aurait enfin effectué des virements, depuis un&lt;br /&gt;compte spécial de la présidence, de plusieurs millions de dollars destinés à sa famille et&lt;br /&gt;aux proches». Mais le gros marteau de la justice va finalement s’abattre sur sa tête, de façon fracassante. Février 2003: «Chiluba est inculpé pour 49 chefs d’accusation, arrêté puis remis en liberté provisoire, moyennant le versement d’une caution et la confiscation de son passeport. Quatre anciens hauts fonctionnaires, dont l’ex-chef du service des renseignements et l’ancien secrétaire permanent du ministère des Finances, sont également inculpés. Le procès a lieu quelques mois plus tard mais, après de multiples ajournements&lt;br /&gt;et en raison de l’état de santé de Chiluba, il est rapidement ajourné puis&lt;br /&gt;abandonné. C’est finalement au Royaume-Uni que l’ancien dirigeant zambien&lt;br /&gt;sera condamné, après la transmission du dossier par un juge zambien à la Cour&lt;br /&gt;suprême de Londres. Le 4 mai 2007, il est reconnu coupable d’avoir détourné&lt;br /&gt;plus de 46 millions de dollars des caisses de l’Etat zambien via des comptes dans&lt;br /&gt;les banques BK Facility et ZAMTROP. L’ancien président doit restituer plus de&lt;br /&gt;58 millions de dollars, en incluant les intérêts. Un mois après, la Cour suprême&lt;br /&gt;ordonne donc à Chibula de céder sa maison de Lusaka aux autorités zambiennes,&lt;br /&gt;ainsi que tout le mobilier acheté, évalué à 297 580 dollars. Sa femme&lt;br /&gt;aussi sera arrêtée et inculpée en septembre 2007 pour corruption et détournements&lt;br /&gt;de fonds (…). En février 2009, il a comparu à nouveau devant la&lt;br /&gt;justice à Lusaka, accusé de corruption et de détournements de fonds publics à&lt;br /&gt;hauteur de 390 000 euros. Quant à son épouse, Regina, elle a été condamnée à&lt;br /&gt;trois ans et demi de prison par le tribunal de Lusaka, le 3 mars 2009, pour avoir&lt;br /&gt;bénéficié de fonds publics».&lt;br /&gt;Sur la liste noire, figure également «Le léopard de Kinshasa», Mobutu Sese Seko, président du Zaïre ( actuel République démocratique du Congo) de 1965 à 1997. Voici ce que dit le rapport: «Ce dictateur sanguinaire, arrivé au pouvoir par la force et avec le soutien occidental, fut un des hommes les plus riches du monde, constituant sa fortune sur le dos du peuple congolais. En 1984, le FMI et le Trésor américain estimaient sa fortune à plus de 4 milliards de dollars, soit davantage que la dette du pays à l’époque. À sa mort en septembre 1997, Transparency International, l’UNODC et d’autres analystes s’accordent sur une fortune estimée entre 5 et 6 milliards de dollars, même si certains évoquent même le chiffre de 8 milliards de dollars. La dette du Congo a, elle, triplé pour atteindre 12,5 milliards de dollars en 1997. Une enquête du Financial Time, parue en mai 1997, fait état de plus d’une vingtaine de propriétés à travers le monde. Il détenait également des participations dans deux entreprises automobiles françaises, Peugeot et Renault, et dans d’autres compagnies étrangères, dont Unilever, ITT, Gulf Oil, Pan Am, Volkswagen. (…) Beaucoup de ces biens sont détenus par des sociétés écrans, des associés ou des membres du clan Mobutu. Il possédait aussi de nombreux comptes en banques en Suisse, en France, en Belgique, aux Etats-Unis, au Luxembourg et dans d’autres paradis fiscaux. Mobutu entretenait notamment des relations avec quatre grandes banques: Paribas, Bruxelles Lambert, Deutschebank et Midland Bank. Une partie de sa richesse était également au Zaïre: plantations, somptueuses&lt;br /&gt;propriétés et, bien sûr, son village de Gbadolite (piscine olympique, palais de&lt;br /&gt;marbre, piste d’aéroport pouvant accueillir un Concorde…)».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;50 000 dollars par mois!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’est devenue aujourd’hui cette fortune? Les comptes bancaires de Mobutu&lt;br /&gt;sont moins facilement identifiables que ses biens. En 1991, la Belgique, la France&lt;br /&gt;et les Etats-Unis avaient enquêté sur les holdings détenues dans leur pays par&lt;br /&gt;des sociétés écrans en lien avec le régime zaïrois. En 1997, à la chute de Mobutu,&lt;br /&gt;ils ont abandonné l’idée de geler les avoirs de l’ex-dictateur sur leur territoire,&lt;br /&gt;prétextant qu’ils y étaient très limités. La Suisse a reçu, quant à elle, une demande de l’Etat congolais en avril 1997, mais elle y opposa un refus car il ne s’agissait pas à proprement parler d’une demande d’entraide judiciaire. La Commission fédérale des banques décide&lt;br /&gt;d’effectuer une enquête systématique auprès des banques qui lui sont subordonnées, au sujet d’éventuels avoirs de Mobutu et sa famille. Selon son rapport, «les 406 banques interrogées ont toutes répondu dans les délais. Six banques ont annoncé détenir de tels avoirs pour une somme totale équivalant à 4 786 570 francs [2,8 millions d’euros]»&lt;br /&gt;Autre accusé, Charles Taylor, «l’un des principaux protagonistes dans la guerre civile qui secoua le Liberia de 1989 à 1996, qui entraîna la chute de l’ancien président libérien Samuel Doe. Il participa également à la guerre civile en Sierra Leone au début des années 90. Il est tristement célèbre, avec les troupes du NPFL au Liberia et du RUF en Sierra Leone, pour avoir utilisé des châtiments particulièrement cruels, dont l’amputation des bras, comme tactique de guerre. À la fin de la guerre civile au Liberia, il fut élu président d’un Liberia saisi par la peur en 1997 et restera au pouvoir jusqu’en 2003. Le 29 mars 2006, il est arrêté au Nigeria, où il était en exil depuis sa chute. Il est détenu, depuis fin juin 2006, à La Haye où il est inculpé pour crimes de guerre. Son procès a débuté le 4 juin 2007 devant le tribunal spécial international pour la Sierra Leone et le Liberia et devrait durer&lt;br /&gt; jusqu’à fin 2009. Par une décision particulièrement contestable, le tribunal lui a&lt;br /&gt;reconnu le «statut de partiellement indigent», lui allouant quelques 50 000 dollars&lt;br /&gt;par mois et un avocat commis d’office pour sa défense, alors que le New York&lt;br /&gt;Times, en juin 2007, affirmait que Taylor détiendrait environ un demi-milliard&lt;br /&gt;de dollars d’actifs financiers cachés au Liberia et au Nigeria, citant un rapport de&lt;br /&gt;la Coalition for International Justice remis à l’ONU. L’ONG Global Witness évalue à plus de 3 milliards de dollars les fonds du clan Taylor qui seraient placés aux Etats-Unis, en Suisse et dans d’autres paradis fiscaux. En 2003, deux universitaires américains (Emira Woods et Carl Burrowes) estimaient, eux, à 3,8 milliards de dollars les fonds libériens placés sur des comptes en Suisse. En avril 2008, lors d’une audience du&lt;br /&gt;Tribunal pénal international de la Haye, les juges ont dénoncé la difficulté qu’ils&lt;br /&gt;avaient à récupérer les fonds du fait de l’existence d’instruments financiers opaques&lt;br /&gt;et des paradis fiscaux. Seulement 6 millions de dollars ont pu être saisis via l’intervention des Nations unies, alors que l’enquête du tribunal spécial pour la&lt;br /&gt;Sierra Leone a démontré que plus d’un milliard de dollars avaient circulé de 1997&lt;br /&gt;à 2003 sur les comptes personnels de Charles Taylor, alors président.&lt;br /&gt;Robert Mugabe, lui, a vu ses avoirs détenus en Suisse gelés par une ordonnance du&lt;br /&gt;19 mars 2002. En novembre 2002, c’est l’Union européenne qui a gelé ses avoirs&lt;br /&gt;à la suite d’une décision du Parlement européen concernant Mugabe et 80 de ses&lt;br /&gt;plus proches collaborateurs. Elles s’accompagnent d’un embargo sur les armes&lt;br /&gt;et d’une interdiction du territoire européen. Elles ont été prolongées depuis et&lt;br /&gt;même étendues, en juin 2007, à 131 personnes au total. Il y a eu toutefois des&lt;br /&gt;failles dans cette procédure de sanctions. Mugabe a ainsi pu assister au sommet&lt;br /&gt;France-Afrique en janvier 2003 à Paris, invité par le président Chirac et au&lt;br /&gt;sommet Afrique-Europe, à Lisbonne, en décembre 2007, malgré l’opposition du&lt;br /&gt;gouvernement britannique. Suspendu du Commonwealth depuis les élections présidentielles truquées de 2002, Mugabe a aussi vu ses avoirs gelés au Canada et en Australie. En mai 2003, c’est au tour des Etats-Unis de geler les avoirs de Mugabe et de&lt;br /&gt;76 autres dignitaires du régime. Cette décision, adoptée par décret présidentiel,&lt;br /&gt;«gèle toutes les propriétés et les actifs financiers des individus visés», et interdit aux citoyens américains «de mener toute transaction ou opération avec les personnes&lt;br /&gt;concernées».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Et la banque décida de fermer tous les comptes!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à l’ex-président gabonais, Omar Bongo, il a «confondu  allègrement budget de l’Etat et revenus personnels», note le CCFD. 41 ans de mainmise sur le pouvoir gabonais! Déjà en 1993, Philippe Madelin, dans son livre L’Or des dictatures, dressait une liste impressionnante du patrimoine immobilier du clan Bongo: 2 villas aux États-Unis, une propriété à&lt;br /&gt;Nice, un appartement avenue Foch et des participations dans plus de 50 sociétés&lt;br /&gt;gabonaises ou étrangères. Il se déplaçait à l’époque avec un DC 8 rénové grâce&lt;br /&gt;à un prêt de 16 millions de francs du Fonds français d’aide et de coopération. Peu de gens se sont risqués à estimer la fortune du doyen des chefs d’État africains,&lt;br /&gt;car entre les biens immobiliers, les comptes en banque à l’étranger et les&lt;br /&gt;nombreuses voitures de luxe, il est difficile de faire la part des choses. Au vu des&lt;br /&gt;éléments qui suivent, elle représente vraisemblablement plusieurs centaines de&lt;br /&gt;millions de dollars, une fortune sans lien avec les revenus officiels du président&lt;br /&gt;gabonais. Selon le journal Jeune Afrique, Omar Bongo percevait un salaire mensuel&lt;br /&gt;de 9 800 000 FCFA (14 940 euros). Au total, le montant des avoirs du président gabonais, qui ont été placés sur ses différents comptes bancaires à la Citibank, à New York, de 1985 à 1997, serait d’environ 200 millions de dollars. En 1997, la Citibank rompt ses relations avec&lt;br /&gt;le gouvernement gabonais et décide de fermer tous les comptes. Le président Bongo ne sera jamais inquiété aux États-Unis, ni en Europe.&lt;br /&gt;Le président du Congo-Brazzaville, Dénis Sassou N’Guesso, est aussi sur le banc des accusés. Voici, à ce sujet un morceau du rapport du CCFD: «Selon le FMI, entre 1999 et 2002, 248 millions de dollars provenant de l’extraction du pétrole brut n’ont pas laissé de traces dans la comptabilité nationale. Dans le budget 2003, sur les 800 millions de dollars de rente pétrolière, seulement 650 millions de dollars ont été inscrits … Un fonds vautour, FG Hemisphere, a montré qu’entre 2003 et 2005, c’est près d’un milliard de dollars que les autorités congolaises ont «oublié» de comptabiliser! Dès 2001, le FMI relevait les affectations de fonds publics congolais dans des comptes privés autres que ceux du Trésor&lt;br /&gt;public. Dix ans auparavant, en décembre 1991, la conférence nationale souveraine&lt;br /&gt;dénonçait déjà ‘’ la responsabilité du chef de l’Etat dans la mauvaise gestion&lt;br /&gt;du patrimoine du pétrole congolais de 1979 à 1991’’. Sassou Nguesso pille&lt;br /&gt;ainsi, depuis des années, les richesses du pays. Il a profité des bonus - des prêts&lt;br /&gt;gagés ou préfinancements - des diverses commissions sur la vente du pétrole,&lt;br /&gt;et de la PID «provision pour investissements diversifiés», véritable caisse noire,&lt;br /&gt;non budgétisée de 1997 à 2002. Elf, puis Total, qui fournit à l’État congolais 70%&lt;br /&gt;de ses revenus pétroliers, ont été au coeur de ces malversations. Il est aujourd’hui&lt;br /&gt;avéré que c’est avec l’argent d’Elf que Sassou a repris le pouvoir par les armes&lt;br /&gt;en 1997», affirme le CCFD.&lt;br /&gt;Daniel Arop Moi du Kenya, Obiang N’Guema de Guinée équatoriale et Houphouet Boigny de Côte d’Ivoire sont également cités dans le rapport. Pas seulement eux. Certains chefs d’Etat occidentaux ont été épinglés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt; Sandra JOLY&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-5670973212332132349?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/5670973212332132349/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/rapport-exclusif-chefs-detat-voleurs.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/5670973212332132349'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/5670973212332132349'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/rapport-exclusif-chefs-detat-voleurs.html' title='RAPPORT EXCLUSIF: Chefs d&apos;Etat voleurs?'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-2398027073625853954</id><published>2009-08-23T18:08:00.000Z</published><updated>2009-08-23T18:09:16.966Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='EDITORIAUX'/><title type='text'>Editorial: Que deviendra Salif Diallo?</title><content type='html'>Depuis sa sortie médiatique du 8 août 2009, l’avenir politique de Salif Diallo est sur toutes les lèvres. Ses anciens compagnons lui ont tourné le dos. Mais nombreux sont les Burkinabè qui croient que tout cela relève des plans du pouvoir pour créer la diversion afin de mieux opérer les mutations institutionnelles nécessaires à son maintien au-delà de 2015. Les propositions de Salif Diallo seraient donc de nature à préparer les esprits à une révision de la Constitution pour permettre encore à Blaise Compaoré de briguer d’autres mandats dans le cadre d’une 5è République avec un régime parlementaire. Il serait donc un Président sans pouvoir réel mais aura droit à tous les honneurs. Cependant, tant qu’il sera Président, aucun texte ni personne ne pourrait lui ôter son pouvoir. Il restera donc en réalité le maître du jeu, surtout si c’est le CDP qui a la majorité parlementaire. Car, jusqu’à présent, ce parti ne semble avoir sécrété un militant capable de tenir tête au Président Compaoré.&lt;br /&gt;Il faut cependant croire que le Président et son ancien «bras droit» sont plus stratèges que cela. Car la méfiance grandissante entre le pouvoir et la grande majorité du peuple, notamment sa frange intellectuelle, rend suspecte toute proposition venant d’eux. On l’a vu à travers les nombreuses réactions consécutives aux déclarations de Salif Diallo. Si cette méfiance est compréhensible, il paraît plus important d’accrocher au contenu une attention particulière. Le simple fait que celui qui passait pour le numéro 2 du pouvoir en place reconnaisse la faillite des institutions et la patrimonialisation de l’Etat est lourd de sens. A cela s’ajoutent les déclarations du président du parti au pouvoir, Roch Marc Christian kaboré, selon lesquelles Salif Diallo serait en perte de confiance avec le régime Compaoré. Il y a aussi que les débats qui ont suivi ont montré tout l’intérêt de repenser notre démocratie et d’y insuffler une nouvelle dynamique. Peu importe que l’on épouse ou non le principe d’un régime parlementaire.&lt;br /&gt;Dans tous les cas, la suite des évènements situera davantage sur le degré de divorce entre les «enfants terribles» de Ziniaré et de Ouahigouya. Deux scénarii possibles sont alors à envisager. S’il est en rupture de banc avec le pouvoir, il est clair qu’en plus de sa suspension des instances du parti, Salif Diallo devrait commencer à faire sa valise de Vienne pour rentrer au bercail.  Parce qu’il est impensable que Blaise Compaoré laisse un «ennemi» politique à la tête d’une chancellerie diplomatique. Ce serait une erreur stratégique. Dans le même temps, c’est une situation gênante parce que Salif Diallo n’a pas encore passé un an à ce poste. Pour autant, l’embarras ne prendrait pas certainement le dessus sur les intérêts stratégiques.&lt;br /&gt;L’autre alternative serait aussi de le conserver à ce poste tout en le surveillant de très près, en lui affectant notamment des agents espions, d’autant plus que le fait de le renvoyer au pays, pourrait être difficile à gérer par le parti. Au regard de ses capacités reconnues de nuisance s’il s’y engage, sa présence permanente au pays mettrait certainement certains caciques du parti mal à l’aise. Il pourrait même obtenir le ralliement de certains à sa cause. Enfin, il pourrait être muté comme ambassadeur dans un pays africain pour faciliter le contrôle. Toujours est-il que l’avenir politique et même professionnel de Salif Diallo relève désormais de l’inconnu. Quelle que soit la trajectoire qu’il prendra, l’intéressé lui-même doit se convaincre qu’il doit aller jusqu’au bout de sa logique, si tant est que sa sortie fracassante relève d’une volonté de contribuer à éviter la patrimonialisation de l’Etat. Il ne doit pas s’arrêter en si bon chemin. S’il ne le fait pas, il risque fort de donner raison à ceux qui croient qu’il n’a fait que porter la voix de son maître. En tous les cas, il doit assumer pleinement et à n’importe quel prix sa nouvelle situation, étant entendu qu’il a décidé librement de prendre l’opinion nationale à témoin de son nouvel engagement. Il pourrait ainsi entrer dans l’histoire par la bonne porte, malgré tout ce que l’on a pu dire de lui. La marque des grands hommes, c’est cette capacité à changer d’option quand on se rend compte que l’on est sur le mauvais chemin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Boureima OUEDRAOGO&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-2398027073625853954?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/2398027073625853954/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/editorial-que-deviendra-salif-diallo.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/2398027073625853954'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/2398027073625853954'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/editorial-que-deviendra-salif-diallo.html' title='Editorial: Que deviendra Salif Diallo?'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-8343504938220465823</id><published>2009-08-23T18:06:00.000Z</published><updated>2009-08-23T18:07:54.583Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='TELEX ENQUETE...'/><title type='text'>TELEX ENQUETE...</title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#990000;"&gt;6 485 910 480 FCFA.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; La prochaine élection au Burkina aura lieu en 2010. Mais en attendant, jetons un coup d’œil dans les tiroirs de la Commission électorale nationale indépendante (CENI): la révision exceptionnelle des listes électorales et l’organisation des législatives du 6 mai 2007 ont coûté 6 485 910 480 FCFA. Il était prévu 2 701 976 940 FCFA pour la révision des listes. Mais l’argent n’est rentré en totalité dans les caisses de la CENI. L’Etat a débloqué plutôt 2 586 931 940 FCFA. Donc un manque à gagner de 115 045 000 FCFA. L’organisation de l’élection proprement dite a coûté 3 783 933 540 FCFA. A cela s’ajoute la vente des dossiers d’appel d’offres d’un montant de 1 230 000 FCFA. Donc au total 3 785 163 540 FCFA. Petits détails: le carburant  de la CENI a coûté, pour les législatives de 2007, 200 000 000 FCFA; celui des démembrements, 233 450 000 FCFA. Location de véhicules: 10 904 800 FCFA. «Dépenses imprévues»: 224 816 000 FCFA. Arrêtons-nous là pour le moment…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-8343504938220465823?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/8343504938220465823/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/telex-enquete_6414.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/8343504938220465823'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/8343504938220465823'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/telex-enquete_6414.html' title='TELEX ENQUETE...'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-7626951552699437601</id><published>2009-08-23T18:01:00.004Z</published><updated>2009-08-23T18:06:25.882Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ONDE DE CHOC'/><title type='text'>FONDS DE DEVELOPPEMENT DE L’ELECTRIFICATION: Le sale boulot!</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Il se passe des choses suspectes au Fonds de développement de l’électrification (FDE).  La procédure de passation de certains marchés est assez floue. Mais il n’y a pas que cela: la plupart des entreprises ne respectent pas les délais contractuels. Souvent, plus de 22 mois de retard! Leur sport favori tient en une phrase: «Nous réitérons une fois de plus nos sincères regrets pour ce grand retard». Ici, au FDE, on semble avoir peur de résilier certains marchés. «Si vous résiliez, la procédure de reprise est trop longue, ça coute cher et aucune autre entreprise ne voudra postuler», affirme la directrice générale, Marie Blanche Bado. Ainsi, les entreprises fautives continuent de poser des actes cacophoniques, en toute impunité. Tant pis pour les délais contractuels! Pourtant, chaque année, le FDE investit, grâce aux bailleurs de fonds et aux contribuables burkinabè, des milliards de FCFA pour l’électrification rurale. On se demande finalement  si cet argent est bien géré…&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;27 novembre 2008. La directrice du FDE ordonne à l’entreprise EGO Energie de commencer la construction du système d’électrification des localités de Touya, Pellah, Goutoula, Tougué et Tangaye. C’est un marché de 104 875 478 FCFA. L’argent doit être viré par tranches dans le compte bancaire N° 05983030166-21, ouvert au nom de l’intéressé à la Banque régionale de solidarité. L’ordre de service, signé le 27 novembre, précise que «la date du 1er décembre 2008 est retenue comme date de début d’exécution effective des prestations». Et que les délais contractuels «commencent à courir à partir de cette date». Marie Blanche Bado a été claire: délai d’exécution, trois mois. Mais trois mois après, le projet n’avait pas décollé! Il y a eu des couacs, et non des moindres. Janvier 2009. On découvre qu’il y a eu de graves irrégularités dans l’attribution du marché. «Certaines pièces ne figuraient pas dans le dossier d’appel d’offres», confie-t-on au ministère de l’Energie, des Mines et des Carrières. Pourtant, elles font partie des clauses obligatoires, permettant de valider le marché. La directrice du Fonds est du coup embarrassée. Et les cartes commencent à se brouiller. Il reste moins de deux mois pour la livraison des infrastructures. Et voilà que la machine s’est grippée. Des rumeurs commencent à circuler, évoquant notamment une certaine complicité entre la directrice et l’entrepreneur pour, dit-on, «bouffer l’argent». Mais Marie Blanche Bado tente de sauver les meubles. Le 18 mars 2009, elle signe un autre ordre de service. Même objet: construction du système d’électrification rurale décentralisé des localités de Touya, Pellah, Goutoula, Tougué et Tangaye. Même montant aussi: 104 875 478 FCFA. Mais cette fois, le délai d’exécution est passé de trois mois à deux mois et demi. La directrice précise que le début d’exécution effective des prestations est fixé au 18 mars 2009. Les délais contractuels prennent aussi effet à partir de cette date. Mais l’entrepreneur n’a pas respecté cette clause. Jusqu’aujourd’hui, les travaux ne sont pas terminés.  Au FDE, on se contente d’affirmer que l’attribution du marché «a suivi toutes les normes requises».&lt;br /&gt;Mais il n’y a pas que cela. Le FDE traîne aux pieds un autre gros boulet: l’électrification de la ville de Saponé. Coût total: 320 178 203 FCFA. L’argent a été obtenu grâce à une convention signée le 30 novembre 2004 entre l’ambassade du Danemark et le FDE. Marché conclu avec l’entreprise SOPAM SA,  le 27 décembre 2006. Les travaux devaient durer six mois. Mais c’était mal connaître l’entrepreneur. Nous sommes en août 2009 et ce n’est pas encore fini. Mais le marché n’a pas été résilié. «Le problème, c’est qu’on ne sait pas jusqu’à quand dureront les travaux», affirme, pessimiste, un employé de SOPAM.&lt;br /&gt;5 mars 2008. Le Directeur général de GGY, l’entreprise chargée de contrôler les travaux, sort de sa réserve. Il  écrit au Président Directeur-général de SOPAM SA, Mohamed Sogli, et demande des explications sur l’état d’avancement du projet. Et il se plaint de l’énorme retard enregistré.  Le PDG de SOPAM SA lui répond aussitôt et se confond en excuses. La lettre retrouvée dans les tiroirs de la société est lourde de sens: «Les travaux à ce jour ne sont malheureusement pas achevés pour des raisons qui nous sont personnelles; nous nous excusons pour cela, mais des avancées considérables sont faites». Il évoque ensuite une kyrielle d’actions: «Renforcement de l’effectif du personnel d’encadrement de SOPAM par un ingénieur électromécanicien (15 ans d’expérience), un technicien supérieur en électrotechnique option distribution (15 ans d’expérience)». Et ce n’est pas tout. Si vous lisez la correspondance du PDG, vous aurez une forte impression que les travaux finiront dans un délai maximum de trois mois. Voici un morceau: «La réception des fouilles exécutées à 95%, l’approvisionnement sur le site de la totalité des poteaux bois ainsi que le produit de traitement (Solignum), le démarrage effectif du traitement des poteaux bois, l’arrivée effective, depuis le 23 mars 2008, de l’ensemble des supports HEA entreposés présentement en douane pour les formalités; la totalité des armements déjà confectionnée et entreposée dans notre magasin (…), construction du bâtiment des guichets en phase de finition (exécuté à près de 98%), étude environnementale Agenda 21 exécuté intégralement». Bref, la liste est longue. Et on espère voir enfin le rêve devenir réalité. Le PDG, Mohamed Sogli, a pris un ferme engagement: «Au regard de l’état d’avancement des travaux et des commandes de matériels en cours, nous vous soumettons le planning d’exécution des travaux actualisé que nous nous engageons à respecter religieusement». Puis, une fois de plus, il s’incline devant le DG de GGY, l’entreprise chargée du contrôle, pour présenter ses excuses. Sa correspondance s’achève par deux phrases dignes teintées de tristesse: «Nous réitérons une fois de plus nos sincères regrets pour ce grand retard que nous accusons dans l’exécution de ce chantier dont l’importance pour les populations bénéficières n’est plus à démontrer. Nous vous prions de recevoir, Monsieur le Directeur général, l’expression de nos sentiments respectueux». Mais les mois se sont  égrenés sans qu’on ne voit la fin des travaux. 2008 s’est évanouie dans les méandres du passé. Nous sommes en août 2009 et ce n’est pas encore fini! Sacré Sogli! Déjà, le 25 février 2009, une commission s’était rendue à Saponé pour la réception provisoire technique des infrastructures. Mais elle a fait un triste constat. Et elle l’a mentionné dans son procès-verbal: «Retard d’exécution: 17 mois 3 jours». Il y a aussi dans le PV, cette phrase assez floue: «Conclusion: la commission a jugé les travaux conformes hormis les corrections à apporter». En clair, les travaux n’étaient pas conformes. Mais la commission les a jugés conformes, «hormis…». Mais il n’y a pas que ça: «Le réseau n’étant pas sous tension, des essais de mise sous tension n’ont pu être  effectués». Les engagements de SOPAM n’étaient-ils que du bluff? En tout cas, cette entreprise continue de faire des promesses… pour la plupart non tenues.   &lt;br /&gt;Mais la Directrice du FDE semble comprendre ce tâtonnement: l’entreprise a rencontré, dit-elle, «des difficultés organisationnelles, techniques et financières. Elle a dû changer d’équipe trois fois. Ces problèmes sont liés au fait qu’au Burkina, le secteur privé est jeune; il s’agissait, au départ, de promouvoir l’expertise locale. Or, certaines n’étaient pas suffisamment expérimentées». Et voici Marie Blanche Bado qui prend, elle aussi, un engagement: «D’ici à fin juillet, les travaux seront terminés. Actuellement, c’est le stade des raccordements; il y aura aussi des vérifications pour voir s’il y a des défauts sur la ligne. D’ici à la fin de ce mois de juillet, ce sera terminé». Voici venu le 31 juillet 2009. Nous nous renseignons et il se trouve que les travaux ne sont pas encore terminés. &lt;br /&gt;Il y a aussi eu une terrible cacophonie dans la réalisation des réseaux électriques des localités de Sindou et Douna. Les travaux ont commencé le 27 mai 2005. Délai d’exécution, 9 mois. C’est finalement le 14 février 2008 que le réseau a été mis sous tension. Les travaux ont ainsi duré 32 mois, violant ainsi dangereusement les clauses contractuelles. 23 mois de retard! Et s’il fallait appliquer les pénalités à leur juste valeur, l’entreprise EODA qui s’est chargée des travaux aurait sans doute perdu beaucoup de plumes. Petits calculs: Montant du marché d’électrification de Sindou: 125 317 020 FCFA HT. Pénalités de retard: 58 898 999 FCFA. Le marché d’électrification de la localité de Douna, lui, a coûté 124 710 170 FCFA HT. Ici, les pénalités sont estimées à 58 613 780 FCFA.&lt;br /&gt;La construction des réseaux électriques des localités de Sindou et Douna a été émaillée de multiples problèmes. Selon un membre de l’entreprise EODA, la réception provisoire des infrastructures programmée par cette entreprise a été plusieurs fois rejetée par les membres de la commission. Et même lorsque le réseau a commencé à fonctionner, un gros problème est survenu. 22 juin 2008, 3h du matin. Panne électrique à Sindou et Douna. C’est le noir total. Une petite enquête permet de savoir que le transformateur d’isolement est endommagé. Avait-il été bien installé? Mystère et boule de gomme. Il faut donc le changer. C’est un matériel qui coûte cher et qu’on trouve rarement au Burkina. Mais le FDE réussit à s’en procurer. Il le met à la disposition de l’entrepreneur. Et voici le gros camion qui se dirige vers Sindou et Douna avec le transformateur d’isolement. Mais en cours de route, un malheur survient. Le véhicule se renverse… Le nouveau transformateur est fortement endommagé. Depuis ce triste incident, les deux localités sont dans l’obscurité. De source proche de l’entreprise EODA, on est, à l’heure actuelle, en train de trouver une autre formule. Dans le milieu des entrepreneurs, ça s’appelle le «passage au triphasé». Ce nouveau changement technique nécessitera un apport en matériel et des frais de main-d’œuvre. L’entreprise EODA s’est dite prêt à réaliser les nouveaux travaux, notamment la partie concernant la main-d’oeuvre. Mais elle a posé ses conditions. Il faut que le FDE débourse pour cela, 29 753 936 FCFA. Le Fonds de développement de l’électrification a accepté. Mais jusqu’à présent, Sindou et Douna attendent la lumière tant promise…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Hervé D’AFRICK &lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;.............................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#990000;"&gt;Et les 95 millions?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;L’entreprise HACOM a déconné. Elle était chargée d’électrifier  les localités de Boussé, Titao, Zabré et Ouagaye. Un marché qui aurait coûté environ 980 millions de FCFA. Mais l’entreprise a commis trop de gaffes. Pour l’une des rares fois, le marché a été résilié. Et l’affaire a été traduite en justice. Plusieurs biens de la société ont été saisis. Selon des sources concordantes, HACOM doit au Fonds de développement de l’électrification, 95 millions de FCFA. Mais le FDE a-t-il pu recouvrer cette somme? Pour le moment,  le flou règne sur cette question. «Nous allons nous réunir bientôt pour voir ou est-ce qu’on en est», affirme la directrice générale du Fonds, Marie Blanche Bado. Le Danemark qui a financé le projet d’électrification veut voir clair dans cette affaire. Mais les choses sont tellement lentes qu’on a l’impression qu’on veut cacher quelque chose…&lt;br /&gt;H.D&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;..................................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;Le ministre est-il complice?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le ministre des Mines, des Carrières et de l’Energie, Abdoulaye Abdoulkader Cissé est bien au courant de la cacophonie qui règne au FDE. Mais il est tellement silencieux qu’on se demande si c’est bien lui qui est le premier responsable du ministère. Les observateurs avertis du fonctionnement du FDE se posent cette question avec insistance. «Le ministre regarde les choses pourrir», affirme un opérateur économique. Plusieurs fois, il a été interpellé sur la question. Plusieurs fois aussi, il n’a rien fait pour mettre de l’ordre. Monsieur le ministre, que se passe-t-il?&lt;br /&gt;H.D&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...................................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#990000;"&gt;Où vont nos 2 FCFA?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le Burkina a des ambitions. Il veut atteindre un taux national d’électrification de 60% en 2015. Dont 35 à 45 % pour les zones rurales. Dans les campagnes, le taux se situe actuellement entre 3 et 4%. Mais pour relever ce défi, il faut de l’argent, beaucoup d’argent. Et comme les bailleurs de fonds ne sont pas toujours aptes à débloquer les sous, l’Etat a trouvé la parade. Il a décidé, en janvier 2009, de puiser 2 FCFA sur chaque kwat/h consommé par les abonnés de la Société nationale d’électricité (SONABEL). L’argent récolté est versé au FDE pour l’électrification rurale. Selon les estimations, le Fonds de développement de l’électrification engrange chaque année, 1, 2 milliards de FCFA, spécialement financés par les abonnés de la SONABEL. L’électrification totale du Burkina devrait coûter, selon les prévisions, 158 milliards de FCFA. L’initiative est bonne. Mais nos deux francs sont-ils bien gérés? That is the question!&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;H.D &lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;...................................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#990000;"&gt;FDE est différent de SONABEL&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a tendance à confondre les deux structures. Le Fond de développement de l’électrification (FDE) est différent de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL). Le premier est spécifiquement chargé de l’électrification rurale. Le deuxième lui, agit dans tous les domaines. Il offre du service public mais tout en cherchant à faire du profit.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;H.D&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-7626951552699437601?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/7626951552699437601/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/fonds-de-developpement-de.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/7626951552699437601'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/7626951552699437601'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/fonds-de-developpement-de.html' title='FONDS DE DEVELOPPEMENT DE L’ELECTRIFICATION: Le sale boulot!'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-8873063153559337365</id><published>2009-08-23T17:50:00.002Z</published><updated>2009-08-23T18:01:35.385Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='REPORTAGES ET GRANDS REPORTAGES'/><title type='text'>COMMUNE DE ZIOU: Voyage au cœur de la crise</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Début 2007. Talata Cyrille Karfo vient d’être installé comme maire de la commune de Ziou. Le parti au pouvoir, le CDP, a dû faire des promesses, quelques mois plus tôt, aux populations afin qu’elles le votent massivement. Mais six mois après sa prise de fonction, le bourgmestre est rejeté par une partie de ses administrés. Raisons avancées: il aurait détourné des forages destinés aux populations de Guelwongo. Début d’une guerre de tranchées qui continue toujours. Aujourd’hui, le maire de Ziou est déclaré persona non grata à Guelwongo, village placé sous son administration. Séjour dans une zone où notre reporter a failli laisser des plumes…&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques heures de route et nous voici à Tiébélé, non loin de Guelwongo.  Nous appelons notre contact dans cette localité pour lui annoncer notre arrivée.  Et voici le jeune homme, un étudiant, qui arrive sur une grosse moto. Salutations et notre «guide» essaie en quelques minutes de nous mettre dans le bain. C’est très simple. La crise à Guelwongo n’oppose pas seulement les habitants au maire de la commune. Elle oppose aussi les populations de la zone. Il y a en fait deux camps à Guelwongo: le camp des «rebelles» (partie opposée au maire) et le camp des «Guelwongo- Ziou» (ceux qui disent être pour le respect de la loi et donc qui affirment soutenir le maire). Le jeune homme aura donc pour mission de nous faire entrer à Guelwongo et nous mettre en contact avec chacun des groupes. Nous, à notre tour, devrons tout mettre en œuvre afin qu’aucun d’eux ne sache qu’on a rencontré l’autre. Après ces petites mises au point, nous sommes en route. Près d’une heure de trajet, et  voici Guelwongo qui se dresse devant nous.&lt;br /&gt;13h45 mn. Nous sommes devant la porte de Tanga Jérémie Sia. Notre hôte fait partie du groupe des «rebelles». L’homme nous accueille à bras ouverts. Nous lui donnons l’objet de notre visite. Sa première phrase est la suivante: «En tout cas, vous ne nous ferez pas plus de mal que le maire. J’espère seulement que vous nous aiderez à résoudre ce problème».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt; Quid de la crise à Guelwongo?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout commence en janvier 2007. Des agents du Fonds de l’eau et de l’équipement rural (FEER) en visite à Guelwongo annoncent aux populations que leur commune bénéficiera de 15 forages. Le problème d’eau y est crucial. En mai 2007, le maire, Cyrille Talata Karfo, réunit ses conseillers lors d’une réunion. Abordant la question des forages, il leur annonce que la commune bénéficie de 10 forages. Indignation de nombre de conseillers qui ne comprennent pas pourquoi il est prévu si peu de forages. Plus tard, les populations informées s’organisent et commencent des démarches pour se faire restituer leurs forages. Quelques mois plus tard, le maire finit par lâcher prise et leur rend les cinq forages qui manquaient. Ensuite, déclenche une autre crise: des centaines de cultivateurs de Guelwongo sont chassés de leurs champs à Ziou. Selon les habitants de Guelwongo, c’est un coup monté par le maire Talata Karfo pour se venger des populations après l’échec dans le détournement des forages. D’autres crises non moins graves suivront.&lt;br /&gt;28 juin 2008. L’arrivée du maire dans le village de Toungou est annoncée. Les populations de Guelwongo et Toungou sortent pour manifester leur opposition à cette visite du premier responsable de la commune dans leur zone. Quelques jours plus tard, une trentaine de manifestants issus de Guelwongo et Toungou sont interpellés. L’audience est programmée pour le 25 février 2009. Le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Manga condamne sept habitants de Guelwongo (sur la trentaine interpellée) à six mois d'emprisonnement ferme pour destruction de biens publics. Cette décision occasionne sur-le-champ une vive protestation des populations venues de Guelwongo et oblige le président du tribunal à suspendre l'audience. Le lendemain 26 février 2009, les vieux de Guelwongo forment une délégation  de cinq personnes pour aller présenter leurs excuses «au nom du village», au procureur, pour grabuge suite  au verdict. Mais le procureur étant absent. Les excuses sont alors présentées au substitut qui leur promet d’en informer le procureur. La suite ? Procédure d’appel,  constitution d’avocat… Le 11 mars 2009, trois des 5 personnes (Gourgué Sia, Tanga Sia et Yagobouno Sia) qui avaient formé la délégation pour aller présenter les excuses de la population de Guelwongo au procureur sont condamnées à six mois d'emprisonnement ferme et à une amende de 500 mille francs par le TGI de Manga, pour avoir protesté contre une décision rendue par la justice. Tous les trois comparaissaient pour «outrage contre les dépositaires de l'autorité publique». Les trois condamnés de ce mercredi sont, selon le procureur Ahmidou Banhoro, ceux qui se sont fait le plus remarquer par leurs actes, gestes et «propos de nature à jeter un discrédit sur une décision de justice». Maître Marcellin Somé, l’avocat des trois prévenus, n’influera pas sur le verdict. La salle était quasiment vide, car l'accès n'était autorisé que sur présentation d'une convocation signée par le procureur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Rencontre avec le «camp Guelwongo-Ziou»&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Au sortir de notre entretien avec Sia Tanga Jérémie, nous sommes informés que les sages du village souhaitent nous rencontrer. Mais avant, nous comptons voir l’autre camp dit «favorable au maire». Le jeune étudiant qui nous servait de guide signale qu’il ne peut pas aller plus loin... par peur d’être menacé plus tard. Il nous conseille d’aller au marché et de demander à voir deux hommes dès que nous arriverons au niveau de la première buvette située à notre droite. Nous décidons donc de poursuivre le chemin sans notre guide.&lt;br /&gt;C’est jour de marché aujourd’hui à Guelwongo. Nous nous dépêchons donc de suivre le groupe de femmes qui est à quelques mètres de nous. Quelques minutes de marche, et nous voilà au marché. Première buvette à droite… nous y voilà. On aperçoit un groupe composé d’une vingtaine de personnes, jeunes et personnes âgées. Un petit bonsoir et tous les regards se tournent vers nous. Ils répondent dans la langue locale et attendent d’être situés sur l’objet de notre visite. On nous regarde avec une certaine méfiance… Des regards qui questionnent. Après une brève présentation, nous demandons à rencontrer deux hommes: Sia Pascal Nionka, conseiller du village et Nabiré Mathias, un de ses proches. Un des joueurs de carte se lève aussitôt et se dirige vers nous. «C’est moi Nabiré Mathias», dit-il dans un français approximatif. Notre interlocuteur nous demande de le suivre, car il trouve qu’il n’est pas la personne habilitée à nous donner l’information que nous voulons. Quelques minutes de marche, de bifurcations entre quelques unes de ces vieilles maisons en banco qui trônent dans la ville, et nous arrivons devant un homme portant un chapeau de cow-boy. Il a plus de la cinquantaine. Il est assis, adossé à un mur et est en train de préparer du thé.  Nabiré Mathias, l’homme qui nous a accompagnés sur les lieux s’empresse de faire les présentations. Notre hôte nous demande de nous asseoir, et nous sert du thé, une façon de nous dire que nous sommes le bienvenu. Il en profite pour demander à Nabiré Mathias de regrouper tous ceux qui ont quelque chose à dire… et surtout un très bon traducteur. Nabiré Mathias prend aussitôt congé de nous. Avec le vieux Nionka, nous essayons tant bien que mal d’échanger quelques mots. En français, c’est impossible ; alors, nous tentons en mooré. Nous nous comprenons tant bien que mal.&lt;br /&gt;16h35. Autour de nous, il y a une dizaine de personnes, jeunes, pour la plupart. Encore un petit moment de présentation et quelques petites plaisanteries avec le traducteur et nous décidons de nous jeter à l’eau. Nous commençons par présenter notre carte d’identité puis notre carte de presse. Le traducteur y jette un coup d’œil et les passe à ceux qui peuvent les lire ou nous reconnaître sur la photo. Le vieux Nionka, lui, reste toujours méfiant. C’est lui qui commence à poser les questions. Il les pose au traducteur dans leur langue. Celui-ci se retourne vers nous et fait un résumé de ce que le «vieux» aimerait savoir : «Le vieux demande comment tu as fait pour avoir son nom et pour voir Nabiré. Il demande aussi si tu as rencontré des personnes avant nous; il veut parler de l’autre camp». «Nous avons eu vos noms lors du procès à Manga et nous n’avons vu personne d’autre avant vous», nous empressons-nous de répondre. Le traducteur fait le point au vieil homme. Des sourires se lisent sur les visages et l’interview commence. Une interview atypique. Le vieux Nionka n’est pas toujours seul à parler. Chacune de ses phrases est revue et corrigée par les autres avant d’être traduite en français. On l’arrête quelquefois afin qu’il rectifie le tir. En face de nous, a pris place, il y a quelques instants, un jeune ayant une taille imposante. Il se nomme Sia Gabriel. C’est l’un des responsables des jeunes de la région. Il commence par demander aux autres si nous leur avons présenté nos «papiers». Nous les lui tendons donc. Il les prend, nous fixe longuement, regarde la photo sur le  passeport et nous tend les documents. A peine nous a-t-il remis le passeport qu’il se met à suivre tous nos mouvements. Un peu froid au dos, mais nous n’avons rien à craindre. Une heure d’entretien. Le vieux Nionka demande ensuite à Gabriel Sia de nous faire visiter la zone et de nous accompagner à la gare aussitôt que nous aurons terminé. Le jeune homme nous invite à le suivre. Il nous signale que dès que nous aurons fini, nous prendrons le premier véhicule en partance pour Pô ou Ouaga. Une façon pour eux d’éviter que nous ne rentrions en contact avec l’autre camp, le camp des «rebelles». Est-ce à dire que notre rendez-vous avec les sages est annulé? Il n’était donc pas question de rentrer sans avoir rencontré les intéressés, mais il fallait jouer le jeu du camp «Guelwongo- Ziou». Faire semblant de repartir à Ouaga dès que la visite est terminée. Gabriel Sia nous fait faire le tour du marché. Il est apparemment très connu. On le salue de partout.&lt;br /&gt;Un grand tour du marché. Et la familiarité commence à naître entre Gabriel Sia et nous. La confiance commence à s’installer. Il nous invite à faire un tour au Ghana. Nous ne déclinons pas sa proposition. Il négocie une moto à quelques pas de nous dans un maquis et nous démarrons à vive allure pour la frontière. Juste cinq minutes de parcours et nous y voilà. Nous saluons les gardes ghanéens postés à la frontière. Et nous traversons la ligne séparant les deux pays. Nous jetons un coup d’œil à gauche et à droite et Gabriel décide que nous rentrions au Burkina. Il ne demande pas notre avis sur la suite de notre mission. Il nous conduit directement à la gare. Aussitôt arrivés, il commence à négocier avec le premier chauffeur qu’il rencontre. «C’est ok, vous pouvez monter», nous signale-t-il. Nous déclinons l’offre de la façon la plus simple possible: «J’ai appelé un ami qui passera me chercher ici avec son véhicule». Gabriel n’y voit pas d’inconvénient: «Ok, nous allons donc l’attendre à l’auberge; c’est un coin très connu ici. Dis-lui de te retrouver à l’auberge de Guelwongo». Nous simulons  donc un appel et nous dépêchons de dire à notre accompagnant que le message était bien passé. En signe de reconnaissance pour ce que nous sommes en train de faire pour son village, Gabriel nous invite à rendre visite à sa mère, une femme âgée de la cinquantaine et vendeuse de tubercules. De brèves présentations à sa mère, et le jeune homme nous propose d’emporter des tubercules pour «madame». Il empoigne lesdites tubercules et nous allons prendre place à l’auberge de Guelwongo. Une grande cour dans l’obscurité totale. Le jeune homme nous explique que le groupe électrogène est en panne. Nous décidons donc de prendre une bière en attendant que notre prétendu ami vienne nous chercher. Voilà trois heures de temps que nous attendons à l’auberge. Gabriel attend de voir notre fameux ami avant de prendre congé de nous. Nous, de notre côté, attendons que Gabriel s’en aille afin que nous puissions rencontrer les vieux du village. Mais, peine perdue, Gabriel est décidé à attendre,… Pas question de nous laisser seul et nous donner l’occasion de rencontrer d’autres personnes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt; Séance de chasse à l’homme&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;20h30. Toujours pas de véhicule en vue. Gabriel se lève pour aller aux toilettes. A peine m’a-t-il tourné dos qu’un jeune homme vient nous souffler un mot à l’oreille : «Les vieux vous attendent depuis 17h». Gabriel, qui dominait le mur de sa taille, lui, a eu le temps de voir le jeune homme nous approcher. Dès que sorti des toilettes, il nous demande ce que le jeune homme est venu chercher à nos côtés. «Il est venu demander si nous sommes originaire de la zone», m’empressai-je de répondre. «Ah non, c’est bizarre ça…», répond-il. Il devient aussitôt songeur. Quelques instants plus tard, mon portable sonne. C’est Sia Tanga Jérémie en ligne : « Monsieur, vous n’avez pas encore fini? Les vieux vous attendent depuis… Je vous attends à la porte. Sortez, je suis à droite dans l’obscurité». Nous nous levons et nous dirigeons vers la porte. Gabriel, désormais méfiant, nous suit. Il ne nous lâchera pas de si tôt. Il vient de se rendre compte que l’autre camp voulait nous rencontrer. Il décide donc de mettre tous les moyens à sa disposition pour éviter cela. A la porte, nous apercevons Sia Tanga Jérémie dans l’obscurité, à quelques mètres de nous. Mais il faut éviter que lui et Gabriel se rencontrent. Il nous faut également tout mettre en œuvre afin de pouvoir rencontrer tous ceux qui ont quelque chose à dire. Alors, nous essayons une autre stratégie : «Monsieur Sia, le véhicule de notre ami est tombé en panne à Zecco (village situé à environ cinq km de Guelwongo). Pouvez-vous nous y déposer ?». Le plan était tout simple. Sia Gabriel nous dépose à Zecco, et dès qu’il nous tournera le dos,  nous retournerons à Guelwongo pour finaliser notre dossier. Le jeune homme appelle un des jeunes du village et lui demande de nous déposer à Zecco. Tout marche comme sur des roulettes, commençons-nous à nous dire… mais ce n’était que partie remise. Nous voici assis sur l’engin. Le jeune homme le démarre. Aussitôt, un phare s’allume dans l’obscurité, à quelques pas de nous. C’est Sia Tanga Jérémie qui démarre son engin pour nous suivre et nous ramener dès que l’envoyé de Gabriel nous aura tourné dos. Gabriel Sia ayant découvert ce qui se tramait, s’empresse d’enfourcher une moto, lui aussi. Et se lance à notre poursuite. Séance de chasse à l’homme. Sia Tanga Jérémie, s’étant rendu compte du fait qu’il était suivi décide de rebrousser chemin. Une dizaine de minutes, et nous voici à Zecco. Pas de véhicule ici. Gabriel qui arrive sur les lieux quelques minutes après semble très nerveux. Il nous pose la question suivante : «Où est la voiture qui devait venir vous chercher ? Vous disiez qu’elle était en panne à Zecco non?». Il n’attendra pas notre réponse.  Il nous demande de prendre place sur sa moto. Ce que nous faisons sans rechigner. Le jeune homme démarre l’engin, prend le chemin de retour et soudain, il tourne à gauche, gare la moto et demande que nous l’attendions sous le grand arbre qui se dresse au bord de la voie. Nous sommes devant un commissariat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;2h au commissariat de Zecco&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Cela fait plus d’une quinzaine de minutes que nous attendons Gabriel Sia sous l’arbre. Nous sommes attirés par les bribes de phrases que nous entendons à quelques pas de nous. Gabriel venait tout juste de nous livrer à la police de Zecco pour «espionnage». Deux minutes plus tard, le jeune homme revient vers nous et dit tout tranquillement : «Le commissaire demande à vous voir». Nous ne refusons pas cette invitation. C’est un commissaire de police tout souriant qui nous accueille. Nous commençons par lui présenter notre carte de presse et notre passeport. Le commissaire se retourne vers le plaignant et deux autres jeunes qui l’avaient rejoint au commissariat et leur dit tout calmement : «Monsieur Dabilougou est bel et bien journaliste. Ce n’est pas un espion». Gabriel Sia, tout furieux, contre-attaque : « Ok, commissaire; mais il y a des choses qu’on ne comprend pas… Il est louche…   et où se trouve la voiture qui devait passer le chercher?». Une question que le commissaire nous retourne aussitôt. Devrions-nous mentir à l’autorité? Non!  Alors, nous demandons à rencontrer le commissaire à huis clos pour lui présenter la situation. Le commissaire demande à Gabriel et ses deux camarades de prendre congé de nous. Une trentaine de minutes suffiront pour éclairer le commissaire de police. «Je conclue donc, monsieur Dabilougou, que la voiture n’a jamais existé et que vous avez été séquestré par des gens qui ne vous permettent pas de faire votre travail», finira par dire le commissaire. « Oui, commissaire, la voiture n’a jamais existé,… mais le mot séquestré me paraît un peu trop fort. Je dirais qu’il ne veulent pas me laisser faire mon travail de journaliste». «Que comptez-vous faire maintenant ? Repartir à Ouaga ou continuer votre travail ?», continue-t-il. Notre réponse est simple : « Nous comptons rentrer le plus vite possible, mais pas sans avoir rencontré les vieux du village». Le commissaire rappelle Gabriel et ses camarades, essaie de les calmer, les informe que nous faisions notre travail de journaliste et que cela n’avait rien d’un crime. Il leur demande donc de rejoindre tranquillement leur domicile.&lt;br /&gt;1h35 du matin. Gabriel Sia et ses camarades se décident enfin à rentrer à Guelwongo. Nous échangeons quelques temps avec le commissaire et nous décidons nous également de prendre congé de lui… pas pour rentrer à Ouaga, mais pour rencontrer ces vieux qui tiennent tant à parler. Nous retournons à Guelwongo. 2h42 mn, nous sommes devant la cour du vieux Saaga Zobidé, l’un des plus âgés de Guelwongo. Et notre mission continue… (voir encadrés) &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Alain S. DABILOUGOU, Envoyé spécial&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; ...............................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#990000;"&gt;«Dans quel pays enferme-t-on des gens parce qu’ils ont demandé pardon?»&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Saaga Zobidé, vieux sage de Guelwongo&lt;/strong&gt;: «Je suis prêt à parler et mourir après. Cette terre appartient à mes ancêtres. Ils étaient en de bons termes avec les populations de Ziou. Dans l’ancien temps, nous relevions tous de Léo. Après Léo, c’était Pô et ensuite, Tiébélé. C’est de Tiébélé que nous avons été rattachés à Ziou. Ce sont nos parents qui ont tout mis en œuvre pour installer la préfecture à Ziou. Et aujourd’hui, Ziou ne nous considère plus. On nous a demandé de voter le maire qui est là présentement. Nous l’avons fait. Mais quand nous l’avons voté, (il soupire)… il a commencé d’abord par chasser tous les collecteurs du marché de bétails. Il a ensuite amené des gens de Ziou et des conseillers pour faire la collecte à la place des personnes qu’il a chassées. Nous n’avons rien dit. On nous a offert plus tard des forages. Il en a détourné 5. On s’est rendu compte qu’il a offert un des forages à un conseiller et il voulait vendre les 4 autres aux peuhls vivant vers Ziou. Nous avons donc vu qu’il voulait notre mort, parce que si une personne refuse de te donner à boire, c’est qu’elle veut ta mort. Nous avons décidé de lutter pour entrer en possession de notre forage. Et Dieu nous a aidés. Grâce à l’intervention du haut-commissaire, les forages ont été restitués. Ensuite, le maire a fait chasser plus de 100 ressortissants de Guelwongo de leurs champs à Ziou. Certains d’entre eux sont  allés s’installer en Côte d’Ivoire, d’autres sont au Ghana. Nous ne voulons plus de ce maire. Ils ont enfermé  des pères de famille et des enfants de Guelwongo. C’est pour cela qu’il y a eu du bruit à Manga. A notre retour de Manga, nous avons fait une délégation pour aller demander pardon au procureur. On a enfermé des personnes de cette délégation. Dans quel pays on enferme les gens parce qu’ils demandent des excuses? Le maire et ses conseillers de Guelwongo ont dit qu’ils feront tout pour nous faire souffrir. Nous n’accepterons jamais plus ce maire. Je préfère mourir que d’accepter cela».&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par A.D&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; ......................................&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#990000;"&gt;&lt;strong&gt;«On ne peut pas faire du mal à une personne et lui interdire de pleurer»&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pierre Sya, ressortissant de Guelwongo vivant à Pô:&lt;/strong&gt; «Nous voulons que le gouvernement mette tout en œuvre pour résoudre ce problème. Tout le monde sait que ça ne va pas chez nous. Notre chef de terre a été arrêté. Chez nous, c’est interdit d’arrêter un chef de terre. C’est lui qui s’occupe des sacrifices du village. Si on l’arrête, qu’est-ce qu’on deviendra ? Les gens ont manifesté à Manga parce qu’ils n’étaient pas contents. On ne peut pas faire du mal à une personne et lui interdire de pleurer. J’aimerais qu’à travers votre journal, les Burkinabè sachent ce qui se passe vraiment en pays Fra-fra. Il faut que le gouvernement songe à résoudre ce problème. Nous avons envoyé des ressortissants de notre village pour demander des excuses au procureur pour le bruit que nos frères ont fait après le verdict. On les a enfermés également. Enfermer ne résoudra pas ce problème. A cette allure, les choses s’aggraveront».  &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par A.D&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;.......................................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; TANGA JEREMIE SIA, RESPONSABLE DES JEUNES DE GUELWONGO&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; «&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#990000;"&gt;Le maire a détourné des forages»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Dans cet entretien, Tanga Jérémie Sia, responsable des jeunes à Guelwongo, explique les causes de la tension entre le maire Cyrille Talata Karfo et les populations de Guelwongo et persiste et signe que le divorce est consommé.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;«Le Reporter»: Pourquoi un tel acharnement contre le maire de votre commune?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Tanga Jérémie Sya: Nous ne sommes contre personne. C’est le développement de la localité que nous visons. Quand le maire a pris service, il a nommé des conseillers comme collecteurs de taxes au marché. La population s’y est opposée. Durant deux mois, il n’y avait plus de collecte communale à Guelwongo. Après l’intervention du haut-commissaire, nous avons relancé les activités de collecte. En fait, le problème a commencé avec le détournement de forages par le maire. Le problème d’eau est vraiment crucial dans notre village.  Nous avons été surpris et consternés de voir que lors de la répartition, le maire a détourné 5 forages. Il a boycotté l’ouverture de notre Centre de santé et de promotion sociale (CSPS). Nous avons demandé au haut-commissaire d’installer un bureau secondaire pour les états civils à Guelwongo, et cela, en attendant la fin du mandat du maire. Nous avions construit un bâtiment depuis 1985. C’est ce bâtiment qui devait servir de locaux. Le maire a préféré louer la maison d’un de ses amis à raison de 20 000 F CFA par mois pour installer ledit bureau. Après cette crise, il a monté les populations de Ziou contre nous. Ziou est le village du maire et le chef-lieu de la commune. Guelwongo relève de Ziou. Au début de la saison des pluies 2008, il a fait chasser les cultivateurs de Guelwongo de leurs champs à Ziou. Ces personnes y cultivaient depuis une trentaine d’années. Ils étaient en tout 117 personnes. Aujourd’hui, une centaine de ces personnes est allée au Ghana pour avoir de quoi vivre. Cette action nous a beaucoup marqués. Il voulait nous affamer. C’est ce qui a fait naître la haine contre lui au niveau des populations. La population a donc dit qu’elle ne voulait plus de lui. Depuis ce moment, le maire, voyant qu’il perdait du terrain, a voulu se venger. Il mettait tout en œuvre afin que nous fassions des erreurs. Il a aussi fait emprisonner certains de nos frères pour se venger après toutes ses défaites.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Ces habitants de Guelwongo ont été arrêtés après avoir fait, dit-on, des casses à Toungou…&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Voyant qu’il n’arrivait pas à nous faire plier, le maire a utilisé une autre stratégie: créer une crise entre notre village et Toungou, deux villages frères depuis leur création. Il est passé par des traîtres, des gens de Guelwongo pour pouvoir créer cette crise. Nous avons protesté contre cela par écrit. Et nous avons envoyé une délégation rencontrer les autorités pour dire que nous étions contre le fait que le bureau secondaire soit installé à Toungou. Nous avons attendu jusqu’au jour «J», mais il n’y avait pas de réaction. Le maire avait décidé d’installer ledit bureau dans une cantine de Toungou. Les populations de Toungou et Guelwongo se sont réunis pour dire non. Nous avons dit que nous ne voulions pas voir le maire. C’était le 28 février 2008 à Toungou. Il n’y a pas eu de casse ce jour-là. Et le maire est passé par deux conseillers, Sia Kougré et Sia Jean pour arriver à atteindre ses objectifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Vous certifiez donc qu’il n’y a pas eu de casse ce jour-là?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; C’était un mouvement de foule. On ne peut pas gérer une foule. Et ce jour-là, je n’étais pas sur les lieux. Je n’étais pas à Guelwongo. On m’a dit que le maire n’a pas pu venir. La population s’en est prise aux deux conseillers traîtres. La gendarmerie les a protégés. Suite à cela, certaines personnes ont été convoquées. Au nombre de ces personnes, il y en avait qui n’étaient même pas présents à la manifestation de Toungou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt; Qui les a convoquées ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Je crois que c’est le maire qui les a convoquées au commissariat de Ziou. Ce qui nous a le plus touché, c’est le fait qu’au lieu de chercher à résoudre le problème, le maire cherche plutôt à faire enfermer des gens. Les gens disent qu’on est contre telle ou telle autre personne… mais nous ne sommes contre personne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Vous a-t-on dit pourquoi ces personnes ont été emprisonnées?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Pour destruction de biens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Ces personnes ont détruit oui ou non?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; (Il hésite d’abord) Bon, ce ne sont pas eux qui ont détruit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt; Il y a donc eu destruction…&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce ne sont pas eux qui ont détruit. C’est toute la population qui était sur les lieux. Je crois que c’est un règlement de comptes. Ceux qui ont été emprisonnés n’ont rien fait. Ce sont eux qui calmaient la foule le jour de la manifestation à Toungou. Ce sont les enfants qui ont lancé des cailloux sur les toits des deux conseillers à la solde du maire, le 28 février 2007. Ce qui nous a révoltés, c’est le fait que le maire fasse exclure des habitants de Guelwongo de leurs champs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Avez-vous des preuves que ces cultivateurs ont été chassés de leurs champs?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains habitants de Ziou nous l’ont dit indirectement. Ils disent que le maire leur a signifié qu’on leur interdisait de collecter l’impôt à Guelwongo et que eux à leur tour, devaient refuser que les gens de Guelwongo cultivent sur leurs terres. Les populations de Ziou ont donc demandé aux ressortissants de Guelwongo de quitter les champs. Vous savez, chaque peuple a ses coutumes. Dans les nôtres, si le chef de terre dépose des tiges d’arbre à épines sur ton toit, c’est pour te signifier que si tu y entres, tu ne sortiras pas vivant. Si c’est dans ton champ, c’est pour te dire que si tu y cultives, ta vie est en danger. Tu dois donc partir comme tu es arrivé. Depuis ce moment, nous avons dit au maire que nous ne voulions plus le voir chez nous ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Quelles relations entretenez-vous aujourd’hui avec les populations de Ziou?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Il n’y a plus de relations entre nous depuis mai 2007. Et cela est lié au maire.  La raison est simple: les populations de Ziou se sont laissées instrumentaliser par le maire en chassant nos cultivateurs de leurs terres.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par A.D.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;..................................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; NIONKA PASCAL SIA, CONSEILLER A GUELWONGO&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#990000;"&gt; «Si nous avions agi comme eux, il y aurait eu des morts»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons tenté en vain d’avoir la version du maire. Mais nous avons pu rencontrer l’un des conseillers de Guelwongo, Nionka Pascal Sia. Pour beaucoup, il est partisan du bourgmestre de Ziou. Dans cette interview, il rejette en bloc les arguments des «adversaires» du premier responsable de la commune.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt; «Le Reporter» : Certains habitants de Guelwongo sont incarcérés pour avoir mené des actions contre le maire. Que pensez-vous de ces différentes arrestations?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Nionka Pascal Sia : Au début de la lutte, nous étions partants pour le bras de fer avec le maire. Il voulait réduire le nombre de forages qu’on a acquis. Mais après, vu l’allure que cela prenait, nous nous sommes retirés du lot. C’est la casse à Toungou qui a tout gâté. Ce sont des voyous qui ont manigancé cela. Ce n’est pas la population de Guelwongo qui a manifesté à Toungou. Nous, nous sommes pour l’application de la loi. Ceux qui ont cassé vont subir le sort qui leur est réservé. Nous, nous voulons que notre village se développe, mais pas de cette façon. Le maire devait venir célébrer un mariage à Toungou ce jour-là, et les gens ont tout cassé pour éviter qu’il s’y rende. Mais c’est fini tout ça; le maire peut venir ici, sans problème. Il nous a remis les forages. C’est fini.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Est-il vrai que le maire a fait chasser des paysans de Guelwongo de leurs champs à Ziou?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le maire ne les a pas chassés. Ils ont été déguerpis parce qu’une voie principale devait passer sur le terrain occupé par leurs champs. Et la zone a été choisie comme forêt classée. J’avais mon champ là-bas. C’est la forêt qui a occupé leurs champs; ce n’est pas le maire qui les a chassés. Et certains habitants de Guelwongo y cultivent actuellement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ne croyez-vous pas qu’une crise pareille peut jouer sur le développement de la commune ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui va se mettre devant pour se créer des problèmes? Aujourd’hui, nous avons peur de rassembler les gens pour parler de ce sujet. On a affiché des lettres de menace à la porte de certains d’entre nous. Et notre village est aujourd’hui sans chef, sans dirigeant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt; Vous voulez dire qu’il y a deux camps ici?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, il y a deux camps. Nous qui voulons suivre la loi sommes appelés les Guelwongo-Ziou et l’autre camp, ceux qui sont contre le maire, ce sont  «les rebelles».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Vous parliez tantôt de peur. Certains d’entre vous auraient-ils reçu des menaces?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons plusieurs fois reçu des menaces de mort. On a demandé à certains d’entre nous de quitter le camp Guelwongo- Ziou. On a déposé des plaintes dans des commissariats. Beaucoup d’autres personnes de notre groupe ont été menacées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Qu’attendez-vous du pouvoir en place aujourd’hui?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Il faut que l’autre camp sache que la méthode qu’elle utilise n’est pas la meilleure. Si nous voulions agir comme eux, il y aurait eu des morts. Nous, nous suivons la loi. S’ils reviennent à la raison, nous sommes prêts à nous réconcilier avec eux. Ils ont bloqué toutes les initiatives du maire. Jour et nuit, nous ne faisons que pleurer. Notre village n’avance pas. Nous avons demandé au maire de venir ouvrir un bureau secondaire ici. Quand le maire est venu pour installer le bureau, les «rebelles» s’y sont opposés.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt; Propos recueillis par A.D.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;.................................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Lettre au MATD et au ministère de la Sécurité&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Messieurs les ministres,&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Ce qui se passe dans la commune de Ziou est grave. Le climat est très tendu et la crise qui s’accentue de plus en plus, peut tourner au drame d’un moment à un autre.  Il importe donc de prendre des dispositions urgentes et adéquates avant qu’il ne soit trop tard. Il faut éviter à tout prix des pertes en vies humaines. Souvenez-vous, des situations de ce type, notamment des conflits latents entre agriculteurs et éleveurs, avaient dégénéré et provoqué des morts. Pourtant, dans la plupart des cas, la presse avait attiré l’attention des autorités compétentes sur ces situations cruciales. Mais ces dernières étaient restées inactives, baignant dans un silence complice, jusqu’à ce que les choses se gâtent. Cette fois, c’est toute une commune qui vit  sous haute tension. Et si jamais ça éclate…&lt;br /&gt;Nous venons par la présente vous demander d’agir vite pour éviter le pire.&lt;br /&gt;Dans l’attente d’une suite favorable, veuillez agréer, messieurs, l’expression de nos sentiments distingués.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#006600;"&gt;Signé Le Reporter&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-8873063153559337365?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/8873063153559337365/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/commune-de-ziou-voyage-au-cur-de-la.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/8873063153559337365'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/8873063153559337365'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/commune-de-ziou-voyage-au-cur-de-la.html' title='COMMUNE DE ZIOU: Voyage au cœur de la crise'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-6347552911935732542</id><published>2009-08-23T17:47:00.002Z</published><updated>2009-08-23T17:50:04.049Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='AVIS MOTIVE'/><title type='text'>RABIATOU SERA DIALLO, SYNDICALISTE GUINEE: «Les militaires m’ont persécutée!»NNE</title><content type='html'>&lt;strong&gt;C’est une femme de conviction. Et quand elle parle, elle ne mâche pas ses mots. La syndicaliste guinéenne, Rabiatou Sera Diallo, est formelle: «Il faut que le président Daddis Camara écoute le cri du peuple s’il veut permettre à la Guinée de sortir de sa grande misère. La suite du processus dépend des forces vives. Si nous disons non, c’est non!»&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;«Le Reporter»: Le capitaine Moussa Dadis Camara est-il, selon vous, l’homme de la situation?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Rabiatou Sera Diallo: Puisqu’il est encore au pouvoir et qu’il a le pouvoir, il faut dialoguer avec lui pour que nous puissions avoir une transition paisible et apaisée pour tous les Guinéens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Vous lui avez fait à ce sujet des propositions. Avez-vous le sentiment qu’il vous écoute?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui. Récemment par exemple, il nous a convoqués au Palais du peuple afin que nous puissions discuter du chronogramme de transition. Les leaders syndicaux n’ont pas voulu répondre à l’invitation parce que le lieu n’était pas approprié. Il a trouvé un autre lieu au camp pour recevoir les forces vives de la nation. A cette rencontre, nous avons insisté sur la nécessité de créer un comité ad’hoc qui fera des propositions afin que nous puissions ensuite voir ensemble leur faisabilité. Il s’agit de déceler les entraves au processus de transition et trouver des solutions alternatives. Le capitaine Dadis Camara a adhéré à cela. Tout comme il avait adhéré au chronogramme qui avait été proposé par les forces vives. Le président manifeste une bonne volonté. Il a d’ailleurs débloqué, après la rencontre avec les forces vives, 15 milliards de francs CFA pour permettre à la Commission électorale de continuer l’opération d’enrôlement. C’est un pas important à ne pas négliger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Vous ne regrettez donc pas que des militaires aient pris le pouvoir?&lt;/strong&gt;   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si les militaires avaient accepté de nous accompagner et de nous soutenir, ils auraient pris le pouvoir depuis 2006. L’Etat était complètement à terre. Mais il n’y avait pas de leader politique à la hauteur de la situation, donc susceptible de prendre le pouvoir. Les syndicats ont fait un énorme travail. Si à l’époque, les militaires avaient soutenu la population au lieu de tirer sur les manifestants ou de défendre un individu (le président Conté), ils auraient certainement pris le pouvoir.&lt;br /&gt;Dans ce processus de lutte sous haute tension, vous avez été, dit-on, persécutée. Parlez-nous-en…&lt;br /&gt;J’ai d’abord été persécutée au moment où Conté était au pouvoir. Les militaires sont venus brûler trois fois ma plantation et ont tout détruit. Ils ont aussi détruit mes biens à domicile. Ils ont saccagé mes véhicules et tout ce qu’ils ont trouvé d’important. Cette fois encore, un contingent de militaires est venu perquisitionner chez moi au village sous prétexte qu’ils recherchaient des enfants qui ont été enlevés pour de la drogue. Cela m’a énormément surprise parce que je n’ai rien à voir dans cette affaire. J’ai personnellement lutté contre les réseaux de trafiquants de drogue. Je m’évertue aussi à m’occuper d’enfants orphelins et démunis. Franchement, je ne vois pas quel intérêt j’ai à enlever des jeunes filles et à les cacher. De plus, le lieu où l’enlèvement a eu lieu se trouvait à plus de 35 km de mon domicile. Pour moi, c’était une simple intimidation, parce que j’aime toujours dire que parmi les militaires, certains ont les mains sales, et que les cimetières sont pleins de personnes indispensables. J’ai aussi dit qu’il faut écouter le cri du peuple et écouter ses misères si l’on veut permettre à la Guinée de sortir de sa grande misère.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Justement, à ce propos, des militaires ont tiré sur des manifestants lorsque vous avez intensifié le mouvement de protestation en 2006 et 2007. Y a-t-il actuellement une tendance à faire la lumière sur ce sombre épisode de l’histoire de la Guinée?&lt;/strong&gt;    &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chronogramme actuel ne peut pas régler ce problème. Cela se fera mais pas avec les militaires au pouvoir. Ils sont directement concernés par les événements de 2006 et 2007. Nous n’accepterons pas qu’ils soient juge et partie. Il faut des gens neutres, notamment une Assemblée démocratiquement élue, un président démocratiquement élu pour faire la lumière sur cette situation. Pour ne pas s’éterniser sur cette question et dans le souci de faire avancer la transition, nous avons estimé que ce dossier pouvait être ouvert après les élections.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La transition suppose qu’il y ait des partis politiques d’opposition suffisamment forts en termes de responsabilité. Pourquoi, en Guinée, les partis d’opposition sont-ils si faibles?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le parti au pouvoir a pendant longtemps œuvré à affaiblir les partis de l’opposition. On les traquait, on les empêchait de se réunir et ils n’avaient pas les moyens requis pour vraiment s’imposer. Le parti au pouvoir usait de la corruption pour atteindre ses objectifs. Mais aujourd’hui, il est en déconfiture. Tout le monde l’a quitté; certains ont même créé des partis politiques; d’autres ont rejoint des partis qui existaient déjà. Cela signifie qu’ils n’étaient pas là par conviction mais pour défendre un intérêt personnel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Lorsque vous jetez un regard critique sur la situation actuelle, vous qui connaissez les mécanismes de fonctionnement de l’Etat et les hommes qui dirigent la Guinée, avez-vous le sentiment que le capitaine Dadis Camara partira au terme de la transition? &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout cela dépendra des forces vives. C’est tout le peuple qui est engagé dans le processus. Et si nous disons non, c’est non. Récemment, Dadis a nommé l’ancien président de la Cour suprême aux affaires politiques et sociales; mais quand la population a dit non, il a reculé et a annulé sa décision. Tout dépend donc de la décision du peuple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Q&lt;strong&gt;u’avez-vous, à l’heure actuelle, envie de dire au Président Dadis Camara? &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’il écoute le cri de son peuple!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par Hervé D’AFRICK&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-6347552911935732542?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/6347552911935732542/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/rabiatou-sera-diallo-syndicaliste.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/6347552911935732542'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/6347552911935732542'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/rabiatou-sera-diallo-syndicaliste.html' title='RABIATOU SERA DIALLO, SYNDICALISTE GUINEE: «Les militaires m’ont persécutée!»NNE'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-9216945092256206850</id><published>2009-08-23T17:41:00.002Z</published><updated>2009-08-23T17:46:40.549Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='AVIS MOTIVES'/><title type='text'>MOUSSA KAKA, JOURNALISTE NIGERIEN: «Le président Tandja m’a persécuté»</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Le journaliste nigérien Moussa Kaka, correspondant de RFI, est en liberté provisoire. Et il s’offre des libertés. Il était récemment à Ouagadougou, dans le cadre du festival «Ciné droit libre». Le régime Tandja s’est «acharné» sur lui en 2007 et il a été inculpé puis emprisonné pour «complicité d’atteinte à l’autorité de l’Etat», notamment pour ses contacts avec les rebelles touaregs, pourtant réalisés dans le strict cadre de sa profession.  Après avoir passé de longs mois en prison, Moussa Kaka parle… &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;«Le Reporter»: Où en est-on avec l’affaire Moussa Kaka?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;L’affaire est en justice. Je suis en liberté provisoire. J’attends une éventuelle convocation du juge pour en finir avec cette question. Il est grand temps qu’on en finisse. Mes avocats, RFI et moi attendons que la vérité jaillisse et que la justice soit faite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Avez-vous eu le sentiment d’avoir été persécuté par un homme politique, en l’occurrence le Président Tandja?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai toujours été persécuté par ce monsieur. Ils se sont jetés sur moi avec acharnement. Mais aujourd’hui, je suis ravi, au regard de la crise politique qui bafoue la justice. Je les attends au tournant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Qu’avez-vous, à l’heure actuelle, envie de dire au Président Tandja?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’il aille doucement et qu’il sorte grandi de la situation actuelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Comment jugez-vous aujourd’hui la liberté de la presse au Niger?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La presse au Niger est libre. A ne pas confondre avec ce que la presse ne vous permet pas de dire ou de faire. La liberté d’expression existe. Il y a une panoplie de journaux, de radios et de télévisions. Mais dans la recherche de l’information, l’administration de l’Etat met des bâtons dans les roues de la presse. Cela crée des difficultés pour l’exercice du métier de journaliste. De plus, le Conseil supérieur de la communication, au lieu de défendre la presse, passe tout son temps à la condamner. Récemment, le président du CSC s’est permis de fermer un groupe de radios et de télévisions, à sa guise. Il n’a même pas réuni au préalable, tous les membres du Conseil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Que reprochait-il à ce groupe de radios et de télévisions?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’avoir diffusé un élément de l’opposition appelant les soldats à ne plus obéir au Président de la République. Tous les médias étaient au point de presse de l’opposition et ils ont tous diffusé l’information, à l’exception de la radio d’Etat. Cela a été un prétexte pour fermer cette antenne, certainement parce qu’elle gênait le pouvoir. Mais la direction du Groupe a attaqué la décision du Conseil en justice et cette dernière lui a donné raison.  Alors que le quorum n’est même pas atteint, vous prenez une décision qui engage tout le Conseil supérieur de la communication. C’est une honte! Au moins dix membres du CSC se sont rétractés. Ils ont publié un communiqué pour dire qu’ils ne sont pas concernés par la décision du président et qu’ils n’ont pas, eux, décidé de fermer cette radio.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Etes-vous toujours correspondant de RFI au Niger?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous attendons la fin du procès pour que je reprenne le micro. Je continue de faire le travail mais autrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Qu’est-ce qui vous a le plus marqué pendant que vous étiez en prison?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est l’acharnement dont j’étais victime chaque soir à la télévision d’Etat. A ma connaissance, depuis l’indépendance du pays jusqu’à ma libération, j’ai été le seul prisonnier sur qui la télévision d’Etat s’est acharnée du début à la fin de ma détention. Heureusement, la justice m’a donné raison et je suis sorti grandi de cette affaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Voulez-vous dire que la télévision d’Etat est contrôlée par le pouvoir de Tandja?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est la télévision d’Etat!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mais l’Etat, ce n’est pas un groupe de citoyens. Ce sont tous les citoyens nigériens…&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La radio et la télévision d’Etat sont contrôlées par l’Etat et le ministre de la Communication, Mohammed Ben Omar.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par Hervé D’AFRICK&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-9216945092256206850?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/9216945092256206850/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/moussa-kaka-journaliste-nigerien-le.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/9216945092256206850'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/9216945092256206850'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/moussa-kaka-journaliste-nigerien-le.html' title='MOUSSA KAKA, JOURNALISTE NIGERIEN: «Le président Tandja m’a persécuté»'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-5347353425055316862</id><published>2009-08-23T17:37:00.002Z</published><updated>2009-08-23T17:41:10.763Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='TRAJECTOIRE'/><title type='text'>AFFAIRE «BURKINA LIVRES»: Plus de 50 000 000 FCFA détournés?</title><content type='html'>&lt;strong&gt;L’association «Burkina Livres» a du plomb dans l’aile. Plus rien ne va. Falsification de documents? Détournement de plus de 50 millions de francs CFA? Une impitoyable bataille  fratricide se mène au sommet de la structure. Un combat sans merci aux rebondissements imprévisibles. Les protagonistes se sont même trainés en justice. Et même là, il y a des «secousses» dignes d’intérêt. Ici, à Bobo Dioulasso, chaque épisode de ce feuilleton est suivi de très près…&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’histoire de «Burkina Livres» a commencé en 2005, à l’image d’un conte de fée qui n’a pas manqué d’émerveiller les milieux de l’éducation au Burkina. Surtout dans la région des Hauts Bassins. Il s’agissait d’ «inonder» le pays des hommes intègres de livres, surtout de manuels scolaires, à des coûts sociaux. Les autorités en charge de l’éducation avaient alors décidé de soutenir pleinement le projet… Voilà le récit de l’avènement de la structure tel que raconté par celui qui est présenté comme l’oméga de cette «lumineuse» idée. Mordu par le virus de la littérature depuis longtemps, Parfait Bayala, instituteur de son état dans la fin des années 90, est l’auteur de «D’amhara à Mourmansk», un roman commenté par des spécialistes comme étant de bonne facture. Cette oeuvre a été sacrée  premier prix littéraire du président du Faso à la SNC 1998. Mais ce livre n’a pas eu une vraie côte de popularité auprès du public. Cependant, cet enseignant, au regard du manque de manuels scolaires au Burkina, décide de mettre à profit une opportunité d’études à Genève en Suisse, en 2001, pour se spécialiser dans le domaine de l’édition. A la fin de ses études, avant de rentrer au pays, il a la sacrée chance de rencontrer des bailleurs de fonds qui veulent l’accompagner dans son projet de création d’une maison d’édition au Bukina Faso. Mais à une condition. Qu’il mette sur pied une association qui pourra porter le projet. Une fois au pays, il contacte des connaissances à Bobo Dioulasso, avec lesquelles il crée l’«association Burkina Livres». Pour donner plus de chance au projet, il décide d’associer des responsables de l’éducation au niveau local. Ainsi, Guidiouma Oumar Sanou, directeur régional des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique,  Tapsoba Pierre Claver, Adama Koala, tous deux inspecteurs de l’enseignement secondaire, et bien d’autres sont contactés pour la cause. Une assemblée générale est organisée le 14 décembre 2005 au lycée Ouézzin Coulibaly. Un bureau de 8 membres est mis en place. M. Sanou en est le président. Parfait Bayala, lui, occupe le poste de responsable d’édition, avec pour tâche essentielle la coordination technique du projet d’édition. Des textes sont élaborés et des démarches entreprises pour la reconnaissance officielle de l’association, conformément aux règles d’usages en la matière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Falsification ou réadaptation?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; A cette étape, Parfait Bayala doit retourner en Suisse pour quelques temps afin de parachever les formalités avec les bailleurs de fonds. Le président et les autres membres sur place sont chargés de poursuivre les  démarches pour l’obtention du récépissé. Et c’est là que semble avoir commencé les déboires de la structure. De retour de Suisse, après avoir fait virer des fonds dans le compte qu’il avait ouvert auparavant pour l’association, M. Bayala se présente, avec le trésorier (ainsi disposeraient les textes) au guichet de la banque pour retirer de l’argent. Mais à sa grande surprise, la banque leur signifie qu’au regard des statuts et règlements intérieur en sa possession, c’est le président et le trésorier qui peuvent effectuer des opérations sur le compte. Parfait Bayala cherche alors à voir ces documents. Et il se rend compte que les textes qui ont été déposés ne sont pas ceux qu’ils avaient élaborés ensemble avant qu’il ne s’envole pour la Suisse. Il conclut à la falsification des textes fondamentaux de l’association. Ainsi commence un long feuilleton à la fois tragique, financier et judiciaire aux rebondissements inattendus. Pour contourner rapidement ce blocage, il contacte, sur conseil de la banque, les bailleurs de fonds, leur rend compte de la situation et leur propose d’ouvrir un nouveau compte spécifique au projet, dans lequel les fonds devront désormais être virés. Bien entendu, le président de l’association, s’estimant floué dans cette situation, ne restera pas les bras croisés. «Il m’a déclaré la guerre! Et nous allons la faire; on verra qui gagnera...», aurait dit Guidiouma Sanou un jour aux agents de l’unité de production des livres, en l’absence de Bayala. « Lorsque je suis arrivé et les agents m’ont rendu compte, j’ai dit que s’il y avait une guerre que j’ai déclarée et qui méritait d’être menée, c’était celle d’ ‘’inonder’’ le Burkina de livres», rectifie Parfait Bayala. Les scènes de défiance entre les deux hommes se multiplient et l’affaire finit par échoir sur le bureau du juge. Parfait Bayala est poursuivi pour abus de bien sociaux. Une assemblée générale est convoquée et Guidiouma Sanou est exclu de l’association. Parallèlement, de nombreux revendeurs des livres produits suspendent le versement des recettes. Les bailleurs sont mis au fait de la situation. Les financements sont alors suspendus, en attendant que la situation se décante. Les travailleurs accusent plusieurs mois d’arriérés de salaires et  les factures d’électricité, de téléphone et d’eau ne cessent de s’accumuler. La survie de l’unité est sérieusement menacée. Parfait Bayala entreprend de faire avancer le dossier en justice pour qu’un dénouement soit trouvé afin de relancer l’association. Des mois de va et vient au palais de justice n’y changent rien. La justice avance à son rythme. Entre-temps, une rumeur faisant état d’une certaine proximité entre le procureur général et Guidiouma Sanou fait croire à M.Bayala qu’une «grosse pierre» est déposée sur le dossier et qu’il se passerait des choses suspectes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Qui a dit que le juge n’est pas «Dieu»?&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;«Sachant qu’il ne peut plus rien espérer de l’association, il est allé s’entendre avec ses copains à la justice pour sacrifier à jamais la structure». Telle est la conviction de Bayala et alliés après de longues péripéties sans suite notable. Un jour, on lui annonce que le dossier est traité par un juge d’instruction. Pendant qu’il croyait le bout du tunnel proche, les choses ont ralenti. Selon Parfait Bayala, le juge d’instruction lui aurait dit que «c’est une affaire civile et que ce n’est pas un dossier à mettre sur le bureau d’un juge d’instruction. Ceux qui l’ont envoyé ici veulent simplement l’enterrer». Il affirme aussi que le juge l’aurait de nouveau renvoyé au procureur. Mais là aussi, la situation se serait dégradée. «Le procureur m’a accueilli en ces termes: ‘’ ne venez plus me voir; je vous ai dit que votre dossier est aux mains d’un juge d’instruction. S’il décide de le faire avancer, il avancera. Je ne veux plus vous voir dans mon bureau…’’». Voici donc Parfait Bayala de nouveau chez le juge d’instruction. «Il s’est énervé et m’a dit de quitter son bureau». Finalement, Bayala lui aussi s’est énervé et a lâché le mot qu’il ne fallait pas. «Que croyez-vous à la fin? Le juge n’est pas Dieu!», aurait-il déclaré. Cela lui vaudra d’être immédiatement interpellé, enfermé pendant 4 jours avant d’être jugé et condamné au détour d’une procédure ultra rapide, à 6 mois de prison avec sursis et 150 000 FCFA d’amende, pour «outrage à magistrat». L’affaire, selon la formule consacrée, suit son cours, et le moins qu’on puisse dire, c’est que «Burkina Livres» est au bord de l’asphyxie. Faites un détour dans les locaux de la structure au quartier Ouézzinville de Bobo Dioulasso, et vous mesurerez l’ampleur du préjudice encouru. Le sort des travailleurs, tenaillés par plusieurs mois d’arriérés de salaires, est consternant…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Abraham TOURE&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;...............................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#990000;"&gt;«Moi? Falsifier des documents? Jamais!»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Guidiouma Oumar Sanou n’est pas d’accord avec la version de Parfait Bayala. Voici sa part de vérité.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«M.Bayala est venu me voir un jour avec l’idée qu’on puisse créer l’association Burkina livres, avec pour objectif de mettre les manuels scolaires à la disposition des élèves à moindre coût. J’ai trouvé cela assez noble comme cause et l’association a été créée. J’ai été élu président et M. Bayala comme responsable à l’édition. Nous avons obtenu le récépissé de reconnaissance. Ainsi, le matériel de l’association est venu avec l’exonération, parce qu’il s’agit d’une association à but non lucratif. L’unité de production a ainsi commencé à fonctionner. Comme toute bonne association se doit de créer un compte bancaire, nous avons décidé d’ouvrir notre compte. En la matière, les statuts disent qu’il faut la co-signature du président et du trésorier. Mais M. Bayala a attendu que j’aille en mission à Ouagadougou pour se faire accompagner par le trésorier afin d’ouvrir le compte. Quand ils l’ont fait, je les ai interpellés pour leur dire que l’acte qu’ils ont posé n’est pas statutaire et qu’il fallait qu’on régularise cette situation. Parallèlement, il est allé ouvrir un autre compte dans la même banque. Ensuite, il est allé négocier des fonds pour le démarrage de l’entreprise d’édition. Quand il a reçu les fonds, il les a versés dans ce compte qui est pourtant un compte personnel. Il aurait pourtant dû le faire dans celui de l’association. Une fois de plus, j’ai dit que cela n’était pas statutaire. Et quand je lui dis cela, chaque fois, il me dit que je suis trop légaliste et que lui, il recherche l’efficacité. Chaque fois aussi, je réplique en lui disant que c’est bien de faire quelque chose mais il ne faut pas le faire n’importe comment. Parce que si le fisc vient et que les fonds ne sont pas gérés comme les statuts le recommandent, il y aura problème. Mais je ne savais pas que M. Bayala avait tracé son plan depuis le départ. C’est-à-dire, faire en sorte qu’à travers l’association, on puisse faire venir du matériel sans grand frais et le récupérer pour faire de l’unité d’édition une entreprise familiale. Je ne peux cautionner cela. Je constituais une entrave pour la réalisation de son dessein? Il a ainsi convoqué une assemblée générale avant même l’expiration du mandat du bureau, et avec des amis qu’il a cooptés, il s’est fait élire président de l’association. Tout cela, de manière non statutaire, puisqu’il n’est pas habilité à convoquer les assemblées générales. Je lui ai écrit pour lui dire que son élection est nulle et de nul effet. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés avec un bicéphalisme au niveau de l’association. Lorsque le mandat du bureau est parvenu à expiration, nous sous sommes retrouvés en assemblée générale et les membres ont, à l’unanimité, reconduit l’ancien bureau, avec mandat de clarifier la situation. La solution qui a été proposée par l’assemblée, c’était d’aller en justice. En tant que président, je suis allé représenter l’association pour déposer plainte en justice, contre M. Bayala pour abus de bien sociaux. Donc l’affaire suit son cours. Mais pendant que la justice fait son travail, il continue d’exploiter l’unité d’édition comme il l’entend. Face à cet état de faits, j’ai dû, en tant que président, dire aux dépositaires de nos manuels de ne plus lui reverser aucun fonds. Résultat, il a eu maille à partir avec des dépositaires ici à Bobo et à Ouagadougou. Il est même allé jusqu’à la police faire de l’intimidation et a réussi à se faire reverser les fonds à Bobo. Mais à Ouagadougou, la police ne l’a pas suivi.&lt;br /&gt;Après que les Suisses ont suspendu leur financement suite à cette affaire, il est allé du côté des Canadiens qui lui ont encore donné des fonds. J’ai vu les papiers et je puis assurer que ce ne sont pas de petites sommes. Tout cela, il l’a géré comme il l’entend, sans que l’association ne soit impliquée. Comment voulez-vous qu’en tant que citoyen, je puisse cautionner de tels agissements? Autrement dit, je ne peux pas me rendre complice de cette arnaque. Faire venir du matériel au nom d’une association à but non lucratif et l’utiliser à titre personnel… Il est en train d’arnaquer l’Etat burkinabè. C’est pourquoi j’ai porté cette affaire devant la justice.&lt;br /&gt;C’est vrai, je reconnais que Bayala est un jeune homme qui est plein d’idées, plein d’énergie, mais une énergie sauvage qui nécessite d’être canalisée dans le bon sens, de même que sa mentalité. Voilà tout le problème.&lt;br /&gt;Je ne reconnais en aucun moment avoir falsifié des documents. Je ne l’ai jamais fait. Par contre, ce qui a été fait, et qui n’est du reste pas mon fait à moi tout seul, mais de tous les autres membres de la structure, c’est que nous avons dû, à la demande de l’autorité, reformuler certains passages desdits textes pour les conformer aux exigences des lois régissant les associations à but non lucratif. Faute de quoi, le récépissé de reconnaissance ne pouvait être délivré. Si c’est cela qu’il appelle falsification, eh bien, je suis d’accord qu’on l’ait fait. Là où le bât blesse, c’est que M. Bayala ne veut pas fonctionner selon les textes. Mais comme le dit l’adage, le mensonge a beau courir, la vérité finit toujours par le rattraper».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-5347353425055316862?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/5347353425055316862/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/affaire-burkina-livres-plus-de-50-000.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/5347353425055316862'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/5347353425055316862'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/affaire-burkina-livres-plus-de-50-000.html' title='AFFAIRE «BURKINA LIVRES»: Plus de 50 000 000 FCFA détournés?'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-6263894020318360910</id><published>2009-08-23T17:29:00.002Z</published><updated>2009-08-23T17:33:06.382Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='J&apos;ECRIS TON NOM'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='LIBERTE'/><title type='text'>DEFENSEURS DES DROITS DE L’HOMME: Un métier à hauts risques</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Pas facile d’être défenseur des droits humains. Certains d’entre eux sont traqués, arrêtés,  emprisonnés, torturés et souvent tués sans autre forme de procès. La Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH) nous a fait parvenir à ce sujet, ce texte digne d’intérêt.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Bukavu, 21 novembre 2008: Didace Namujimbo, journaliste à Radio Okapi, est abattu d’une balle dans la tête en rentrant chez lui. Un exemple parmi d’autres rapportés par le dernier rapport annuel de l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme*, qui témoigne du danger encouru par les militants pour les droits fondamentaux dans certains pays du continent, comme la République démocratique du Congo ou la Somalie. D’autres gouvernements y sont également pointés du doigt, pour avoir cherché à étouffer toute voix critique ou à limiter les libertés d’expression, d’information et d’association.&lt;br /&gt; Fait marquant en 2008, la hausse des mécontentements sociaux liés à la crise économique mondiale a accru la répression. Les émeutes de la faim qui ont secoué de nombreux pays ont toutes été sévèrement réprimées, et à l’origine de nombreuses entraves aux libertés d’expression et de réunion. Elles ont encore servi de prétexte à des arrestations arbitraires comme au Niger, au Cameroun, ou au Sénégal.&lt;br /&gt; Cette situation s’est également mesurée à l’aune des nombreux obstacles posés à l’émergence de représentations syndicales indépendantes. A Djibouti, cette logique a été poussée jusqu’au bout, avec la création de centrales inféodées au pouvoir, et un harcèlement constant à l’égard des structures indépendantes. A l’instar de M. Adan Mohamed Abdou, de l’Union djiboutienne du travail (UDT), qui a été convoqué à plusieurs reprises en mai 2008 par le Gouvernement, et menacé de représailles.&lt;br /&gt; La crise est aussi un élément de fragilisation des ONG sur le plan financier. Aussi, l’inflation de mesures législatives visant à contrôler, voire interdire les financements étrangers, au Soudan ou en Ethiopie par exemple, entrave à bien des égards leur fonctionnement.&lt;br /&gt; Accuser les organisations qui osent dénoncer les violations des droits de l’Homme commises par les agents de l’Etat de faire le jeu des puissances ennemies demeure en outre une rengaine dans les pays en conflit, ou confrontés à des crises politiques majeures, comme au Tchad. Nous avons ainsi été pendant plus de trois semaines sans nouvelles de Jestina Mukoko, directrice du Projet pour la paix au Zimbabwe. Elle a finalement comparu le 24 décembre dernier, devant le Tribunal de première instance de Harare, où elle a été accusée de «trahison». Elle n’a toujours pas été jugée. Son seul tort : avoir dénoncé la violence politique dans son pays.&lt;br /&gt; Les violations contre les défenseurs sont multiples : harcèlements, menaces, actes de torture, arrestations et détentions arbitraires, jugements inéquitables, etc. Elles touchent dans de nombreux pays toutes celles et tous ceux qui se battent contre toute atteinte aux libertés et aux droits fondamentaux. Les travailleurs humanitaires, les journalistes, les avocats, ou encore les observateurs électoraux sont également concernés par cet étouffement progressif des libertés.&lt;br /&gt; Est-ce un hasard dès lors si la répression grandit bien souvent de façon proportionnelle aux succès rencontrés par les défenseurs dans leurs entreprises de lutte contre l’impunité ? L’intensification dans certains pays des représailles à l’encontre de celles et ceux qui se battent pour garantir le droit des victimes de violations des droits de l’Homme à une justice indépendante ressemblerait presque - si elle n’était aussi tragique - à une forme d’hommage rendu à leur efficacité. Le régime d’Al-Bashir n’a pas hésité, par exemple, en novembre dernier, à faire arrêter et torturer trois défenseurs soudanais pour tenter de leur soutirer des informations sur leurs activités.&lt;br /&gt; Pour conclure sur une note plus optimiste, ce rapport fait également référence à des pays où la situation s’est globalement améliorée. Certains Etats comme le Burkina Faso, le Mali ou la Zambie ont vu s’accroître les possibilités de débattre librement des politiques publiques. Là encore, ces quelques victoires résultent d’un travail de longue haleine, de sensibilisation de la population et des autorités à la nécessité d’améliorer la situation des droits fondamentaux. C’est grâce au dévouement et à l’engagement de ces milliers de défenseurs en Afrique et à travers le monde que nous devons ces améliorations. En ces temps de crise, il convient plus que jamais de les soutenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;- Souhayr Belhassen, présidente de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH)&lt;br /&gt;- Eric Sottas, Secrétaire général de l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;* L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme est un programme conjoint de la FIDH et de l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-6263894020318360910?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/6263894020318360910/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/defenseurs-des-droits-de-lhomme-un.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/6263894020318360910'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/6263894020318360910'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/defenseurs-des-droits-de-lhomme-un.html' title='DEFENSEURS DES DROITS DE L’HOMME: Un métier à hauts risques'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-8864963598776604049</id><published>2009-08-23T17:28:00.000Z</published><updated>2009-08-23T17:29:44.136Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='TELEX ENQUETE...'/><title type='text'>Vous avez dit article 37?</title><content type='html'>«Dans une enquête d’opinion menée par le Centre pour la gouvernance démocratique (CGD) en octobre 2008, la majorité des Burkinabè interrogés (53%) a marqué son accord pour le principe de la limitation du nombre de mandats présidentiels. Les répondants des villes sont davantage favorables à la limitation (63%) que les ruraux (49%). A la question suivante: «En application des clauses limitatives du nombre de mandats présidentiels, le président Blaise Compaoré ne pourra plus se présenter en 2015 pour un autre mandat. Seriez-vous d’accord ou en désaccord que la constitution soit modifiée pour lui permettre de se présenter à un nouveau mandat?», environ 54% des citadins sont en désaccord contre environ 34% pour ceux qui sont d’accord. Dans le monde rural, les opinions sont partagées (environ 43% pour et environ 43% contre). On notera ensuite que plus on est instruit, plus on est favorable à un respect scrupuleux de la clause limitative. Les régions les plus favorables à la suppression de la clause limitative sont principalement les Cascades, le Sud-ouest, où au moins la moitié des habitants (50%) est d’accord que la Constitution soit modifiée pour permettre au Président Compaoré de se présenter à un nouveau mandat». Le forum des citoyens de l’alternance, tenu à Ouagadoudou, du 1er au 3 mai 2009, sous la direction de Zéphirin Diabré, a débattu de ce sujet d’intérêt public. Dans l’un des rapports introductifs aux débats, il est écrit ceci: «La campagne d’information et d’éducation citoyenne devra être intensifié en direction des régions des Cascades et du Sud-ouest, mais aussi en direction des habitants des régions de l’Est et du Plateau Central, lesquels sont les plus indécis face à cette question (plus de 28% et 34% de ‘’Ne sais pas’’). Les régions les plus défavorables à ce ‘’tripatouillage constitutionnel’’ sont celles du Centre (57%), du Centre-Nord (51%), du Nord (65%) et du Sahel (53%)»&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-8864963598776604049?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/8864963598776604049/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/vous-avez-dit-article-37.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/8864963598776604049'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/8864963598776604049'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/vous-avez-dit-article-37.html' title='Vous avez dit article 37?'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-4774163121059189274</id><published>2009-08-23T17:23:00.003Z</published><updated>2009-08-23T17:27:59.806Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ONDE DE CHOC'/><title type='text'>MAUVAISE GESTION AU MEBA: Sur la piste des milliards à problèmes</title><content type='html'>&lt;strong&gt;L’ex-ministre de l’Enseignement de base, Mathieu Ouédraogo, doit être toujours en train de cogiter sur ce qui lui est arrivé en 2005.  Les choses sont allées vite, très vite. Acte 1: le cabinet d’audits «Deloite et Touch» donne un coup de pied dans la fourmilière du Bureau des Projets Education. Il révèle «des irrégularités d’un montant de 10 447 427 176 FCFA». Acte 2: les bailleurs de fonds tapent du poing sur la table. Ils demandent à être remboursés. Acte 3: Le ministre Mathieu Ouédraogo est «éjecté» du gouvernement. Le porte-parole de l’Exécutif tente de masquer l’affaire. Il passe à la télé et parle plutôt d’un «remaniement technique» afin d’assurer la collégialité au sein du gouvernement. Acte 4: Juin 2007. Le Premier ministre, Tertius Zongo, décide d’y voir clair. Le nouveau ministre de l’Enseignement de base, Odile Bonkoungou, lui adresse une lettre confidentielle. Elle demande que «les contrats des comptables fautifs soient suspendus et que les responsables impliqués soient relevés de leur fonction». Mais elle a prêché dans le désert. &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;15 juin 2007. La lettre confidentielle du ministre Odile Bonkoungou atterrit sur la table du Premier ministre Tertius Zongo. Elle révèle une «pagaille financière» dans le secteur de l’Education de base. Dépenses inéligibles, avances non justifiées, préfinancements non autorisés, écritures non régularisées… «Les conclusions de l’audit ont révélé des irrégularités d’un montant de 10 447 427 176 FCFA», affirme Odile Bonkoungou. Les bailleurs de fonds se sont du coup sentis floués. Et à juste titre: l’argent qu’ils croyaient avoir injecté dans le secteur de l’éducation, a changé de destination. Il s’est réfugié dans les poches de certains individus ou groupe d’individus sans scrupule. Le gouvernement, coincé dans cette affaire, s’est battu bec et ongles pour sauver la face. Il fallait rembourser pour éviter que les bailleurs de fonds ferment définitivement leur «robinet financier». Selon Odile Bonkoungou, le Burkina a remboursé au Royaume des Pays-Bas, 82 563 083 FCFA au titre des dépenses irrégulières. Madame le ministre a ensuite donné instruction pour un travail de vérification. Mais là, ce n’est pas le cabinet d’audits «Deloitte et Touch» qui a procédé aux contrôles. Odile Bonkoungou a demandé aux structures de son département de s’en charger. Ainsi, les dépenses irrégulières révélées par le cabinet d’audits ont dégringolé. Les 10 447 427 176 FCFA ont été ramenées à un solde de 3 390 529 319 FCFA. Voici les détails: avances aux Directions centrales non justifiées: 318 116 819 FCFA; avances aux Directions provinciales de l’enseignement de base et de l’alphabétisation: 3 071 862 500 FCFA.&lt;br /&gt;Mais le ministre ne s’est pas arrêté là: «Suite à ce travail interne, j’ai commandité un audit complémentaire en vue de certifier les travaux réalisés par mes services. A ce jour, le cabinet Deloitte et Touch commis à cette tâche a déposé ses travaux provisoires avec les conclusions suivantes: montant total des dépenses irrégulières: 1 150 499 333 FCFA. Dépenses inéligibles: 155 118 542 FCFA; dépenses non justifiées: 588 277 718 FCFA; avances aux Directions centrales: 402 954 417 FCFA; préfinancements non autorisés: 4 148 606 FCFA».&lt;br /&gt;La ministre tente ensuite de consoler les bailleurs de fonds. Elle leur transmet un rapport contenant les nouveaux chiffres. Mais ils sont très prudents. Ils refusent d’accepter la «gestion chaotique» que certains membres du MEBA ont fait de l’argent de leurs contribuables. Le climat est tendu entre les deux parties. Odile Bonkoungou en parle dans sa lettre confidentielle: «Les bailleurs de fonds conditionnent la poursuite de leur financement au PDDEB par les deux principales actions suivantes: que le gouvernement rembourse les sommes injustifiées et que des sanctions soient prises à l’encontre des fautifs avérés». Elle fait aussi une terrible révélation: «A cette situation, il faut ajouter le cas du Fonds de l’édition dont le montant des écritures non régularisées s’élève à 1 141 053 740 FCFA. Ce fonds est constitué des recettes issues de la vente des manuels scolaires».&lt;br /&gt;Et voici Odile Bonkoungou qui sort ses griffes: «Le déblocage des fonds par les partenaires techniques et financiers étant lié à cette situation, les responsabilités devront être situées afin que les auteurs soient punis à la hauteur de leur forfait pour éviter de compromettre l’exécution de cet ambitieux programme pour notre pays». Elle annonce ainsi quatre mesures énergiques: «Procéder à la suspension des contrats des comptables fautifs, relever de leurs fonctions les responsables impliqués, renforcer les capacités de toutes les personnes impliquées directement dans la gestion des fonds à travers des sessions de formation ciblées, mettre en place une équipe de contrôle pour procéder au suivi et au contrôle régulier des structures bénéficiaires de fonds». Les deux derniers points sont en marche. Mais les «comptables fautifs» et les «responsables impliqués» dans cette sale affaire baignent toujours dans l’impunité.&lt;br /&gt;Pourtant, en jetant un coup d’œil dans le rétroviseur, on se rend compte que ces individus ont «sucé» dangereusement l’Etat pendant plusieurs années. Comme de grosses sangsues fermement décidées à vider le corps de l’Education de base de son sang. Et ils ont réussi à faire d’énormes dégâts. &lt;br /&gt;Illustration. 9 août 2005. Le PDG de «Deloitte et Touch Burkina», Salif Ouédraogo, adresse une note au Chef du Service de coopération de l’Ambassade des Pays-Bas. Dans la grosse enveloppe, se trouve une synthèse du rapport d’audit. Les phrases qui y figurent sont très lourdes de sens. Le Plan décennal de développement de l’Education de base (PDDEB) a du plomb dans l’aile. Morceaux choisis: «Les dépenses non justifiées de 100 277 083 FCFA relevés à l’audit au 15 mars 2003, n’ont toujours pas été justifiés et le reliquat de trésorerie est désormais de 74 870 672 FCFA (46 920 139 FCFA pour le Fonds canadien d’appui logé à la SGBB et 27 950 533 FCFA pour le Fonds d’appui néerlandais logé à la BOA». Voici la suite: «Une partie des dépenses non justifiées de 73 781 631 FCFA relevée à l’audit au 31 décembre 2003 a été justifiée entre le 1er janvier 2004 et le 31 mars 2005. Il s’agit d’un montant total de 30 081 638 FCFA. Il reste un reliquat à justifier de 43 699 993 FCFA au 31 mars 2005. Les dépenses non éligibles relevées à l’audit au 31 décembre 2003, pour 17 052 698 FCFA n’ont pas été justifiées ni remboursées». Et ce n’est pas tout: «Nos contrôles sur la période allant du 1er janvier 2004 au 31 mars 2005, ont relevé de nombreuses anomalies pouvant entacher la régularité et la sincérité des comptes». Il y a aussi ce constat digne d’intérêt: «Exécution du PDDEB dans les Directions Provinciales de l’Enseignement de Base et de l’Alphabétisation au 31 décembre 2004 et au 31 mars 2005. Nous avons constaté que la comptabilité tenue dans plus de 55% des DPEBA n’est pas régulière».&lt;br /&gt;Certains comptables ont feinté les auditeurs du cabinet Deloitte et Touch. Ils ont bel et bien été informés de la date  des contrôles. Mais sentant venir le danger,  ils ont déserté leur lieu de travail. Les comptables des DPEBA du Bazèga (Kombissiri), du Ziro (Sapouy), du Namentenga (Boulsa), du Gourma (Fada N’Gourma), de l’Oudalan (Gorom-Gorom), du Yatenga (Ouahigouya), du Zondoma (Gourcy) étaient «portés disparus». Pas seulement eux. Plusieurs autres se sont livrés à ce jeu de cache-cache. Certains se sont permis de puiser d’énormes sommes d’argent dans les caisses de l’Etat en toute impunité. Le ministre Bonkoungou a fait le point au Premier ministre depuis le 15 juin 2007. Mais les «voleurs» de la République n’ont toujours pas été sanctionnés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Hervé D’AFRICK&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;.................................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#990000;"&gt;&lt;strong&gt;La phase II du PDDEB coûtera plus de 616 milliards de FCFA&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#990000;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;2008-2010. La phase II du Plan décennal de développement de l’éducation de base (PDDEB) coûtera 616 389 480 000 FCFA. Cette somme sera injectée dans trois niveaux d’enseignement. Education de base: 513 617 960 000 FCFA; post-primaire: 62 674 242 000 FCFA; pré-scolaire: 40 235 000 000 FCFA. Certains bailleurs de fonds ont délié le cordon de la bourse. Mais avec beaucoup de prudence. Le gouvernement doit encore prospecter, dans l’espoir de rassembler tous les fonds. L’enjeu est de taille. Et les ambitions énormes: «améliorer la qualité, la pertinence et l’efficacité de l’éducation de base, développer la cohérence et l’intégration entre les différents niveaux et formules d’éducation de base. Il s’agit aussi de porter le taux d’achèvement de 36% en 2006-2007 à 52% en 2010 et le taux brut de scolarisation du primaire à 78% et 40% pour l’alphabétisation. 34% pour le secondaire et 4,3% pour le préscolaire». Pourvu que l’argent soit bien géré et que certains ne confondent pas leurs poches avec celles de l’Etat. Pour cela, il faut un mécanisme de contrôle efficace et efficient. Et que le gouvernement se résolve à sanctionner «les comptables fautifs» et les «responsables impliqués» dans les ténébreuses affaires…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;Hervé D’AFRICK&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;................................&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#990000;"&gt;&lt;strong&gt;Mathieu Ouédraogo a-t-il trempé dans cette affaire?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Selon plusieurs sources, son «éjection» du gouvernement serait liée à la mauvaise gestion des fonds destinés à l’éducation de base. Même si le porte-parole de l’Exécutif a préféré parler à l’époque de «remaniement technique» visant à assurer la collégialité au sein de l’équipe gouvernementale. Rien cependant ne permet, à l’heure actuelle, de dire que le ministre Mathieu Ouédraogo a trempé dans cette affaire. Et comme la justice n’a pas été saisie, on ne saura peut-être jamais ce qui s’est réellement passé. Mais la manière dont il a quitté le gouvernement est assez étrange. Soit il a lui aussi «trempé sa langue dans la soupe», soit il a été victime d’un règlement de compte politique. Ou peut-être a-t-il endossé, en tant que ministre de tutelle, les fautes commises par certains de ses collaborateurs. Bref, il y a trop de flou dans cette affaire. La lumière a du mal à percer les ténèbres. Et les interrogations, multiples et multiformes, continuent de rechercher des réponses pour le moment introuvables. Peut-être qu’un jour, la justice dira le droit, rien que le droit.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Hervé D’AFRICK&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-4774163121059189274?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/4774163121059189274/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/mauvaise-gestion-au-meba-sur-la-piste.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/4774163121059189274'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/4774163121059189274'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/mauvaise-gestion-au-meba-sur-la-piste.html' title='MAUVAISE GESTION AU MEBA: Sur la piste des milliards à problèmes'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-4389965381241954012</id><published>2009-08-23T17:20:00.002Z</published><updated>2009-08-23T17:23:29.748Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ONDE DE CHOC'/><title type='text'>UIDH: 15 mois d’arriérés de salaires, eau, électricité et téléphone coupés</title><content type='html'>&lt;strong&gt;L’Union interafricaine des droits de l’homme (UIDH) traverse une période trouble. Elle a de sérieux problèmes financiers. Pas de salaires, pas de loyer, pas de téléphone, pas d’eau, pas d’électricité… Depuis juin 2007, les choses ont du mal à atteindre leur vitesse de croisière. Les sections ne sont pas à jour de leurs cotisations. N’en pouvant plus, le personnel a saisi l’Inspection du travail. Le président que certains accusent de vouloir transférer le siège de l’organisation au Mali, affirme faire des pieds et des mains pour redresser la situation. Mais pas facile de sortir de cette zone de turbulences. Un congrès extraordinaire, qualifié par certains de «congrès de dernière chance», est prévu ce 15 juillet à Bamako.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Créée en juillet 1992, l’UIDH compte théoriquement 46 membres représentant des associations nationales des droits humains à travers l’Afrique. Mais 33 seraient plus ou moins actives. Au dernier congrès, en mars 2007 à Ouagadougou, seulement 23 étaient effectivement présentes. L’organisation a obtenu en 1995, un accord de siège avec l’Etat Burkinabè qui s’est engagé à lui apporter un appui. Il lui a ainsi conféré un statut d’organisation internationale avec tous les avantages y relatifs, notamment un statut diplomatique à son président. Il s’est aussi engagé à payer le loyer de l’organisation. Puis vint l’année 1999. L’engagement du président d’alors, Halidou Ouédraogo dans le Collectif contre l’impunité créé au lendemain de l’assassinat du journaliste Norbert Zongo en 1998, fait changer la donne. Le gouvernement dénonce l’accord de siège. Raison avancée: le président de l’UIDH, Halidou Ouédraogo, du fait de son engagement dans le Collectif contre l’impunité, ferait de la politique. Malgré tout, l’UIDH a tenu le cap et bénéficiait encore de l’appui des partenaires techniques et financiers.&lt;br /&gt;2003. L’UIDH tient un congrès. Elle élabore à cette occasion, un plan stratégique pour la période 2004-2007. Ce plan a été financé entre autres par Novib La Haye à hauteur de 524 071 425 FCFA. L’apport de l’UIDH au financement de ce plan était très insignifiant: moins de 1%, du fait de la faiblesse des cotisations de ses membres. Sur un total de 64 250 000 FCFA attendus de ces cotisations, l’Union n’a pu mobiliser que 12 926 436, soient 19,93% depuis sa création. Sous la présidence de Halidou Ouédraogo, seul le Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples (MBDHP) et l’Association malienne des droits de l’homme (AMDH) dont le président, Brahima Koné est l’actuel président de l’UIDH, étaient à jour de leurs cotisations, selon un cadre de cette organisation de défense des droits humains. Bref, l’UIDH fonctionne essentiellement sur la base des contributions des bailleurs de fonds.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Caisses vides…&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plan stratégique est arrivé à terme en juin 2007. Et voilà que les choses commencent à basculer. Commence ainsi une traversée du désert. Pourtant, au sortir du congrès de mars 2007, les membres avaient pris la résolution de relancer l’UIDH et d’en faire une organisation de référence en matière de promotion et de protection des droits humains en Afrique, comme à ses débuts. L’UIDH a acquis également un statut d’observateur à la Commission africaine des droits de l’homme. Le congrès avait recommandé des réformes organisationnelles et institutionnelles et l’élaboration d’un nouveau plan stratégique pour booster l’organisation. Mais ce discours a eu du mal à s’inscrire dans le champ du concret. Le plan stratégique annoncé n’a pas encore vu le jour.&lt;br /&gt;Depuis le dernier congrès ordinaire, tenu en mars 2007, qui a consacré l’alternance à la tête de l’organisation avec le retrait du président fondateur, Halidou Ouédraogo du Burkina et son remplacement par le Malien, Me Brahima Koné, l’organisation bat de l’aile. Et depuis avril 2008, l’UIDH est en cessation de paiement: caisses vides, pas de salaires pour le personnel, cotisations sociales interrompues, cumuls de factures d’eau, d’électricité et de téléphones, loyer impayé. Actuellement, le personnel cumule 15 mois d’arriérés de salaires et de cotisations sociales. L’eau, l’électricité et le téléphones ont été coupés. Le siège a été déserté par les travailleurs.&lt;br /&gt;A la date du 30 juin 2009, aucune section n’était à jour de ses cotisations. Aucune entrée de fonds n’aurait été enregistrée depuis l’installation de la nouvelle équipe dirigeante. En mai dernier, le nouveau président a annoncé aux différentes sections que le gouvernement malien a accordé un appui de 20 millions de FCFA à l’UIDH et a mis à sa disposition un local pour abriter des bureaux dans le quartier ACI 2000 à Bamako. Mais ces 20 millions n’auraient jamais été versés dans les comptes de l’UIDH à Ouagadougou, selon un cadre de ladite de l’organisation. Le président, Me Brahima Koné, que nous avons rencontré le 11 juillet dernier, confirme cette contribution de l’Etat malien mais précise qu’il s’agit d’un appui à l’organisation du congrès extraordinaire qui se tient à Bamako du 15 au 17 juillet 2009. Un compte spécial aurait été ouvert à Bamako pour héberger ces fonds. Mais il assure que contrairement aux accusations de détournements portées contre lui, il s’agit d’un compte spécial ouvert uniquement pour accueillir les fonds destinés à l’organisation du congrès extraordinaire. Pour lui, ces accusations ne visent qu’à ternir son image «à des desseins inavoués». Il affirme n’avoir rien à se reprocher. Il dit aussi n’avoir «jamais touché à rien qui ne lui est destiné». Mieux, « j’ai renoncé à mes indemnités bien avant qu’il n’y ait plus de quoi payer le personnel».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Salaire de 1 050 000 FCFA?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A cela s’ajoutent des accusations de «mauvaise gestion, de violations permanentes et répétées des textes de l’organisation» par le nouveau président depuis sa prise de fonction. Il aurait autorisé des décaissements pour des missions jugées inéligibles. En outre, il aurait revu à la hausse les indemnités servies au président de l’UIDH. Le président sortant percevait au total 850 000 FCFA par mois dont 350 000 F à titre d’indemnités (indemnités de responsabilité : 100 000 FCFA ; indemnités de suggestion : 100 000 CFA ; indemnités de représentation : 150 000 FCFA). Le nouveau président se serait octroyé 1 050 000 FCFA par mois. Mais là encore, documents manuscrits à l’appui, Me Koné démontre que ce sont des propositions qui lui ont étés faites par le Chargé de suivi de projet de l’organisation au motif que c’est ce que gagnait l’ancien président par mois.&lt;br /&gt;Des sections auraient aussi reçu des fonds pour réaliser des activités mais n’ont fourni ni rapport d’activités ni justificatifs des dépenses. Certaines ont fourni des rapports narratifs d’activités mais sans justificatifs. D’autres ont simplement retourné une partie de l’argent parce que n’ayant pas pu conduire l’activité. Bref, il se passe des choses assez inquiétantes en matière de bonne gouvernance autant dans les sections qu’au niveau de l’organisation panafricaine des droits humains. Est-ce la faute de l’équipe dirigeante actuelle? Peut-être mais pas exclusivement. Certains membres et agents se sont rendus coupables d’intrigues et de pratiques qui sont loin de créer des conditions idoines d’un fonctionnement efficace et efficient de l’organisation. Il y a aussi des intérêts en jeux.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Et le Mali donna 20 millions de FCFA!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Lorsque je prenais service, il y avait 19 millions de FCFA dans les comptes. Nous avons reçu ensuite 65 millions représentant la dernière tranche du budget du plan stratégique, virée par Novib, soit un total de 84 millions. Et à notre prise de fonction nous avons dû régler des dépenses engagées par l’équipe sortante pour l’organisation du congrès de mars 2007. Je vous rassure que je n'ai détourné aucun centime de l'UIDH et je n'ai fait aucune mauvaise gestion. Les résultats de l'audit sont là pour le confirmer», affirme Me Koné. Il ajoute que l’une des sources des difficultés financières est le coût élevé du fonctionnement qui représente environ 35% du budget du plan stratégique, soit environ 3 millions de FCFA par mois pour 12 agents. Il y a aussi les réunions du bureau de coordination qui coûte au bas mot 20 millions (billets d’avion, hébergement, frais de réunion, etc.) «Par souci d’économie, nous avons opté de réduire autant que possible ces réunions». En ce qui concerne le nouveau plan stratégique qui tarde à voir le jour, Me Koné affirme que cela est dû au fait que le congrès de 2007 ait recommandé des réformes organisationnelles et institutionnelles comme préalables à ce plan. C’est ce qui justifie l’organisation d’un congrès extraordinaire chargé de revoir les statuts et règlement intérieur. Cela devrait permettre de rendre l’Union plus opérationnelle et moins lourde dans son fonctionnement. Et il fallait trouver des ressources pour organiser ce congrès. Cette rencontre extraordinaire a justement pour objet se pencher sur les problèmes de l’organisation. Les participants feront le point des activités menées et des difficultés rencontrées. Ils examineront aussi l’état des finances de l’organisation et le règlement des charges, la situation du personnel et procéderont à des modifications statutaires. Il a déjà acquis l’appui financier de l’Etat malien (20 millions de FCFA) pour l’organisation de ce congrès. Le Burkina se serait engagé pour boucler le budget du congrès qui est de 40 millions. D’autres partenaires se seraient aussi annoncés. De même, un moratoire a été adressé aux sections pour leur demander de payer une contribution forfaitaire de 525 000 CFA comme solde de tous leurs arriérés de cotisations. Cinq sections auraient répondu favorablement. Il s’agit de l’organisation nationale des droits de l’homme (ONDH) du Sénégal, de l’AMDH (Mali), de la Voix des sans voix (RDC), de la Ligue camerounaise des droits de l’homme et du Mouvement ivoirien des droits de l’homme (MIDH). Ce congrès serait aussi une opportunité de lever des fonds qui pourraient permettre de régler la situation du personnel. Le président a d’ailleurs rencontré les travailleurs de l’UIDH le 10 juillet dernier. «Il affirme que ce sont des droits acquis qui ne sont pas remis en cause. C’est pourquoi il nous faut tenir le congrès de Bamako, pour finaliser le plan stratégique. Les partenaires ne nous ont pas abandonné. Ils nous demandent de faire des réformes pour alléger notre fonctionnement. C’est ce à quoi nous nous attelons. Le problème du personnel est une préoccupation».&lt;br /&gt;Enfin Brahima Koné de rassurer qu’il n’a jamais été question de transférer le siège à Bamako. «Nous avons même écrit aux autorités burkinabè pour leur signifier que le siège de l’UIDH est et demeure le Burkina Faso. Du reste, au cours de mon séjour, nous avons rencontré le ministre de la Promotion des droits humains et nous avons réitéré notre décision de garder le siège au Burkina Faso. Sur conseil de mon prédécesseur, nous avons poursuivi les démarches auprès des autorités pour le rétablissement de l’accord de siège et elles ont accepté. Comment pouvons-nous après tout cela décider de transférer le siège? Cela n’a jamais été mon intention».&lt;br /&gt;Dans tous les cas, l’UIDH traverse une mauvaise passe. Certains ne comprennent pas pourquoi organiser un congrès extraordinaire à quelques mois du congrès ordinaire qui devrait se tenir en principe en mars 2010. «Ce n’est pas un congrès électif ni de décision», affirme le président, convaincu que c’est la voie à suivre pour sortir de cette impasse financière. Le congrès extraordinaire résoudra-t-il les problèmes? Affaire à suivre!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;Boureima OUEDRAOGO&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-4389965381241954012?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/4389965381241954012/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/uidh-15-mois-darrieres-de-salaires-eau.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/4389965381241954012'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/4389965381241954012'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/uidh-15-mois-darrieres-de-salaires-eau.html' title='UIDH: 15 mois d’arriérés de salaires, eau, électricité et téléphone coupés'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-4095014331175891474</id><published>2009-08-23T17:17:00.001Z</published><updated>2009-08-23T17:20:02.052Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='DIAGNOSTIC'/><title type='text'>CONGRES DU CDP: Salif Diallo veut-il mettre du sable dans le couscous de ses camarades?</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) tiendra son 4éme congrès ordinaire du 23 au 25 juillet prochain. Ce congrès sera soit celui de la consécration de l’allégeance définitive au Président Blaise Compaoré son géniteur, soit celui de la prise en main de l’initiative politique par le parti. Il intervient dans un contexte pré-électoral et où il est de plus en plus question d’un divorce entre le Président du Faso et le CDP.  Les enjeux sont donc grands pour l’avenir du parti et de ses premiers responsables au regard du bouillonnement constaté ces derniers mois dans les rangs de la mouvance présidentielle et de la FEDAP/BC. Mais le CDP se laissera-t-il faire ou tentera-t-il de prendre les choses en mains? Déjà, des propositions sont faites par certains de ses leaders en l’occurrence Salif Diallo, 1er vice Président et ambassadeur du Burkina en Autriche qui estime nécessaires  une dissolution de l’Assemblée nationale, des réformes politiques et institutionnelles pour éviter «la patrimonialisation de l’Etat», un gouvernement d’ouverture, etc. A quel dessein ? Salif Diallo joue-t-il sa carte personnelle ou est-ce une nouvelle bouée de sauvetage du régime comme il sait bien le faire? Est-ce une nouvelle manœuvre pour contourner les débats sur l’alternance forcée (Le PF entame son dernier mandat en 2010) à l’horizon 2015?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis quelques temps, le CDP traverse des zones de turbulences et a perdu de sa capacité à imposer le silence sur ses choix politiques contestables. Nous l’avons écrit, à maintes reprises dans cette rubrique, le CDP n’a pas d’avenir en dehors de Blaise Compaoré. En tout cas, c’est l’impression que ses principaux animateurs d’hier à aujourd’hui donnent à tout observateur attentif de leurs agissements. Et Mahamadi Koanda, ancien député et membre fondateur l’a si bien confirmé en confiant dans une interview accordée à notre confrère Le Pays dans sa livraison du 5 juin 2009, que "le CDP est un champ où on vient cultiver pour Blaise Compaoré"&lt;br /&gt;Il y a un an, nous écrivions précisément  ceci: «Le CDP n’est pas un parti politique tirant sa force et sa légitimité de l’engagement militant de ses adhérents mais plutôt un regroupement d’hommes et de femmes d’intérêts et d’horizons divers ayant pour seul point de convergence, l’allégeance au père fondateur, le Président Blaise Compaoré. En effet, après son élection au forceps en décembre 1991 sous la bannière de l’Organisation pour la démocratie populaire-Mouvement du travail (ODP/MT) et dans le cadre du large rassemblement (son premier programme septennal), Blaise Compaoré s’est lancé dans la conquête d’une base sociopolitique forte pour asseoir sa légitimité et son pouvoir. C’est le programme présidentiel dont le succès ne fait l’objet d’aucun débat. Il a effectivement ratissé large et dans tous les courants de pensées politiques, y compris ceux en totale opposition avec l’idéal communiste de sa jeunesse (…) Tout semble s’être joué sur un partage de rentes politiques, brandies comme appât pour politiciens en quête de mieux-être. Ainsi a-t-on assisté à une cascade de ralliements. Presque tous les partis politiques ont subi à l’époque la désertion de militants vers le nouveau paradis politique qu’est le CDP. La grande majorité des cadres de l’administration publique, les plus grosses fortunes du pays, les chefs coutumiers et religieux, des responsables d’organisations paysannes, sans oublier tous ces citoyens anonymes (attirés par les fortes senteurs du bonheur facile à l’ombre du grand sachem) ont accouru pour grossir les rangs.  Chacun y est venu pour défendre ses intérêts propres. Ils sont nombreux aujourd’hui ces hommes et ces femmes qui sont les preuves vivantes que le ralliement au CDP offraient plus d’opportunités de réussite sociale et économique que tous les diplômes du monde réunis» (Cf. Le Reporter N° 13 de juillet 2008)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une bien curieuse conception de la démocratie&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Naturellement, après le large rassemblement, il faut contenir «les ambitions trop disparates et parfois inavouées et même démesurées de tous ces cadres accourus de partout pour soutenir Blaise Compaoré, sinon se soutenir eux-mêmes». Depuis plusieurs années, on assiste progressivement à des départs significatifs de certains cadres dont la plupart anime aujourd’hui des partis de la mouvance présidentielle. Le dernier mouvement en date est celui des «refondateurs» qui, après une fronde bruyante à travers des échanges épistolaires avec la direction du parti, ont fini par claquer la porte tout en promettant à ceux qui voudraient bien les suivre, un nouveau cadre politique.&lt;br /&gt;C’est donc sur fond de turbulences en son sein qui pourraient augurer d’une nouvelle ère pour la démocratie interne par l’instauration du débat contradictoire et la fin de l’omerta dans l’arène du pouvoir, que le parti que préside Roch Marc Christian Kaboré tiendra son 4ème congrès. Cette rencontre se tient aussi à un moment où le parti qui n’a plus le monopole du portage politique de l’action du Président, est en quête d’un repositionnement stratégique lui garantissant une stature réelle de parti au pouvoir. Avant ce congrès, sa direction a fait le tour du Burkina pour animer des conventions régionales et provinciales au cours desquelles, il a été question de resserrer les rangs autour du Président du Faso. Il a été également question des rapports entre le parti et la Fédération associative pour la paix et le progrès avec Blaise Compaoré (FEDAP/BC) annoncée comme la nouvelle force qui concurrencerait le CDP dans le soutien à l’action de Blaise Compaoré. Le discours a été le même partout. Il n’y a pas de concurrence possible entre les deux entités mais plutôt une complémentarité. Ces discours, on l’a compris, traduisent la volonté des premiers responsables du parti de rassurer le Président de leur constante et indéfectible allégeance. Ils font des pieds et des mains pour remobiliser les troupes afin de rester la première force politique à la disposition du Chef. On les a vus, à la limite agacés, s’échiner à critiquer avec véhémence le Forum des citoyens de l’alternance initié par Zéphirin Diabré. C’est à peine s’ils ne déniaient pas à des citoyens de ce pays le droit de se réunir publiquement pour discuter de l’alternance. Mais, humainement, on comprend l’agacement des caciques du CDP sur cette initiative de débats publics sur l’alternance qui est venue comme une tempête, remplir leur couscous de sable, d’autant plus que l’initiateur est l’un de leurs compagnons d’hier qui a quitté le navire et tente de jouer sa partition ailleurs. Mais là où c’est inquiétant, c’est quand ce parti qui se dit grand et démocrate, manque crucialement le courage politique de reconnaître qu’en démocratie, le pouvoir s’exerce à travers des mandats limités dans le temps et que nul ne peut se prétendre démocrate s’il conçoit l’exercice du pouvoir par un seul et même individu pendant des décennies et même tout le temps qu’il le souhaite. Ces messieurs et dames ont une bien curieuse conception de la démocratie. Ces responsables politiques continuent de s’enfoncer dans l’erreur historique de priver le peuple burkinabè d’une démocratie véritable où la constitution est et demeure quelque chose de sacrée et respectée comme telle par tous. Le CDP s’est déjà rendu coupable d’un viol de la volonté populaire par la révision de l’article 37 de la constitution en 1997. Et l’histoire semble se répéter. Pour plaire au chef et sauver leur tête, certains sont prêts à tout, y compris une nouvelle relecture de la constitution pour sauter à nouveau le verrou de la limitation des mandats présidentiels. Bref, le parti tente bien que mal de colmater les brèches pour aller à ce congrès.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Salif Diallo est-il entré en rébellion?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, tout porte à croire que les débats ne seront pas aussi aisés comme de par le passé. Déjà, des discours de cassure se font entendre de la part de certains leaders et non des moindres. En effet, alors que le parti a choisi de consacrer les débats sur le renforcement de son dispositif organisationnel, le N°2 du parti, Salif Diallo, de son «exil autrichien», annonce les couleurs et jette un pavé dans la marre. Même s’il précise qu’il s’agit d’un point de vue personnel, certaines de ses propositions ne seront pas reçues avec beaucoup de bonheur par tout le monde. Cette sortie fait déjà des grincements de dents chez certains de ses camarades qui pensent que «Gorba» veut, comme «Zeph», mettre du sable dans leur couscous. D’entrée, il reconnaît implicitement que l’Etat et ses institutions sont en panne et qu’il faut entreprendre des réformes institutionnelles profondes pour relancer la machine. Entre autres propositions faites par Salif Diallo au détour d’une interview accordée à L’Observateur Paalga du 8 juillet dernier, il y a celles surprenantes de la dissolution de l’Assemblée nationale et de réformes institutionnelles pour instaurer «un régime parlementaire fort», et de la formation d’un gouvernement d’ouverture pour conduire une sorte de processus transitoire vers des élections générales.&lt;br /&gt;Que cherche Salif Diallo? Est-ce les signes d’un début de rébellion contre son maître d’hier? Ou est-ce finalement, une lecture désintéressée de la situation nationale après quelques mois de recul? De telles propositions venant de lui sont pour le moins troublantes. Non pas qu’elles sont sans intérêt ni fondement, mais justement parce que Salif Diallo est connu, à tort ou à raison, comme l’un des acteurs des plus grands coups fourrés que le régime Blaise Compaoré a servis au peuple depuis le 15 octobre 1987. De ce point de vue, ils sont nombreux qui verront dans ses propositions la main de son maître. D’autant plus que dans ses propositions de révisions de la constitution, il n’évoque nulle part l’inviolabilité de l’article 37 qui interdit à Blaise Compaoré un autre mandat après 2015. Pour les thuriféraires d’une telle analyse, Blaise Compaoré manœuvre pour se maintenir au pouvoir et il a fait appel à celui qu’il croit capable de sortir le grand jeu. C’est un point de vue qui se défend et qui mérite attention. Seulement, l’on ne peut s’empêcher de penser que le Président du Faso et son «ancien  homme à tout faire», soient plus stratèges que cela. Nous ne sommes plus entre 1987 et 1998 où les Burkinabè voyaient venir les choses et les laissaient passer par peur, cupidité et complaisance. Aujourd’hui, bien des Burkinabè ont ouvert l’œil et le bon. Autant Salif Diallo croit le président «patriote et à même de s’élever au dessus des intérêts partisans», autant ils sont nombreux à croire que lui aussi est patriote et capable de se mettre au dessus des calculs politiciens juste pour rendre service à son mentor et retrouver sa place dans le sérail; et qu’enfin, il a pris la mesure de la situation nationale pour reconnaître qu’une démocratie où un seul individu règne indéfiniment, n’en est pas une. C’est plutôt «un marché de dupes» comme l’a dit Zéphirin Diabré.&lt;br /&gt;Pour autant, doit-on croire que «Gorba», comme on l’appelle ici, est finalement entré en rupture définitive de banc avec Blaise Compaoré et chercherait à le pousser à sortir du bois pour dévoiler ses intentions réelles, quitte à ce que ces intentions fassent l’objet de négociations en vue d’un «compromis historique avec l’opposition démocratique, sans chercher à la dompter ou à obtenir d’elle une allégeance complaisante»? Ce n’est pas non plus à exclure quand on se rappelle des conditions de son départ du gouvernement. A ce sujet, un internaute fait remarquer que «cette interview est en quelque sorte codée et seul celui qui réfléchit bien saura la comprendre». En tous les cas, si telle est l’intention de Salif Diallo, il mérite le soutien de tous ceux qui estiment qu’il faut enfin donner la chance au Burkina de tester d’autres compétences au sommet de l’Etat. Au risque de nous répéter, n’en déplaise aux caciques du CDP, bien des citoyens estiment que si en 22 ans, le Président Compaoré n’a pas encore donné tout ce qu’il peut à ce pays, il doit poursuivre son apport en tant que citoyen et céder la place à d’autres qui sont disposés à tout donner en un ou deux mandats. Mais Salif Diallo n’a pas fait feu de tout bois sur Zéphirin Diabré et le forum des citoyens de l’alternance. Mieux, il dit tout haut que l’alternance ne saurait être un sujet tabou. Toutefois, «le meilleur moyen de créer une alternance dans la paix et la stabilité, c’est de réformer profondément les institutions actuelles, pour approfondir la démocratie en donnant des chances égales à tous les partis politiques. C’est pourquoi ma suggestion est d’aller aujourd’hui vers un régime parlementaire, qui nous éviterait une patrimonialisation de l’Etat». Il est convaincu qu’il faut sortir des discours convenus et le Président du Faso n’a pas à s’offusquer puisqu’il ne fait que donner «un point de vue politique. Et «s’il doit l’être, c’est contre ceux qui lui « pompent l’air» tous les jours avec des pseudo-lectures de la situation nationale, qui veulent maintenir le statu quo, croyant qu’avec le temps et par des tours de passe-passe, ils pourront hériter de son pouvoir ou conserver des avantages».&lt;br /&gt;Sacré Salif Diallo! S’il n’est donc pas inspiré ou cautionné par le Président Compaoré, l’on ne peut que se réjouir qu’il mette son courage et son génie politiques au service d’une refondation réelle de l’Etat et de la gouvernance. Sans verser dans la naïveté, l’on peut donc lui accorder le bénéfice de la présomption de bonne foi d’autant plus qu’il affirme haut et fort qu’il «n’avance pas masqué» et qu’il assume ses points de vue. Ce qui n’empêche pas aussi d’ouvrir l’œil et le bon.&lt;br /&gt;Enfin, va-t-il verser ses propositions aux débats du congrès? Sera-t-il suivi par ses camarades? Lui-même ne prend pas pour acquis un débat de ses propositions au congrès. Car dit-il, «c’est une question difficile sur laquelle le président du parti et moi avons échangé plus d’une fois. Je ne présage de rien. Mais si cette option est prise, elle suppose beaucoup de sacrifices de notre part. Il ne s’agit pas de préserver des intérêts personnels ou partisans, mais plutôt de préserver la paix et la stabilité pour un avenir serein de notre pays. (…) C’est d’un nouveau départ institutionnel qu’il s’agit».&lt;br /&gt;Salif Diallo croit qu’un «régime parlementaire responsabiliserait plus le CDP et lui permettrait de survivre politiquement au président Compaoré». Si donc ses propositions sont mises sur la table du Congrès, il est certain qu’il y aura débats, à condition bien sûr que ce ne soient des propositions inspirées ou avalisées du palais présidentiel. En effet, si ces propositions émanent du président Compaoré, elles passeront comme une lettre à la poste. C’est en cela que le congrès du CDP est digne d’intérêt. L’évolution de la situation interne de ce parti finit de convaincre que le combat ne fait que commencer. Soit il sort grandi de ce congrès avec une cohésion interne plus que jamais renforcée, soit il demeure ce géant aux pieds d’argile qui se complaît dans un unanimisme sans conviction. Il ne faudrait donc pas que le CDP se trompe de combat. Son avenir dépendra de la capacité des délégués et de la direction à aborder avec lucidité et courage les préoccupations et les aspirations des populations. Si ce parti conçoit exclusivement son utilité publique et sa raison d’être à l’allégeance à Blaise Compaoré, il ne lui reste plus que d’attendre qu’un jour, celui-ci n’en ait plus besoin et décide de miser sur d’autres relativement plus neufs et moins comptables de la situation actuelle. Le CDP pourrait alors disparaitre comme tant d’autres avant lui; ce ne serait pas «un drame national» ! Le congrès est donc une opportunité historique pour le CDP de donner une autre image de lui. Et ce ne sont pas les propositions qui manquent. C’est bien beau de se flatter que l’on a une force de mobilisation d’un électorat important, seul source de légitimité en démocratie. Mais dans ce pays, tout le monde sait de quoi est constituée la prétendue force du CDP. Et pour renforcer ses capacités organisationnelles, il faut aller au-delà des flatteries, des fuites en avant afin de prendre toute la mesure de la situation nationale et des grands enjeux et défis qui se posent au Burkina et à sa démocratie. Mais bref, le CDP, c’est le CDP. Peut-être que c’est trop demander à ses leaders d’avoir enfin le courage de penser à ce pays qui leur a tout donné. Absolument tout sauf le courage et la volonté de le lui rendre un jour, ne serait-ce qu’en termes d’un tout petit d’effort de surpasser leurs intérêts partisans. &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Par Boureima OUEDRAOGO&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-4095014331175891474?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/4095014331175891474/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/congres-du-cdp-salif-diallo-veut-il.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/4095014331175891474'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/4095014331175891474'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/congres-du-cdp-salif-diallo-veut-il.html' title='CONGRES DU CDP: Salif Diallo veut-il mettre du sable dans le couscous de ses camarades?'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-6431883115959954503</id><published>2009-08-23T17:15:00.000Z</published><updated>2009-08-23T17:17:17.856Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='EDITORIAUX'/><title type='text'>EDITORIAL: Militaires du déshonneur?</title><content type='html'>En rire ou en pleurer ? Les militaires sont généralement perçus comme des hommes d’honneur, disciplinés et respectueux des textes et de la parole donnée. Mais aussi curieux que cela puisse paraître, en Afrique surtout francophone, presque tous les dictateurs et autres présidents passés maîtres dans le tripatouillage des constitutions pour se maintenir au pouvoir sont des militaires. L’entêtement de Mamadou Tandja à se donner une nouvelle chance de briguer d’autres mandats alors qu’il devrait définitivement faire ses valises en décembre prochain confirme davantage le doute que nos militaires aient une capacité d’assimilation des règles du jeu démocratique. Et lorsqu’ils accèdent au pouvoir, ils appliquent les bonnes méthodes militaires reposant essentiellement sur la tactique (stratégie de défense et d’attaque savamment pensée et mise en œuvre) et la brutalité au besoin. C’est apparemment la seconde option que le «très patriote» Mamadou Tandja a choisi. Il veut rester au pouvoir pour terminer ses chantiers. Et si les institutions républicaines s’y opposent, il use et abuse de la brutalité en les dissolvant à tour de bras. Après tout, il est colonel de l’armée et a le devoir de défendre son peuple contre des politiciens qui veulent le prendre en otage! Lui veut consulter le peuple à travers un référendum. Rien, ni personne ne l’y empêchera. Advienne que pourra.&lt;br /&gt;Pas même les récriminations de la rue et des médias, encore moins les réactions timides de la France et de certaines organisations régionales. Ouvrons juste une parenthèse pour saluer l’engagement prononcé des médias burkinabè pour la démocratie au Niger. Ce serait salutaire s’ils pouvaient, tous ensemble, se mobiliser autant pour la démocratie au Burkina et notamment pour défendre bec et ongles la constitution, notamment en sa clause limitative du mandat présidentiel.&lt;br /&gt;Bref, de Mobutu Sessé Seko (R.D. Congo) à Mamadou Tandja (Niger) en passant par Lassana Conté (Guinée), Denis Sassou N’Guesso (Congo), Blaise Compaoré (Burkina Faso), Robert Guéi, même s’il s’est fait finalement roulé dans la farine (Côte d’Ivoire), etc, on aura vu des militaires tenter chacun à sa façon et selon le contexte de son pays, conquérir le pouvoir d’Etat et s’y accrocher. Certains avaient publiquement annoncé, après des coups d’Etat qu’ils n’étaient pas intéressés par le pouvoir et étaient simplement des patriotes en mission de libération de  leurs pays contre des pouvoirs oppresseurs. Deux exemples: Mobutu n’était-il pas «contraint» de prendre le pouvoir pour mettre de l’ordre au Zaïre? Blaise Compaoré n’est-il pas le «patriote» qui a sauvé la révolution burkinabè de la «dérive droitière» du Burkina? Tous deux n’ont-ils pas soutenu publiquement qu’ils n’étaient nullement intéressés par le pouvoir et s’en iraient après avoir restauré l’Etat dans ses droits? Retenons simplement que Mobutu est resté 32 ans au pouvoir et ne l’a quitté que contraint par le rebelle Laurent Désiré Kabila. Blaise Compaoré, lui, est toujours confortablement installé dans son fauteuil présidentiel. Et cela fait déjà 22 ans que ça dure. Il briguera certainement un autre mandat en 2010 et totalisera au terme de ce dernier mandat (s’il le consent ainsi), 28 ans de règne.&lt;br /&gt;Heureusement qu’il y a des exceptions comme Mathieu Kérékou du Bénin et probablement Amadou Toumani Touré du Mali. Comme en toute règle, il faut bien des exceptions pour la confirmer, l’on est fondé vraiment à douter de la capacité des militaires à être véritablement des démocrates. Pire, quand des officiers militaires ne respectent pas leurs propres paroles et en viennent investir leur énergie et leur génie dans le contournement de la loi, juste pour leurs intérêts personnels, il y a de quoi inquiéter les civils. Finalement, les militaires ne sont pas différents d’eux. Ils ne sont pas non plus attachés au sens de l’honneur, à la dignité et au respect de la loi dans toute sa rigueur. On comprend donc aisément que dans les «démocraties bananières» de la Françafrique, les armées ne sont républicaines que de nom. Quand les gardiens du temple sont ceux qui les brûlent, la société perd simplement ses repères et ses recours. Il ne reste plus que la tricherie, le vol, les détournements, la calomnie et les flatteries des hommes au pouvoir, les réseaux (d’alliance et de parenté), le maraboutage, le règne de l’absurde, etc.&lt;br /&gt;Doit-on finalement croire qu’en Afrique, le pouvoir fait perdre aux militaires leur sens de l’honneur? En tout cas, sur ce point, il y a  de bonnes raisons de douter de nos militaires.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Boureima OUEDRAOGO&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-6431883115959954503?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/6431883115959954503/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/editorial-militaires-du-deshonneur.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/6431883115959954503'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/6431883115959954503'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/editorial-militaires-du-deshonneur.html' title='EDITORIAL: Militaires du déshonneur?'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-3189176166486531779</id><published>2009-08-23T17:12:00.000Z</published><updated>2009-08-23T17:15:17.089Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='J’ECRIS TON NOM'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='LIBERTE'/><title type='text'>Le Reporter condamne l'agression de Raïssa Compaoré de Canal 3</title><content type='html'>Notre consoeur Raïssa Compaoré de la télévision privée Canal 3 a été agressée le 9 juillet 2009 dans l’exercice de sa profession. Elle était allée faire un reportage autour du grand marché de Ouagadougou, suite à un mouvement de foule déclenchée dans cette zone. Alors qu’elle faisait son travail de journaliste, elle a été prise à partie par des manifestants zélés. En plus des violences physiques qu’elle a reçues (coups et arrachement de ses vêtements), elle s’est vue retirer sa caméra de reportage et son téléphone portable. Jusqu’au moment où nous bouclions cette édition, ces outils de travail n’avaient pas été retrouvés. Ces faits extrêmement graves portent non seulement atteinte à l’intégrité physique de notre conseur, mais aussi à l’exercice de la profession de journaliste. Le Reporter condamne sans réserve ces actes de violence et apporte son soutien ferme et indéfectible à Raïssa Compaoré et à la Rédaction de Canal 3. Il espère vivement que les autorités compétentes mettront tout en œuvre pour retrouver et punir les auteurs de tels actes.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Ouagadougou, le 9 juillet 2009&lt;br /&gt;Le Reporter&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-3189176166486531779?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/3189176166486531779/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/le-reporter-condamne-lagression-de.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/3189176166486531779'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/3189176166486531779'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/le-reporter-condamne-lagression-de.html' title='Le Reporter condamne l&apos;agression de Raïssa Compaoré de Canal 3'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-8521915469045209522</id><published>2009-08-23T17:07:00.002Z</published><updated>2009-08-23T17:11:54.933Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ONDE DE CHOC'/><title type='text'>ALLO! ICI LE CONSEIL DE SECURITE DE L’ONU!: «Blaise Compaoré dans une affaire de diamants»</title><content type='html'>&lt;strong&gt;On en avait entendu parler au début des années 2000. Mais on ne savait pas avec exactitude, le contenu du rapport du Conseil de sécurité des Nations Unies. Nous avons enfin réussi à obtenir le document. L’affaire est grave. Et même très grave. Le président Compaoré est accusé d’avoir trempé dans un ténébreux «deal» de diamants. Mais il n’y a pas que ça. Le Groupe d’experts du Conseil de sécurité est formel: le Burkina a soutenu l’UNITA de Jonas Savimbi dans la «sale guerre» qui décimait l’Angola. Des armes sont passées par le «pays des hommes intègres». Mais lorsque le Groupe d’experts a cherché à y voir clair, les autorités burkinabè se sont farouchement opposées.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les premières phrases concernant le Burkina font froid au dos: «Le Groupe d’experts a recueilli des preuves formelles concernant des transports d’armements depuis l’Europe orientale par des appareils qui atterrissaient à Ouagadougou et Bobo Dioulasso. Les armements étaient ensuite transbordés, puis expédiés vers d’autres utilisateurs finals, dont l’UNITA». L’affaire a dû faire siffler les oreilles de certains dignitaires du régime. Voyant venir le danger, ils ont très vite tenté d’empêcher les experts des Nations Unies d’enquêter. Les tracasseries étaient tellement fortes que tout cela est ressorti dans le rapport final. Voici un morceau: «Fort des informations précises qu’il avait reçu, le Groupe a demandé aux autorités burkinabè, pendant qu’il était au Burkina Faso, l’autorisation de se rendre à l’aéroport de Bobo Dioulasso afin d’y inspecter les installations et de vérifier si l’aéroport était utilisé comme lieu de transit pour des armements et du matériel militaire destinés à l’Angola. Mais il s’est heurté au refus immédiat des fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères à Ouagadougou». La suite, la voici: «La même demande a été rejetée par le ministre des Affaires étrangères du Burkina lorsque les membres du Groupe se sont entretenus avec lui à Lomé quelques jours plus tard». Blocus total donc! Mais c’était mal connaître les d’experts du Conseil de sécurité. Ils ont continué les enquêtes. Ils ont rencontré plusieurs sources «dignes de foi» et reçu de nombreux rapports. Tout cela ajouté à un véritable travail de fourmis sur le terrain. Et ils sont arrivés à cette conclusion: «Il existe de nombreux liens entre le Burkina Faso et l’UNITA. Il est très vraisemblable que des armements légalement vendus et transportés au Burkina Faso aient été détournés par les autorités burkinabè vers l’UNITA, en violation des sanctions imposées par le Conseil de sécurité». Selon le Groupe d’experts des Nations Unies, l’UNITA importait des armes redoutables: des mines et des explosifs, des armes légères et des armes portatives, des armes antichars et antiaériennes, des pièces d’artillerie, etc. Des véhicules mécanisés aussi, tels que les tanks et des véhicules blindés de transport de personnel. L’UNITA a pu ainsi importer de «grandes quantités d’armements et de matériel militaire». Le rapport du Groupe d’experts montre, dans les détails, comment l’opération se déroulait. Acte 1: certains pays d’Afrique ont accepté de céder à l’UNITA, leur certificats d’utilisateurs. Ils ont aussi facilité le passage sur leur territoire d’armements et de matériel militaire qui lui étaient destinés. Sur ce chapitre, le Burkina Faso fait partie des Etats qui sont dans le box des accusés.&lt;br /&gt;Acte 2: certains pays fournisseurs d’armements, notamment la Bulgarie et bien d’autres, ont accepté de vendre des armes, de façon officielle ou officieuse, sans se soucier de leur destination finale.&lt;br /&gt;Acte 3: des marchands d’armes et des transporteurs aériens internationaux se sont empressés d’offrir leurs services. Ils ont joué les intermédiaires entre l’UNITA et les fournisseurs d’armes et de matériel militaire.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Mais voilà que tout bascule en 1998&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. Les combats font rage en Angola. L’UNITA essuie des échecs souvent cuisants. Jonas Savimbi est coincé. Il tente de faire un repli tactique. Mais les choses vont de mal en pis. Et les pistes se brouillent: l’intensité des combats a «coupé la majeure partie des approvisionnements en produits pétroliers». L’UNITA avait pourtant besoin de grosses quantités de carburant pour les interventions de ses blindés et les mouvements de ses troupes. Selon le Général Bandua, en 1999, l’UNITA disposait de moins de 100 000 litres de carburant. Jonas Savimbi a été clair: la plus haute priorité stratégique était l’acquisition de nouveaux stocks. Il a même décidé de s’occuper personnellement des opérations d’achat. «Des démarches ont été entreprises au plus haut niveau au Burkina Faso, en Zambie et au Togo. L’aide du chef rebelle congolais, Jean Pierre Bemba, a également été sollicitée». Et c’est Marcelo Moise Dachala dit Karriça, l’un des fidèles de Savimbi, qui «a été chargé d’établir les contacts personnels nécessaires», précise le rapport. Et voici Blaise Compaoré qui plonge encore dans cette affaire trouble: «En février 1999, selon le Général Bandua, le Président Compaoré du Burkina Faso a accepté de faciliter l’envoi à Savimbi de trois chargements de 18 000 à 20 000 litres de Diesel. L’UNITA a également obtenu du carburant par l’intermédiaire des rebelles congolais de Jean Pierre Bemba».&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Mais le Groupe d’experts du Conseil&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; de sécurité ne s’arrête pas là. Il pointe du doigt plusieurs anciens chefs d’Etat et chefs d’Etat au pouvoir en Afrique: «Ils ont aidé l’UNITA à contourner les sanctions du Conseil de sécurité  sur les livraisons des produits pétroliers aux troupes de Jonas Savimbi». Et voici les experts qui égrènent des noms: l’ancien président du Zaïre, Mobutu Sese Seko, l’ancien président de la République démocratique du Congo, Pascal Lissouba et l’ancien Premier ministre de la République du Congo, le Général Joachim Yhombi Opango, et le Président du Burkina Faso, Blaise Compaoré».&lt;br /&gt;Mais il n’y a pas que les armes et les produits pétroliers. Il y a aussi cette «sale affaire» de diamants. A ce sujet, le Groupe d’experts a encore épinglé le Président Compaoré et d’autres chefs d’Etat. Et de fort mauvaise manière. Voici son constat: «Le Burkina Faso est un lieu sûr pour les transactions portant sur les diamants de l’UNITA. Le Groupe a appris que Ouagadougou était un lieu privilégié pour les transactions entre l’UNITA et les diamantaires d’Anvers. En général, M. Savimbi appelle le Président Compaoré pour l’informer de l’arrivée d’une délégation. Le Général Bandua a rappelé une conversation au cours de laquelle M. Savimbi aurait dit à M. Compaoré: «Ceux qui viennent pour vendre ou acheter sont tous des amis personnels». Ce scénario de contact préalable a été confirmé par le Colonel Kangunga qui était responsable du matériel de transmissions de Savimbi. Les diamants sont normalement transportés à Ouagadougou par M. Karriça, qui est accueilli à l’arrivée par un membre du personnel du Cabinet du Président et bénéficie de mesures de protection et d’une escorte. Cette disposition était nécessaire non seulement pour  veiller à ce qu’il n’y ait pas de problèmes avec les autorités douanières et autres autorités burkinabè, mais également pour assurer la sécurité des diamants ou des espèces pendant le séjour de la délégation dans le pays. La protection était maintenue en place jusqu’au retour de la délégation à Andoulo, le fief de l’UNITA en Angola».&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les diamants jouent un rôle particulièrement important&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; dans l’économie politique et militaire de l’UNITA. Jonas Savimbi et ses partisans s’en donnent à fond et à cœur joie. Les diamants leur rapportent de l’argent, beaucoup d’argent. Mais pas seulement ça. L’UNITA échange des diamants bruts contre des armes. Le diamant est également un élément important de la stratégie de cette organisation pour se faire des amis et entretenir son appui extérieur. Et en plus, «les caches des diamants bruts, plutôt que des dépôts monétaires et bancaires, constituent pour l’UNITA le moyen privilégié de stocker sa fortune», note le rapport d’enquête.&lt;br /&gt;Autre révélation: «Le Groupe d’experts a reçu directement des témoignages de première main attestant que l’UNITA avait payé en diamants, un certain nombre de chefs d’Etat africains. Mais il a jugé qu’il devait se borner à ne mentionner nommément que ceux pour lesquels il avait la certitude, par des témoignages directs de première main, de la réalité de tels paiements». Trois chefs d’Etat ont ainsi été épinglés: l’ex-président du Zaïre, Mobutu Seso Seko, l’ex-président du Togo, Gnassingbé Eyadéma, et le président du Burkina Faso, Blaise Compaoré. Morceau choisi: «Le Groupe d’experts a reçu des témoignages provenant de multiples sources concernant les divers paiements qui auraient été faits par Savimbi au Président du Burkina Faso, Blaise Compaoré. Le Général Bandua a affirmé avoir vu Savimbi et Compaoré ‘‘sceller leur amitié’’ lors d’une réunion en 1995, à laquelle il était présent. Même si l’on considère souvent que le président Compaoré est, de tous les dirigeants africains, le plus proche et le plus sincère de tous les amis de Savimbi, il ne fait pas de doute que cette amitié comporte également un élément financier». En fait, «Savimbi ne se privait pas de parler à ses proches associés, des diverses «enveloppes» qu’il envoyait à Compaoré. On prétend également qu’outre les paiements faits directement à Compaoré à titre personnel, Savimbi a également contribué largement à sa campagne politique. Et qu’en deux occasions au moins, il a renfloué les coffres de l’Etat pour aider le Gouvernement burkinabè à faire face à ses obligations critiques».&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le Groupe d’experts du Conseil de sécurité a été ferme&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;: les autorités du Burkina et du Rwanda, au plus haut niveau, ont violé les sanctions interdisant le commerce des diamants de l’UNITA. Elles ont facilité les contacts entre celle-ci et les diamantaires d’Anvers. Elles ont protégé ceux qui participaient à de telles transactions et facilité à l’UNITA, l’utilisation de diamants comme monnaie d’échange contre des espèces ou des armes».&lt;br /&gt;Voici une autre vrévélation: «Des dirigeants de l’UNITA et des personnes figurant dans la liste de celles auxquelles il est interdit de voyager, s’étaient vu délivrer des passeports par les autorités du Togo, de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso. Dans des cas assez nombreux dont le Groupe d’experts a eu connaissance, ces pays ont délivré aux intéressés, des passeports diplomatiques, des laissez-passer ou des passeports spéciaux. Il faut dire que bien des pays ont du mal à repérer les personnes interdites de voyage qui se déplacent sous une fausse identité mais dont les papiers sont valides». Et voici le Groupe d’experts qui pointe encore du doigt le Burkina Faso: «Ce pays sert de base d’opérations pour les activités externes de l’UNITA en Afrique (…) Ouagadougou est la base d’opérations du principal responsable des achats et du commerce international de diamants de l’UNITA, Marcelo Moise Dachala, connu sous le nom de Karriça. C’est également la base de Helder Mundombe (connu sous le nom de Boris), l’un des lieutenants ayant la confiance de Savimbi. Le représentant officieux de l’UNITA au Burkina Faso est Joao Batista Rodrigues Vindes».&lt;br /&gt;Certains pays ont violé les interdictions de voyager qui frappaient de hauts responsables de l’UNITA et des membres de leurs familles. Le Burkina en fait partie. Le rapport d’enquête l’a dit, droit dans les yeux du Président Compaoré: «Les pays qui avaient le plus souvent enfreint ces mesures étaient le Burkina Faso, le Togo et la Côte d’Ivoire. Ils avaient tous facilité les voyages de personnes dont les déplacements tombaient sous le coup des sanctions».&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les autorités burkinabè avaient à l’époque tapé du poing sur la table&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, estimant sans doute que ce rapport ne correspondait pas à la réalité. Le Conseil de sécurité avait aussitôt riposté. Et demandé à Blaise Compaoré d’apporter les preuves de son innocence. La tension est monté, encore et encore, puis, petit à petit, le rapport s’est évanouit dans l’oubli. Mais récemment, le Conseil a fait une revue des différents rapports que ses experts ont produits. Tous les regards se sont posés sur le président Compaoré et d’autres chefs d’Etat. Et on a rouvert les pages de cette sombre affaire. Une après une. On a ainsi revisité la sale histoire des diamants, des produits pétroliers et des armes. On a aussi pensé aux milliers de morts en Angola…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Hervé D’AFRICK&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-8521915469045209522?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/8521915469045209522/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/allo-ici-le-conseil-de-securite-de-lonu.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/8521915469045209522'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/8521915469045209522'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/allo-ici-le-conseil-de-securite-de-lonu.html' title='ALLO! ICI LE CONSEIL DE SECURITE DE L’ONU!: «Blaise Compaoré dans une affaire de diamants»'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-5172511172415875771</id><published>2009-08-23T16:52:00.005Z</published><updated>2009-08-23T17:06:57.185Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='FACE A FACE'/><title type='text'>FELIX COMPAORE, MAIRE REVOQUE DE KOUBRI: «Je n’ai jamais touché à l’argent»</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Lotissement à Koubri? Non! Le maire révoqué de cette commune rurale, Félix Compaoré, affirme qu’il n’y en a jamais eu sous son mandat. Il affirme aussi n’avoir jamais détourné de l’argent. Des dépenses ont été faites et les justificatifs, dit-il, sont disponibles. Le bourgmestre déclare aussi avoir tenté en vain d’obtenir auprès du ministre, le rapport final de l’Inspection technique concernant la gestion de sa commune. Et il affirme qu’il y a plus grave: «Pour arriver à leurs fins, ils ont semé la discorde au sein de ma famille»&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le Reporter&lt;/em&gt;: Le Conseil des ministres vous a révoqué pour «fautes graves de gestion». De quoi s’agit-t-il exactement?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Félix Compaoré&lt;/strong&gt;: J’ai été surpris de la décision du Conseil des ministres. L’Inspection technique est venue trois fois à Koubri. La première fois, j’étais malade. Les deux autres fois, j’ai pu voir les inspecteurs. J’ai ensuite reçu un rapport concernant la première et la deuxième mission. L’inspection m’a fait des recommandations que j’ai appliquées à près de 98%. J’ai ensuite envoyé l’état d’exécution de ces recommandations au ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Concernant la troisième mission qu’ils ont qualifiée de «mission d’investigation complémentaire», je n’ai pas encore reçu le rapport.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Vous n’avez donc pas connaissance du contenu du rapport final de la mission d’investigation?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’en ai pas du tout connaissance. J’ai même demandé à plusieurs reprises une audience au ministre afin d’obtenir le rapport final de l’inspection technique et savoir ce qu’on me reprochait exactement. Mais aucune audience ne m’a été accordée. C’est bien après que le ministre m’a écrit pour me dire que je n’ai pas commandité cette troisième mission, donc les résultats ne pouvaient pas être portés à ma connaissance. Cela m’a beaucoup étonné. Jusqu’à ce que je sois révoqué, je n’ai pas obtenu ce fameux rapport.&lt;br /&gt;Comment expliquez-vous le fait que le ministre refuse de vous recevoir. Y avait-il un problème préalable?&lt;br /&gt;Au contraire! Depuis que ces vagues d’investigations ont démarré suite à l’instigation d’un conseiller CDP puis d’autres qui se sont associés pour, disent-ils, dénoncer ma gestion, j’ai suivi pas à pas les travaux de l’inspection. Je sentais qu’une machination se préparait mais j’ai toujours cru que le ministre ferait la part des choses afin de savoir la réalité. A chaque fois que l’inspection venait et repartait, j’adressais une correspondance au ministre pour le tenir informé de la manière dont le travail s’était déroulé et souvent aussi de mes inquiétudes face à ce que j’avais observé. Franchement, je n’avais pas d’a priori envers le ministre. Je suis donc étonné que le ministre refuse de me recevoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Des fonds récoltés dans le cadre du recensement auraient été déposés sur un compte puis retirés. Mais on ne sait pas ce qu’est devenu cet argent…   &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque l’Inspection est arrivée, elle s’est rendu compte que nous avions utilisé environ cinq millions de francs CFA pour des dépenses concernant le fonctionnement de la commune. Elle a rejeté les justificatifs concernant 4 millions de FCFA. Ce sont pourtant des actifs qui sont visibles au niveau de la mairie. Nous avons expliqué cela à l’inspection, documents à l’appui. Mais par la suite, cette dernière ne m’a rien dit jusqu’à ce que j’apprenne que j’ai été révoqué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;On vous accuse d’avoir collecté par ci et par là, des justificatifs pour présenter à l’Inspection…&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le travail de maire est un travail bénévole. Lorsque je finis de faire mon travail au niveau de la mairie, je m’en vais. Il y a une administration locale qui gère les différentes dépenses. Ce n’est pas moi qui fais les dépenses. Je ne vois donc pas pourquoi on prétend que j’ai collecté des justificatifs par ci et par là pour présenter à l’inspection technique. Si la mission d’inspection est réellement venue dans le but de faire du bon travail, elle devrait dire au ministre dans quelle atmosphère le travail se fait au niveau de la mairie. Je n’ai jamais touché à l’argent. C’est remis à qui de droit pour faire les dépenses nécessaire et envoyer les justificatifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ces dépenses ont-elles suivi les normes requises?&lt;/strong&gt;  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ce niveau, je reconnais qu’il y a eu certaines insuffisances. A notre arrivée à la mairie, il n’y a pas eu de formation de la part du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Les autorités de tutelle aimaient nous dire de prendre des initiatives pour que ça marche. Personnellement, j’ignorais certaines règles et procédures. C’est quand l’Inspection est venue que j’ai compris que le fait d’utiliser des recettes pour faire directement des dépenses n’était pas normal, même si nous prenons toujours le soin d’exiger des justificatifs. Nous aurions dû verser directement les recettes au Trésor et faire ensuite des mandats pour récupérer de l’argent afin de faire des dépenses.  Mais l’administration que j’avais sur place au départ n’était pas du tout étoffée. Il n’y avait pas de comptable. J’étais avec un Secrétaire général qui venait de sortir de l’école, plus une secrétaire. J’avais sollicité le service de bénévoles pour faire certains travaux. Il y a eu des moments où nous avons effectué des dépenses urgentes. Pour éviter de trop faire traîner certaines demandes, nous avons été obligé de prendre de l’argent pour faire des dépenses quitte à régulariser après. D’ailleurs, à l’arrivée de l’Inspection, nous avions régularisé une bonne partie. Toutes les pièces justificatives existent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Vous maintenez donc que l’argent n’a pas été détourné?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’argent n’a pas été détourné. Nous avons les justificatifs des dépenses que nous avons faites et les actifs sont visibles au niveau de la mairie. Il n’y a pas eu de détournement.&lt;br /&gt;Le lotissement à Koubri aurait aussi été émaillé d’irrégularités…&lt;br /&gt;Contrairement à ce qu’affirment les mauvaises langues, nous n’avons pas commencé de lotissement à Koubri. Il y a eu en septembre 2008, un recensement dans les quartiers périphériques. Nous n’avons pas pu terminer ce recensement. Le ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation l’a suspendu. Nous avions recensé, au moment de la suspension, un peu plus de six mille habitants. Chaque personne recensée devait payer 1500 FCFA. Une somme d’un peu plus de 8 millions de francs CFA a été intégralement reversée au Trésor. J’ai plusieurs fois écrit au ministre pour savoir si on pouvait reprendre l’opération de recensement mais je n’ai reçu aucune réponse. En réalité, il n’y a jamais eu de lotissement à Koubri.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Qu’avez-vous envie de dire de plus?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je déplore la manière dont les gens ont géré politiquement cette affaire. Pour arriver à leurs fins, ils ont semé la discorde totale au sein de ma famille. Même si le rouleau compresseur devait m’avaler, c’est malsain d’avoir créé cette division entre moi et mes frères. Je voudrais lancer un appel aux plus hautes autorités de ce pays afin qu’elles voient de près comment le sort de certaines communes rurales est décidé. Je sais que je ne suis pas seul dans cette situation. D’autres maires risquent de subir injustement le même sort. Ce serait dommage pour la «communalisation intégrale» que souhaite le gouvernement. Il faut plutôt encourager les maires à travailler au lieu de chercher à les vilipender à tout prix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par Hervé D’AFRICK     &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;...........................................&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;CLEMENT SAWADOGO, MINISTRE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#990000;"&gt;«Il y a eu détournement de fonds»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Reporter: Pourquoi avez-vous révoqué le maire de Koubri?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Clément Sawadogo&lt;/strong&gt;: Il s’est rendu coupable de fautes graves de gestion. Dans le cadre des opérations de lotissement, des souscriptions sont ouvertes au grand public. Ceux qui souhaitent avoir une parcelle doivent faire un versement à la caisse. Et un reçu doit leur être délivré. Une vingtaine de carnets de reçus ont été utilisés à cet effet. Les sommes doivent être versées dans des comptes ouverts pour cela au niveau de la mairie. Concernant Koubri, un compte dénommé «Fonds pour le développement de la commune de Koubri» a été ouvert dans une caisse populaire de la ville. Mais entre temps, un conseiller du CDP (le parti au pouvoir, NDLR) a écrit au ministère pour dénoncer des abus. Nous avons  commis l’Inspection technique des services pour aller jeter un coup d’œil. Cette dernière s’est rendue compte qu’il y avait beaucoup de problèmes. Le conseil municipal était bloqué et ne tenait plus de session. Au niveau de la gestion, il y avait un désordre total. Même le lotissement n’avait pas été encadré par les textes qu’il fallait. Nous avons donc suspendu l’opération de lotissement afin d’y voir clair. Il y a eu plusieurs missions d’inspection. Il y a eu d’abord un pré-rapport; ensuite un rapport d’étape qui a été transmis au maire pour lui permettre de réagir aux questionnements qui y sont contenus. Il y a eu par la suite, un deuxième rapport qui était censé conclure la mission. Mais nous avons eu besoin de préciser certaines choses. D’où la nécessité d’envoyer une autre mission sur le terrain. Au total, sur les 20 carnets qui comportaient les sommes encaissées, trois n’ont pas été retrouvés jusqu’à ce jour. La responsabilité de cette gestion est du domaine du maire. Normalement, toutes ces sommes devraient être versées au Trésor. La somme totale collectée sans les trois carnets disparus, c’est 17 076 095 FCFA. 5 770 420 FCFA ont été déposés à la Caisse populaire, 7 977 355 FCFA ont été reversés au budget communal et 3 328 820 francs n’ont été reversés ni au budget communal, ni à la caisse populaire. Les 5 770 420 FCFA ont été entre temps  ressortis du compte. Mais quand le maire a été interpellé par le Haut-commissaire suite à la dénonciation du conseiller, il lui a répondu par écrit pour dire que le compte en question n’a pas été mouvementé. Il a affirmé que quand le préfet lui a cédé le compte, il y avait la somme de 646 150 FCFA. Les 5 770 420 FCFA ont été déposés dans ce compte puis retirés par la suite. Mais le maire prétend qu’il n’en a rien été. Il y a donc eu une intention de dissimuler la somme. Nous avons donc retenu ce montant comme étant un montant détourné. Nous avons des informations attestant que le maire a contacté la responsable de la caisse populaire pour lui dire de tout faire pour éclipser les écritures. Mais l’inspection avait déjà saisi le carnet du compte à la mairie. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi avez-vous refusé de transmettre au maire le rapport définitif pour qu’il puisse savoir exactement ce qui lui est reproché afin de réagir?&lt;/strong&gt;          &lt;br /&gt;La maire a connaissance des faits dont je vous parle et s’en est expliqué à la mission d’inspection, oralement et par écrit. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le rapport qui lui a été transmis est un rapport partiel. Il ne s’agit pas du rapport définitif…&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il n’y a pas de rapport partiel. Le principe est que si on vous reproche de quelque chose, que vous ayez la possibilité de vous expliquer. Le maire a eu la possibilité de s’expliquer. La mission est repartie à Koubri, non pas pour d’autres éléments mais parce qu’elle avait besoin de préciser ses investigations sur certains points. Le maire n’avait pas besoin du document final. La mission n’y a ajouté aucun élément nouveau. Ce sont des rapports de l’administration. Nous ne sommes pas tenu de les lui envoyer.   &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le maire s’est probablement dit que la troisième mission d’investigation a apporté d’autres éléments dont il n’a pas connaissance…&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Non. La troisième mission n’a apporté aucun élément nouveau. Comme le maire a menti sur les 5 770 420 FCFA, la mission a simplement voulu savoir ce qu’il en a fait. Il s’est mis à produire des pièces tous azimuts. La mission s’est rendue compte que c’était une arnaque. La dépense publique doit être justifiée par un acte de commande, un contrat de marché, il faut un bordereau de livraison, l’acte de paiement à l’intéressé est constaté, il y a un mandat et un reçu de paiement, etc. Mais tout cela n’existait pas. Il a plutôt collectionné des factures de gauche à droite pour justifier les dépenses. Cela n’était pas recevable. La mission a tout simplement constaté que c’était une vaste pagaille et qu’elle ne pouvait pas retenir de tels documents.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L’article 272 du Code général des collectivités territoriales vous donnait la possibilité de le suspendre en attendant que justice soit faite sur cette affaire. Pourquoi avez-vous plutôt décidé d’utiliser la méthode forte, en le révoquant?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ici, la faute est grave et elle est établie de manière indiscutable. Si nous avions besoin de poursuivre les investigations pour pouvoir clarifier la situation et aboutir à des conclusions définitives, nous aurions pu le suspendre. La présence de la personne concernée peut brouiller les pistes. Mais étant donné que l’investigation a été poursuivie jusqu’à terme, et que nous avons des éléments fermes, la suspension ne saurait s’expliquer. Si vous le suspendez pas et que la Justice met deux ans pour délibérer, comment voulez-vous qu’on gère la commune? La loi dit qu’on peut suspendre, tout comme on peut révoquer en cas de détournement. Les cas de détournement peuvent être établis par une inspection. En ce moment-là, la loi dit de révoquer au lieu de suspendre.  &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et si, par la suite, le maire révoqué est déclaré non coupable?&lt;/strong&gt;  &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Si la Justice dit le contraire, il peut effectivement avoir un problème. Mais l’administration, elle, a pris ses responsabilités pour protéger le service public. Il y a aussi une disposition du code général des collectivités territoriales qui dit que lorsque le maire est l’objet d’une poursuite en justice devant un tribunal répressif, c’est un motif de révocation. L’esprit du code n’est pas d’attendre que la Justice tranche avant de sanctionner.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vos décisions semblent être à géométrie variable. L’arrondissement de Boulmiougou par exemple a apparemment plus de problèmes que Koubri mais vous ne dites rien. Pourquoi une telle attitude?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Ceux qui parlent de Boulmiougou se réfèrent à une situation de gestion un peu explosive du lotissement dans cet arrondissement. Il faut faire la part des choses entre deux types de situation. Si vous gérez un lotissement, il y a toujours une crise sociale qui accompagne ce lotissement. A Boulmiougou, certains habitants menacent de couper les routes pour obtenir des parcelles. Mais ce n’est pas forcément parce que les parcelles ont été détournées. Certains avaient eu des parcelles qu’ils ont vendues et sont ensuite venus se réinstaller, espérant avoir d’autres parcelles. Les maires ont des problèmes réels de gestion du nombre insuffisant de parcelles par rapport à une population extrêmement concentrée et dont le nombre de postulants est ingérable. &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il y a aussi de fortes rumeurs de détournement à Boulmiougou. Beaucoup ne comprennent pas votre silence face à cette situation…&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il y a des cas où la responsabilité personnelle de ceux qui gèrent peut être engagée. C’est le cas des détournements. Si le maire trempe ses moustaches dans les souscriptions faites par les populations, là, c’est une faute grave. C’est ce qui s’est passé à Saaba et à Koubri. Si, aujourd’hui, nous avons des preuves qu’à Boulmiougou c’est le même cas, la même sanction sera prise contre le maire. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pourtant, les plaintes sont fréquentes là-bas. Pourquoi, au lieu d’attendre qu’on vous envoie des indices, vous n’êtes pas, jusque-là, allé fouiner dans cet arrondissement et dans bien d’autres?&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ne vous en faites pas! Nous allons fouiner. C’est une question de programmation. Si aujourd’hui quelqu’un nous envoie des indices plausibles, nous allons y envoyer l’inspection technique pour faire la lumière. Et si les investigations montrent que le maire est fautif, il sera sanctionné. Il n’y a pas de super maire ici! On a déjà chassé des maires à Ouaga. Dans l’arrondissement de Bogodogo, deux ont été mis en prison. Mais si ce sont des gens qui font juste la tambouille, ce n’est pas un bon indice pour engager une action spécifique. Mais même sans indices, les arrondissements de Ouagadougou font partie d’un programme normal d’investigation de l’inspection technique du ministère. Si quelqu’un a un document prouvant que le MATD a connaissance de faits graves de gestion d’un autre maire et qu’il a mis le pieds dessus pendant qu’au même moment, il a sanctionné celui de Koubri, alors, c’est une grave injustice. Interrogez l’inspection technique, elle vous dira qu’il n’y a pas eu d’inspection qui ait révélé des fautes graves sans que le maire en question ne soit révoqué.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il pèse aussi de lourds soupçons sur la mission d’investigation qui s’est rendue à Koubri. La première responsable aurait été sanctionnée à une certaine période pour malversation…  &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je n’en suis pas informé. Quelqu’un qui a été sanctionné pour malversation ne peut pas se retrouver à l’inspection technique du ministère. Si vous dîtes qu’il y a des gens qui ont été relevés de leurs fonctions parce qu’il y a eu des soupçons qui ont pesé sur leur gestion, ça, c’est possible. Mais aujourd’hui, je n’ai pas connaissance d’un inspecteur sur qui planent des soupçons pour avoir mal géré dans le passé et qui se retrouve encore dans l’inspection.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Certains de vos collaborateurs désapprouvent la manière dont le maire de Koubri a été révoqué. Comment appréciez-vous cela? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je n’en ai pas connaissance. Ici, tout le monde n’est pas au courant des dossiers d’inspection. Ce sont des dossiers confidentiels. Seuls les inspecteurs sont au courant. Peut-être que l’inspecteur général peut s’autoriser à donner quelques informations. Il ne peut pas avoir d’autres personnes dans la maison qui ont connaissance du contenu exact de ces informations. Les inspecteurs qui ont connaissance sont ceux qui ont proposé les sanctions. Je ne vois pas qui n’est pas d’accord avec la décision dans ce ministère. Au niveau de mon département, nous tenons à la vérité, à la justice. Si nous avons des éléments palpables, nous agissons en fonction de ces éléments. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par Hervé D’AFRICK&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-5172511172415875771?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/5172511172415875771/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/felix-compaore-maire-revoque-de-koubri.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/5172511172415875771'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/5172511172415875771'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/felix-compaore-maire-revoque-de-koubri.html' title='FELIX COMPAORE, MAIRE REVOQUE DE KOUBRI: «Je n’ai jamais touché à l’argent»'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-5436529649817596807</id><published>2009-08-23T16:47:00.000Z</published><updated>2009-08-23T16:52:00.380Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='TRAJECTOIRE'/><title type='text'>DES JEUNES PORTES DISPARUS…: Le commissariat de police de Wemtenga traduit en justice</title><content type='html'>&lt;strong&gt;2 novembre 2008. Les cris de détresse lancés par le marabout «tapeur de sable» au secteur 29 de Ouagadougou, ne laissent personne indifférent. Les voisins accourent. Et les voici face à une scène digne d’un film d’horreur: un jeune homme baignant dans son sang. Il a la gorge ouverte. La police alertée arrive rapidement sur les lieux. Le jeune homme, entre la vie et la mort, fait des révélations… Deux personnes sont arrêtées. Mais très vite, l’affaire prend une autre tournure: les personnes arrêtées sont portées disparues.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Scène horrible. La victime baignait dans son sang. A quelques mètres de là, le marabout affolé, continuait d’appeler à l’aide. Le voisin du marabout, un agent de police, est alerté. Ce dernier propose d’informer le commissariat de police le plus proche. Il informe aussitôt celui de Wemtenga. Les agents de police ne tardent pas à arriver sur les lieux. On aide le jeune homme à contenir son sang à l’aide d’un morceau de tissu qu’on pose sur sa gorge. Mais le sang continue de couler. Des questions lui sont posées pour avoir une idée de ce qui s’est réellement passé. Le jeune homme se nomme Emmanuel Sawadogo. Il est âgé de 30 ans environ. Il est dans les «affaires». Il serait venu chez le marabout «tapeur de sable» pour «lire son destin». Les révélations du «tapeur de sable» l’ont-elles fait disjoncter ? Selon le marabout, le jeune homme se serait saisi d’une lame à quelques pas de lui pour s’égorger ou plutôt s’immoler. Le marabout aurait été pris de frayeur et aurait commencé à appeler à l’aide. La tentative de suicide avec la lame aurait ensuite fait place à une autre forme. Cette fois-ci, avec un couteau.&lt;br /&gt;Pendant sa courte audition, le jeune homme se présente et fait une révélation à la police: il a en sa possession un sac contenant des armes à feu. Il aurait confié le sac au marabout quelques jours plutôt. Mais le jeune homme n’a pas de document sur lui, permettant de vérifier son identité. Inoussa Romba, un «ami» qu’il s’est fait quelques semaines plus tôt,  serait en possession de sa carte d’identité. Autre information: il manque une arme dans le sac. Inoussa Romba serait également en possession de ladite arme. Il ajoute qu’il était prévu que son ami Inoussa, qui l’a conduit quelques heures auparavant chez le marabout, passe le chercher aux environs de 17h.&lt;br /&gt;Le blessé est embarqué par la police. Quelques heures plus tard, vers 17h, Inoussa Romba se rend chez le marabout. Il n’est pas informé de ce qui s’est passé aux environs de 14h. Dès qu’il franchit le seuil de la porte, il est arrêté par les agents de police postés  dans la cour. Des questions lui sont posées. Certaines sont relatives à l‘arme qu’il aurait en sa possession. Le jeune homme soulève sa chemise et fait sortir ladite arme. Il est aussitôt saisi par les agents de police. Pour quelle destination? Le marabout qui a suivi les deux scènes est sûr et certain d’une chose: les jeunes arrêtés ont été conduits au commissariat de Wemtenga. Et il ajoute que «le jeune qui a essayé de s’égorger, saignait vraiment. Le sang jaillissait de sa gorge. Il a perdu beaucoup de sang. S’ils ne l’ont pas amenés aussitôt à l’hôpital, je parie qu’il est mort quelques temps après».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Multiples démarches&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout le quartier est  stupéfait. Pendant des semaines, les commentaires vont bon train. Moussa Romba, le  grand frère de Inoussa Romba, n’a eu l’information que trois jours après. C’est l’un de ses oncles qui lui met la puce à l’oreille. Il entame aussitôt les démarches pour avoir des informations sur son frère. Et savoir la suite de cette affaire. Il approche le marabout. Ce dernier affirme que le dossier est traité par le commissariat de Wemtenga. La compagne du jeune disparu, elle, ne sait qu’une seule chose de cette affaire. La veille de son arrestation, son copain est rentré à la maison la nuit, avec une arme à feu. Malgré la peur qu’elle a eue au ventre ce soir-là, elle n’a pas hésité à lui demander la provenance de l’arme. Le jeune homme aurait esquivé la question. Le lendemain, 2 novembre 2008, il est sorti très tôt le matin. Et depuis, elle ne l’a plus revu.&lt;br /&gt;Les démarches de Moussa Romba seront vaines. Le commissariat de Wemtenga dit ne pas être en charge du dossier. Selon les policiers, ni Emmanuel Sawadogo, ni Inoussa Romba ne figure dans les cahiers du commissariat. Après de multiples démarches, Moussa Romba décide de suivre la voie judiciaire. Une option lui est proposée: déposer une plainte contre le commissariat de Wemtenga auprès de la doyenne des juges d’instruction et payer une caution de 50 000 F CFA. 21 mai 2009: la plainte est déposée. Depuis lors, la famille Romba est en attente d’informations sur le porté disparu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Alain DABILOUGOU&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;..............................................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;MOUSSA ROMBA, FRERE DU PORTE DISPARU&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#990000;"&gt;«S’ils l’ont tué, qu’ils nous le disent!»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Reporter: A quel moment avez-vous su que votre frère était arrêté par la police?&lt;br /&gt;J’ai été informé trois jours après son arrestation. L’un de mes oncles m’a dit qu’il aurait appris que mon frère a été arrêté par la police de Wemtenga. Et qu’il aurait été arrêté avec son ami chez un marabout au secteur 29. Après avoir reçu l’information, j’ai entamé des démarches auprès des autorités et au niveau de la police de Wemtenga. J’y suis allé une semaine après l’arrestation. Ils m’ont dit ne pas être au courant de l’affaire. A la guérite du commissariat, on m’a demandé de laisser mon contact et qu’on m’appellerait s’il y a des nouvelles.  J’ai attendu l’appel, en vain. Je me suis aussi rendu à la gendarmerie et à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO). Il n’y était pas. Quand je suis reparti à la source, des témoins m’ont confirmé que les deux jeunes  avaient été déférés au commissariat de Wemtenga. J’ai mis mes relations en branle à travers tous les commissariats de Ouagadougou, mais je n’ai pas eu d’information sur mon frère.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Avez-vous des preuves que votre frère a été effectivement déféré au commissariat de police de Wemtenga?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai des informations sûres. Trois mois après l’arrestation de mon frère, notamment en janvier 2009, l’une de mes connaissances qui travaille au commissariat de police de Wemtenga, m’a dit l’avoir aperçu à deux reprises. Ils auraient même échangé. Mon frère lui a demandé si j’avais été informé de son incarcération au commissariat. Il dit avoir répondu qu’il m’a vu à deux reprises au commissariat et a donc conclu que je savais que mon frère y était incarcéré. Le marabout, principal témoin de la scène, affirme, lui, qu’il a suivi les agents de police quand ils ont «pris» les deux jeunes. Son voisin, le policier aussi, a suivi la première «vague». Le marabout m’a donné le nom du commissaire qui a auditionné les deux jeunes. Il a situé le bureau dans lequel il y a eu les auditions. J’ai rencontré également le policier voisin du marabout. Il a déclaré que depuis les arrestations, il n’a plus eu de  nouvelles. Il m’a dit qu’il n’est plus au commissariat depuis plusieurs mois. Je suis personnellement allé au commissariat. J’ai essayé de rencontrer le commissaire principal. Mais c’est son adjoint que j’ai pu voir. Il s’est mis en colère quand j’ai exposé le problème. Il m’a dit que là-bas, les renseignements se prennent à la porte. Je lui ai dit qu’à la porte, les agents ont affirmé n’avoir jamais vu mon frère. Et ils ont ajouté que les deux jeunes n’étaient pas incarcérés au commissariat de police de Wemtenga. J’ai dit au commissaire que je souhaitais avoir plus d’informations. Il m’a répondu que les noms de tous ceux qui entrent au commissariat ou qui y sont incarcérés, sont consignés dans le cahier disponible chez les agents à la porte. Il m’a ainsi renvoyé à la porte. J’y suis allé. Les agents ont fait semblant de fouiller le document. Ils n’ont pas vérifié la page du 2 novembre 2008.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La personne qui dit avoir vu votre frère travaille-t-elle au commissariat ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, mais il n’est pas policier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L’avez-vous recontacté après vos différentes démarches?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui. Mais depuis lors, il m’évite. Il m’a dit qu’il n’avait plus revu mon frère et qu’il n’avait plus accès au lieu où il l’avait rencontré à deux reprises. Je ne sais pas si on l’a menacé. Il m’a dit qu’il ne l’y voit plus et qu’on doit l’avoir transféré ailleurs. Je suis donc allé au Palais de justice pour rencontrer le procureur. Ce dernier m’a envoyé voir un substitut. Le substitut m’a donné rendez-vous une semaine après. Quand je suis allé le voir, il m’a demandé de rédiger une correspondance pour soumettre le problème à la doyenne des juges d’instruction et déposer une plainte à son niveau. C’est ce que j’ai fait le 21 mai dernier. Il s’agit d’une plainte contre le commissariat de Wemtenga. Je suis sûr que c’est eux qui ont «pris» mon frère. A la justice, on m’a demandé de verser une caution de 50 000 F CFA. Ce que j’ai fait. Je veux juste savoir la vérité. S’ils l’ont tué, qu’ils nous le disent afin que nous puissions organiser ses funérailles. Nous sommes dans un Etat de droit. On a le droit de savoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Avez-vous contacté les parents d’Emmanuel Sawadogo, l’ami de votre frère?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La famille de l’autre jeune ne s’est pas vraiment inquiétée pour lui. Dans le quartier, tout le monde savait que c’était un braqueur... Mais je peux témoigner que mon frère et lui se sont connus trois semaines seulement avant leur arrestation. A ce moment, le jeune Emmanuel avait déjà perdu la raison. Je ne le connaissais pas. Un jour, 3 semaines avant l’arrestation de mon petit frère, je suis revenu du service et je commençais à prendre mon déjeuner quand Emmanuel Sawadogo, m’a approché. Il semblait bizarre et racontait une histoire à dormir debout. Il disait avoir acheté un engin à deux roues sans documents. Il avait peur que la police l’arrête parce qu’il n’avait aucune pièce de l’engin. Il m’a dit ce jour-là, qu’il avait besoin de conseils… Je lui ai dit que je ne pouvais rien faire pour lui. Après moi, il a rencontré d’autres personnes dans le quartier dont mon frère, Inoussa. Ce dernier, selon quelques témoins, lui aurait dit que c’était facile de se faire délivrer des documents pour un engin. C’est ce jour qu’ils se sont rencontrés la première fois. Et je confirme que Emmanuel Sawadogo avait déjà perdu la tête à ce moment-là. Vu son état, il n’était plus capable de mener une opération de braquage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Où en êtes-vous aujourd’hui avec cette affaire ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon frère ne travaillait pas. Il m’aidait de temps en temps dans mes taches. Il faisait ses propres affaires aussi… il a peut-être plongé dans une affaire ou bien il en a été victime… Toute personne que nous contactons, nous dit que c’est une histoire d’arme et qu’elle a peur de s’y mêler. Mais la famille a le droit de savoir. Ils peuvent nous dire tout simplement: «Votre frère a été mêlé à ceci ou cela et voici le sort qui lui a été réservé». Nous allions être tranquilles, parce que nous aurions su ce qu’il a fait et ce qu’il est devenu. On ne peut pas faire disparaître un homme comme ça.  Notre recours est au niveau de la doyenne des juges. Nous attendons donc. S’ils l’ont tué, qu’il nous le dise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Propos recueillis par Alain DABILOUGOU&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-5436529649817596807?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/5436529649817596807/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/des-jeunes-portes-disparus-le.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/5436529649817596807'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/5436529649817596807'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/des-jeunes-portes-disparus-le.html' title='DES JEUNES PORTES DISPARUS…: Le commissariat de police de Wemtenga traduit en justice'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-2937564815283427429</id><published>2009-08-23T16:46:00.000Z</published><updated>2009-08-23T16:47:37.410Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='LE DROIT DE SAVOIR'/><title type='text'>Kossouka et le faux passeport</title><content type='html'>Le patron de NESKO, Salif Kossouka Ouédraogo, a-t-il usurpé la nationalité belge? L’affaire suscite des commentaires dans certains milieux diplomatiques. Selon des sources concordantes, Kossouka disposerait d'un passeport et d'une pièce d'identité belge, faisant de lui un citoyen du royaume de Belgique. Mais le problème, c’est qu’aucun de ces documents n’est répertorié dans les registres de la commune du 1150 Woluwe-Saint-Pierre, censé l'avoir délivré. La combine a été découverte au début de l’année 2009.&lt;br /&gt;Kossouka s'expose ainsi à des poursuites. Il pourrait donc être cueilli s’il remet les pieds dans un pays européen. A moins qu’il ne change de nom et de passeport. Mais même là, il pourrait se faire épingler. Le système de biométrie utilisé dans les aéroports permet de l’identifier facilement. Le patron de NESKO court ainsi de grands risques de se faire coincer. S’il ne trouve pas bien sûr une autre parade…&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Sandra JOLY&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-2937564815283427429?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/2937564815283427429/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/kossouka-et-le-faux-passeport.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/2937564815283427429'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/2937564815283427429'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/kossouka-et-le-faux-passeport.html' title='Kossouka et le faux passeport'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-3155069542937148460</id><published>2009-08-23T16:42:00.001Z</published><updated>2009-08-23T16:46:09.878Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='DIAGNOSTIC'/><title type='text'>GESTION DES AFFAIRES PUBLIQUES ET LUTTE CONTRE LA CORRUPTION: Faut-il croire encore en Tertius Zongo?</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Le gouvernement Tertius Zongo a commémoré en fanfare ses deux ans dans la première semaine de juin 2009. Pour faire son bilan, le 5è Premier ministre de Blaise Compaoré (en 17 ans) était sous les projecteurs.  Tous les secteurs de la vie publique nationale ont été passés en revue. Conclusion : malgré quelques insuffisances, le Burkina avance et avance même très vite. Exit la misère sans cesse grandissante, la crise universitaire, le dysfonctionnement des institutions républicaines, surtout l’institution judiciaire, le front social bouillonnant, etc. Que retenir des deux ans de Tertius Zongo à la tête du gouvernement ? &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;4 juin 2007. Le Président du Faso met fin à tant de supputations sur le nom de son 5è premier ministre. Le Burkina venait de sortir  d’élections législatives remportées par le CDP, le parti de Blaise Compaoré. Tertius Zongo, alors ambassadeur  du Burkina aux USA, dépose ses valises à la Primature en remplacement de Paramanga Ernest Yonli qui a pris le chemin inverse, c’est-à-dire le poste d’ambassadeur au pays de l’oncle Sam. Dès sa nomination, il a affirmé avoir entendu et compris les attentes et aspirations des Burkinabé. Très vite, il forme son premier gouvernement (toujours pléthorique et sans grand  changement au niveau de sa composition) et engage une vaste consultation des forces vives de la nation (si l’on peut s’exprimer ainsi).  Ces consultations devaient l’aider, à prendre toute la mesure des attentes.&lt;br /&gt;Ensuite, Tertius Zongo annonce sa différence d’avec ses prédécesseurs. Son discours est en phase avec les aspirations profondes de la majorité des Burkinabè: traquer la corruption dans tous les secteurs de la vie nationale, engager une lutte sans merci contre l’utilisation abusive des biens de l’Etat, relancer les secteurs de production en vue d’assurer la sécurité alimentaire au Burkina Faso et l’accès pour tous aux services sociaux de base. Le premier des ministres est sur tous les chantiers. On l’a vu à l’Assemblée nationale assister ses ministres à la faveur des questions orales des députés adressées au gouvernement. On l’a vu aussi présider des cérémonies (d’inauguration d’infrastructures socioéconomiques, de lancement de programmes), visiter l’université de Ouagadougou, les rédactions de certains organes de presse, etc.&lt;br /&gt;Sur le terrain de la lutte contre la mal gouvernance, des contrôles inopinés de l’usage du matériel roulant de l’Etat ont été organisés. Des maires ont été révoqués avec poursuites judiciaires. De petits fonctionnaires auteurs de peccadilles ont été sanctionnés en conseil des ministres avec poursuites judiciaires. Dans l’administration, l’on a commencé à sentir bouger un peu les choses, notamment en matière de discipline et d’ostracisme dans la gestion des deniers publics, surtout en ce qui concerne les petits fonctionnaires. Bref, en quelques mois, le premier ministre a bousculé un peu les habitudes dans l’administration publique burkinabè. Dans l’opinion publique, son discours avait commencé à prendre forme.&lt;br /&gt;Mais très vite, l’enthousiasme a fait place au retour du désespoir. La réalité du système va rattraper le gouvernement et son chef. Les scandales à répétition impliquant certains gros bonnets ont fini de montrer toutes les limites du gouvernement à lutter véritablement contre la gabégie, les détournements et autres enrichissements illicites. Pire, certains de ses ministres sont impliqués dans de sales affaires mais rien, absolument rien, ne les inquiète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Légèreté vis-à-vis de la Constitution&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les exemples sont légion. En juillet 2008, une affaire de malversations éclabousse les douanes dont le Directeur général est inculpé et mis sous mandat de dépôt. Il est sauvé in extremis par une intervention du ministre de la Justice qui prétendait agir au nom de son patron. Sans remettre en cause la présomption d’innocence dont bénéficie le DG des douanes comme tout justiciable, les Burkinabè ont le droit de connaître la vérité sur cette sombre affaire qui concernerait tout de même 500 millions de FCFA. Il est même de l’intérêt du DG, si bien sûr il n’a rien à se reprocher, que cette affaire soit définitivement tirée au clair. Mais depuis cette action d’éclat que d’aucuns ont qualifié de spectaculaire, la Justice n’a vraisemblablement plus donné de suite au dossier. Est-ce réellement le DG des douanes que l’on veut protéger ou alors d’autres personnes bénéficiant de bonne protection? En tout cas, il y a trop d’interrogations restées sans réponse dans cette affaire. Mais le gouvernement Tertius Zongo ne semble pas en faire une préoccupation.&lt;br /&gt;En décembre 2008, le rapport de la Cour des comptes épingle des barons du régime qui ont acquis des villas de la CNSS à crédit et qui n’ont pas respecté leurs engagements contractuels. Le Reporter dans son édition N°19 de janvier a révélé l’identité de ces «hautes personnalités».   Le porte-parole du gouvernement Tertius et ministre la Culture, du tourisme et de la communication, Filippe Savadogo, en fait partie. L’ex-Premier ministre, Paramanga Ernest Yonli, aussi. Pire, ce dernier a même violé la Constitution qui, en son article 73, l’interdisait de prendre part à cette opération. Curieusement, le gouvernement par l’intermédiaire du ministre du Travail de la sécurité sociale, interpellé sur la question à l’Assemblée nationale, a pratiquement excusé l’ex-PM devenu ambassadeur. Heureusement, le député auteur de la question ne s’est pas laissé conter et a conclu net et sec: il y a eu violation de la constitution et comme il se doit, la CNSS doit reverser à l’intéressé ce qu’il a déjà payé et retirer la villa pour la remettre en vente à ceux qui y ont droit. La CNSS ne le suivra certainement pas. En tout cas, jusqu’à présent, c’est le silence tant du côté de la CNSS que du gouvernement.&lt;br /&gt;Il y a aussi le représentant spécial du Président du Faso (en tant que facilitateur du dialogue direct) en Côte d’ivoire, ancien ministre de la Justice, ancien directeur général de la CNSS, Boureima Badini, qui a été épinglé. A son sujet, ouvrons juste une parenthèse pour rappeler que contrairement à ce qu’il a soutenu lors de son passage à l’émission Actu Hebdo de la télévision nationale le dimanche 24 mai dernier, nous persistons et signons qu’il était dans l’irrégularité. A moins qu’il ne conteste le rapport de la Cour des comptes. Il prétend qu’il pouvait attaquer Le Reporter en Justice. Mais pourquoi ne l’a-t-il pas fait ? Ça aurait pu être un très bon procès de sa gestion de la CNSS. En tout cas, nous sommes prêts.&lt;br /&gt;Le Premier ministre aurait instruit le DG de la CNSS de mettre en demeure tous ceux qui lui doivent de solder leurs créances dans un délai d’un an. Il reste que dans cette affaire des villas de la CNSS, trois observations s’imposent.&lt;br /&gt;La première est relative à la légèreté dont certains hauts dignitaires de la 4è République font preuve vis-à-vis de la Constitution, la loi fondamentale du Burkina, qui peut être synonyme de manque de considération pour le peuple burkinabè. En effet, non seulement l’ancien premier ministre a violé la Constitution, mais le plus inquiétant est que le gouvernement actuel à travers le ministre du Travail et de la sécurité sociale (juriste éminent puisque enseignant de droit à l’université de Ouaga) tente de lui trouver des circonstances atténuantes, voir de l’excuser. Plus grave, c’est quand le Premier ministre lui-même, dans son «tchat» avec les internautes dans l’Observateur Paalga du 24 juin dernier, met les clauses contractuelles entre la CNSS et ces personnalités au dessus de la Constitution. C’est très grave. Les règles contractuelles de ventes de villas à crédit peuvent-elles être reconnues légales et valables quand elles sont en porte-à-faux avec la Constitution? On peut comprendre que le Premier ministre soit préoccupé par le recouvrement de deniers publics, mais de là à y perdre toute considération pour la Constitution est simplement déroutant.&lt;br /&gt;La deuxième observation est que dans ce pays, certaines «hautes personnalités», se croient tout permis et ne reculent devant rien pour leur intérêt personnel. Ils n’ont ni le sens de l’honneur et de la parole donnée ni la décence morale de se taire même quand ils ont tort. A entendre certains s’exprimer avec arrogance, l’on finit par se convaincre qu’ils ne croient en rien sauf à leurs intérêts égoïstes.&lt;br /&gt;La troisième, c’est le flou artistiquement maintenu sur «qui est à jour et qui ne l’est pas». Or, il s’agit de l’argent qui n’appartient ni au gouvernement ni à la direction de la CNSS mais plutôt aux travailleurs  qui cotisent pour leurs retraites. Il y a donc un devoir de transparence vis-à-vis des assurés de la CNSS d’autant plus que ces dernières années, les scandales se multiplient sur la gestion de cette institution. Il ne sert à rien de mettre la pression sur la direction actuelle qui, assurément, a hérité d’une gestion peu orthodoxe. Mais au Burkina, on préfère le discours qui, loin de rassurer, donne l’impression que l’on se reproche et cache des choses.&lt;br /&gt;En mars 2009, Le Reporter s’est fait l’écho de gestion douteuse à la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Le gouvernement aurait commandité une inspection. Mais rien n’a filtré.&lt;br /&gt;Mai 2009. Une affaire de gestion douteuse de plus de 300 parcelles à usage autre que d’habitation, impliquant des membres du gouvernement a été mise sur la place publique par Le Reporter. Silence Radio du côté du gouvernement.&lt;br /&gt;Juin 2009. Un autre scandale impliquant un chef rebelle ivoirien qui a réussi à ouvrir, malgré le gel des avoirs des ex-seigneurs de guerre décidé par l’ONU, un compte au Burkina grâce à des faux documents d’identité burkinabè et y retirer  la rondelette somme de 66 millions de FCFA. Du côté du ministère des Affaires étrangères où le dossier devrait être géré selon une requête du Conseil de sécurité de l’ONU, c’est motus et bouche cousue.&lt;br /&gt;Depuis quelques années maintenant des accusations de mauvaise gestion, voire des détournements sont signalés au Plan décennal de développement de l’éducation de base (PDDEB). Vrai ou faux ? Affaire à suivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La rhétorique à l’épreuve des réalités&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, la liste est longue. La réaction du gouvernement se fait attendre. Pire, dans l’opinion, de lourds soupçons de corruption pèsent sur de hautes personnalités qui, subitement, sont devenus très riches en quelques années alors qu’ils n’ont hérité de personne ni gagné au loto (en tout cas pas officiellement). Dans cette savane du Burkina, on se connaît tous. Comme le dit un artiste de chez nous, «on les as vus ici». Le comble, c’est que ces nouveaux riches ne s’en cachent pas.&lt;br /&gt;En vérité, la réalité du terrain a rattrapé la rhétorique. Au fil du temps, Tertius Zongo se fait de moins en moins prolixe. Quand il décide de parler,  l’on se rend vite compte qu’il s’est forgé maintenant une extraordinaire tactique d’esquive des questions de fond, laissant ses interlocuteurs sur leur faim. Tout a commencé en février 2008, avec les émeutes de la faim. Le Premier ministre est resté loin des micros, laissant le soin à ses ministres de se débattre face une opinion publique qui doutait réellement de la capacité des gouvernants à faire face à la crise alimentaire et à la vie chère. Et depuis, tous les observateurs avertis ont compris qu’il s’est rendu à l’évidence que le problème de fond, c’est moins l’absence de volonté de ses prédécesseurs, mais bien plus, la faillite d’un système politique sclérosé par 22 ans de pouvoir et qui se maintient par tous les moyens. Depuis, le discours a perdu de sa vigueur. Tertius Zongo n’a plus réponse à tout, du moins, il esquive les vraies questions. Son «tchat» chez le doyen des quotidiens burkinabè illustre fort à propos que le 5è Premier ministre de Blaise Compaoré a fini par s’inscrire dans la logique de son prédécesseur. Parler et parler encore, sans apporter des réponses concrètes aux préoccupations des Burkinabè. Il a fait ce qu’il pouvait. Mais dans le contexte actuel du Burkina Faso, un Premier ministre peut peu de chose en termes de changements profonds dans la gestion des affaires publiques. Ce dont il est question aujourd’hui, c’est la crise de la gouvernance, de l’Etat et de ses institutions, des valeurs. On ne peut pas lutter contre la corruption sans une Justice véritablement indépendante et forte, sans un minimum d’éthique au plus haut niveau de l’Etat. Ce qui est en cause, ce sont les modes de régulation et les valeurs autour desquels l’Etat burkinabè organise la répartition des ressources publiques, assure l’arbitrage entre différents intérêts individuels ou de groupes et l’intérêt général.&lt;br /&gt;On peut continuer à créer des structures et les doter de moyens financiers colossaux. Mais le fond demeure la capacité de l’Etat à assurer un fonctionnement  efficace des institutions républicaines. L’on se souvient que dans l’affaire Norbert Zongo, des moyens ont été mis à la disposition du juge d’instruction. Mais la suite, on la connaît. Après 7 ans, il a réussi à inculper un seul suspect qui, finalement, a bénéficié d’un non-lieu. Et presque 11 ans après, les assassins de Norbert Zongo courent toujours. &lt;br /&gt;Même quand certaines institutions comme la Cour des comptes font des efforts salutaires, il reste que l’inaction du gouvernement suite à leurs interpellations, sonne comme une prime à l’impunité. Comment alors assainir la gestion de notre bien commun à tous (l’Etat) dans ces conditions? Comment assainir la gestion publique quand de hautes personnalités ne se gênent pas de mentir publiquement pour protéger les intérêts d’on ne sait quel prince?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le péché originel&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans dénier la présomption de bonne foi et de bonne volonté au Premier ministre, l’on ne peut cependant, s’empêcher de craindre qu’il ne fasse pas mieux que celui qui l’a fait prince. En effet, en octobre 1987, lorsqu’il prenait le pouvoir, Blaise Compaoré affirmait avoir entendu le cri de détresse du peuple face au «pouvoir personnel et oppresseur» de Thomas Sankara. Lui, «le patriote», a débarrassé son peuple  de son «ami et frère» devenu «renégat», ou du moins des soldats qui lui sont fidèles l’ont fait pour lui. Mieux, il n’avait pas l’ambition de s’accrocher au pouvoir mais 22 ans après, il y est toujours. En mai 1999, il a affirmé avoir compris la soif de justice du peuple qui revendiquait toute la lumière sur l’assassinat de Norbert Zongo. 7 ans après, c’est un non-lieu au bénéfice du seul inculpé de cette affaire qui a été servi au peuple. C’est cela comprendre les attentes et les aspirations du peuple au Burkina Faso depuis le 15 octobre 1987. Comme dirait l’autre, le péché originel du pouvoir en place, ce sont les conditions de son avènement, la culture politique (d’intolérance, de non respect des engagements pris et de la parole donnée) dans laquelle il s’est installé et se maintient.&lt;br /&gt;Les limites objectives auxquelles Tertius Zongo est confronté, quand bien même il serait animé d’une volonté de redonner à l’action publique toute son efficacité et son utilité sociale, relèvent moins des comportements et des dérives des agents publics, que des fondements mêmes du maintien du système en place. L’on peut donc comprendre le Premier ministre. Ce n’est certainement pas qu’il manque de volonté. Mais ce n’est pas suffisant. Il ne faut pas perdre de vue que lui-même, est avant tout un produit de ce système. Et ses propos par rapport à l’alternance aux cours de ses jamborées médiatiques à la faveur de ses 2 ans à la primature, confirment qu’il n’a pas bien compris les attentes et aspirations des Burkinabé ou tout au moins, qu’il n’a pas les moyens politiques d’y répondre. Il est finalement comme tous les autres au service du Maître. Seul le discours a sensiblement évolué. Les changements majeurs suscités par ce discours restent encore un vœu pieux.&lt;br /&gt;De bonnes choses ont été faites en deux ans. Tertius Zongo en bon croyant pourrait se consoler comme Mère Théresa en se disant que   «Je sais que ce que je fais n’est qu’une goutte d’eau dans la mer, mais si je ne fais pas ce que je fais, il va manquer une goutte d’eau dans la mer». Mais quand on est citoyen soucieux du devenir de son pays et de son propre avenir, l’on ne peut se satisfaire de goute d’eau dans la mer. On est plus exigent vis-à-vis de ses gouvernants.&lt;br /&gt;Comme l’a dit Zéphirin Diabré, les Burkinabè «qui travaillent à la sueur de leur front et à la force de leurs poignets sont révoltés de voir que d’autres, nullement plus méritants, mais simplement assis à la bonne place, ou titulaires des bonnes relations et des bonnes protections, prennent comme un ascenseur spécial à grande vitesse vers l’enrichissement. Ils sont choqués de voir combien l’Etat, notre bien commun à tous, est devenu un instrument d’enrichissement aux mains de gens promus uniquement sur la base de relations de concussion, et dont l’énergie se dépense plus dans les surfacturations de marchés que dans la conduite laborieuse de nos chantiers de développement».&lt;br /&gt;Si Tertius Zongo avait compris les attentes et les aspirations des Burkinabè, il aurait su que si les enseignants d’université, les autres organisations syndicales et d’autres citoyens revendiquent de meilleures conditions de vie, c’est en partie au regard des constats de cette gestion d’austérité à double vitesse. On ne peut pas demander à certains de serrer davantage la ceinture en permettant à d’autres de continuer de se servir royalement. S’il y a des ressources pour permettre aux «hautes personnalités» de vivre en pacha, il devrait en avoir pour tout le monde, d’autant que ces dernières ne sont nullement plus méritantes. Quand les uns mangent et les autres  regardent, les révoltes, voire les révolutions, sont inévitables. Et les «réformettes»,  les discours et les professions de foi n’y changeront rien. Les Burkinabè aussi s’émancipent progressivement des luttes des autres peuples.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Boureima OUEDRAOGO&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-3155069542937148460?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/3155069542937148460/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/gestion-des-affaires-publiques-et-lutte.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/3155069542937148460'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/3155069542937148460'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/gestion-des-affaires-publiques-et-lutte.html' title='GESTION DES AFFAIRES PUBLIQUES ET LUTTE CONTRE LA CORRUPTION: Faut-il croire encore en Tertius Zongo?'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-2662832615510518911</id><published>2009-08-23T16:40:00.000Z</published><updated>2009-08-23T16:42:53.035Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='EDITORIAUX'/><title type='text'>Le Reporter. Désormais dans vos kiosques le 1er te le 15 du mois</title><content type='html'>Votre journal, Le Reporter,  est devenu bimensuel. A compter de cette édition, il paraîtra deux fois par mois: le 1er et le 15. C’est un nouveau défi que nous comptons relever avec tous ceux qui, depuis le début, nous ont accordé leur confiance. Nous nous efforcerons, chaque deux semaines, de proposer à nos lecteurs des informations sur la gestion des affaires publiques, le fonctionnement de nos institutions, la culture, le sport, des faits d’ici et d’ailleurs. «Le Reporter» se veut un journal de tous ceux qui croient en la démocratie, à la justice, à l’impérieuse nécessité de protéger et de défendre les droits humains et de promouvoir une gestion éthique du bien commun, l’équité dans l’accès aux services sociaux de base, la solidarité, etc. Aujourd’hui plus que jamais, notre conviction est établie qu’un organe de presse, dans le contexte particulier des démocraties africaines balbutiantes, doit être résolument engagé dans une dynamique de contribution à l’éveil des consciences sociales. Pour ce faire, nous avons opté de nous inscrire dans l’accompagnement des initiatives porteuses de transformations positives pour la société (qu’elles soient publiques ou privées), la dénonciation des cas de mal gouvernance, de l’appropriation privée du bien commun par des groupes d’intérêts ou des individus (quels que soient leurs rangs, qualités ou grades), les crimes économiques et de sang, les dysfonctionnements des institutions républicaines.&lt;br /&gt;«Le Reporter» se veut à la fois, un espace d’information, de sensibilisation, de stimulation du dialogue citoyen entre gouvernants et gouvernés et un cadre d’interpellations, autant de ceux qui sont aux affaires que des citoyens sur leurs rôles et responsabilités respectifs dans l’édification d’une société burkinabè nouvelle où il fait bon vivre pour tous. Etant donné que le Burkina appartient à tous les Burkinabè sans distinction, nous continuerons de rappeler à ceux qui n’en sont pas encore convaincus et qui se livrent à des pratiques préjudiciables à l’intérêt commun, la laideur de leurs actes. Nous continuerons de pratiquer un journalisme de terrain et de fouiner partout où besoin sera, pour proposer au lectorat un journal vivant et critique, des informations plus dynamiques, plus utiles et plus proches du quotidien des Burkinabè. Nous irons à la rencontre des sans-voix des villes comme du pays profond. «Le Reporter» sera à l’écoute des suggestions, critiques et commentaires des lecteurs. Nous allons aiguiser davantage notre sens de la curiosité. Nos journalistes restent animés d’une passion pour l’exactitude des faits. Il ne nous reste que le soutien de tous. Car nous en aurons besoin pour relever le défi. La force d’un journal, c’est avant tout son lectorat. Nous vous savons déjà nombreux et déterminés et vous invitons à poursuivre avec nous cette nouvelle aventure. Vos contributions, points de vue, commentaires sur certains évènements importants, vos propositions par rapport à la gestion de notre patrimoine national seront les bienvenus&lt;br /&gt;Aux annonceurs, nous leur offrons un nouvel espace pour la promotion de leurs produits. Nous avons élargi notre circuit de distribution par une large couverture des principaux centres urbains du pays.&lt;br /&gt;Aux pouvoirs publics (tant au niveau local que central), nous réaffirmons notre détermination à les accompagner dans la promotion d’une culture républicaine et un engagement citoyen de tous au service du bien commun. De ce fait, nous resterons des sentinelles vigilantes pour attirer leur attention sur les abus, les dérives, les contournements des règles par certains acteurs de la gouvernance de notre pays. A tous les confrères aînés, à tous ceux qui croient en l’importance d’une presse indépendante et crédible dans notre quête d’une société de progrès, de justice sociale et distributive, merci pour vos soutiens multiformes. Ensemble, dans le respect de nos différences, nous allons relever le défi de l’ancrage de la démocratie au Burkina Faso. &lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La Rédaction&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-2662832615510518911?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/2662832615510518911/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/le-reporter-desormais-dans-vos-kiosques.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/2662832615510518911'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/2662832615510518911'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/le-reporter-desormais-dans-vos-kiosques.html' title='Le Reporter. Désormais dans vos kiosques le 1er te le 15 du mois'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-7872907190491022691</id><published>2009-08-23T16:39:00.000Z</published><updated>2009-08-23T16:40:31.865Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='TELEX ENQUETE...'/><title type='text'>TELEX ENQUETE...</title><content type='html'>&lt;span style="color:#990000;"&gt;&lt;em&gt;SALAIRES DE MINISTRES.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; Le seul ministre d’Etat dans le gouvernement actuel, Alain Yoda, a un salaire mensuel officiel de 1 205 000 FCFA. Voici les détails: rémunération brute mensuelle: 650 000; indemnité de représentation: 250 000; indemnité de fonction: 125 000; indemnité de logement: 80 000; indemnité compensatrice (eau, électricité, téléphone): 100 000 FCFA. Les autres membres du gouvernement gagnent chacun par mois, 1 155 000 FCFA. Le Premier ministre, lui, a une rémunération mensuelle de 1 308 000 FCFA avec fourniture gratuite d’eau, d’électricité et de téléphone (Voir Le Reporter N°23 de mai 2009). La mesure est entrée en vigueur le 1er janvier 2009. Le décret N°2008-891/PRES/PM/MEF du 31 décembre 2008 signé à cet effet par le Président Blaise Compaoré, le Premier ministre Tertius Zongo et le ministre de l’Economie et des Finances, Lucien Marie Noël Bembamba, est formel: «Les membres du gouvernement conservent leur rémunération et leurs avantages pendant une période de six mois après la fin de leur fonction politique, sauf si l’interruption est consécutive à une cause autre que la fin normale de la fonction»&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-7872907190491022691?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/7872907190491022691/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/telex-enquete_23.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/7872907190491022691'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/7872907190491022691'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/telex-enquete_23.html' title='TELEX ENQUETE...'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-3329904854870186994</id><published>2009-08-23T16:33:00.002Z</published><updated>2009-08-23T16:38:35.289Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ONDE DE CHOC'/><title type='text'>FAUSSE CIB, FAUX CERTIFICAT DE NATIONALITE BURKINABE, RETRAIT DE 66 MILLIONS A LA SGBB…:  Un chef rebelle ivoirien épinglé!</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Le chef des Forces Nouvelles à Korogho, Martin Kouakou Fofié, a dû passer des nuits blanches. Il vient d’être épinglé, pour la deuxième fois, par le Conseil de sécurité des Nations Unies. Ce «redoutable» militaire a posé des actes graves. Il s’est fait établir une fausse carte d’identité et un faux certificat de nationalité burkinabè… Et il a créé un compte bancaire à la SGBB, à Ouagadougou. D’énormes sommes d’argent auraient circulé dans ce compte. Ainsi, pendant plusieurs années, le chef «rebelle» a réussi à feinter le Conseil de sécurité. Il était déjà sur la «liste noire» des prédateurs de la paix. Ses avoirs avaient été gelés. Et il lui était strictement interdit d’effectuer tout  déplacement à l’extérieur de la Côte d’Ivoire.  Mais c’était mal connaître le commandant Fofié. Il a réussi à rouler tout le monde dans la farine… Et il se la coulait douce! Mais en avril dernier, le gros marteau du Conseil s’est abattu sur sa tête, de façon brusque et fracassante… &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est une affaire brûlante. Mais les membres du Cadre de concertation sur la crise ivoirienne ont occulté le sujet. Ils se sont réunis à Ouagadougou le 18 mai dernier; mais il n’y a eu aucune phrase sur cette affaire dans le communiqué final. Blaise Compaoré, Laurent Gbagbo, Guillaume Soro, Henri Konan Bédié et Alassane Dramane Ouattara semblaient tous hypnotisés par la date de la prochaine élection présidentielle.  Exactement comme des papillons ensorcelés par les flammes d’une bougie! Tous ont pourtant reçu récemment, le rapport d’enquête du Groupe d’experts des Nations Unies sur la Côte d’Ivoire. Un brûlot de 40 pages qui fait de terribles révélations. Le gouvernement burkinabè a même été sommé d’ouvrir une enquête judiciaire sur l’affaire Fofié. En 2008, des experts du Conseil de sécurité avaient déjà donné un coup de pied dans la fourmilière. Et ils ont découvert qu’en février 2006, un certain «Brahima Traoré, qui serait proche de Martin Kouakou Fofié, a retiré une somme de 66 millions de FCFA du compte de M. Fofié à l’agence de Ouagadougou de la Société générale de banques au Burkina (SGBB)». Les Nations Unies avaient alors demandé au Burkina de fournir des explications sur cette affaire. Le ministère des Affaires étrangères, embarrassé, s’était vite mis à la tache pour éviter de subir la foudre du Conseil. Un rapport hautement confidentiel, a été remis récemment au Groupe d’experts. Mais dans ce ministère dirigé par Alain Yoda, toutes les personnes habilitées à parler semblent avoir la bouche cousue. Comme s’elles avaient, elles aussi, trempé leur «babine» dans la soupe aigre-douce concoctée par le commandant Fofié et ses complices… burkinabè. Le ministre Alain Yoda, grand «bavard» devant l’Eternel, est lui aussi subitement devenu muet. Son directeur de cabinet n’a pas répondu à notre demande d’entretien. Les responsables de la coopération multilatérale, eux, ont prétexté ne pas être au courant de cette affaire. Bref, personne n’a voulu parler. Personne!&lt;br /&gt; Le rapport que l’on tente à tout prix de cacher, révèle une information capitale: le commandant Fofié «a ouvert le compte bancaire en utilisant de faux documents burkinabè (carte nationale d’identité et certificat de nationalité)». Il y a aussi cette info: le ministère affirme dans le document,  «n’avoir pas pu établir de lien entre Fofié et Traoré». Ce dernier avait cependant, dit-il, un compte à la SGBB. Mais ce rapport n’a pas vraiment convaincu le Groupe d’experts du Conseil de sécurité. Le montant élevé de la somme, les faux documents utilisés par Fofié et l’incertitude sur ce qui a été fait des 66 millions, ont laissé planer d’énormes doutes sur cette opération. Pire, le rapport produit par le Burkina ne situe pas clairement les responsabilités par rapport à ces actes frauduleux. D’ailleurs, à ce sujet, le Groupe d’experts n’est pas allé avec le dos de la cuillère. Il a «engagé le gouvernement du Burkina Faso à ouvrir une enquête judiciaire pour déterminer comment M. Fofié a pu utiliser des faux documents burkinabè pour ouvrir le compte malgré le gel des avoirs imposé par le Conseil de sécurité». C’est écrit à la page 24 de son rapport. En clair, qui sont les complices de Fofié?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;«Il a goûté au fruit défendu»&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La résolution 1572 de l’ONU sur la Côte d’Ivoire est claire: «Tous les Etats doivent (…) geler immédiatement les fonds, autres avoirs financiers et ressources économiques se trouvant sur leur territoire à la date d’adoption de cette résolution ou à tout moment après cette date, qui sont en possession ou sous le contrôle direct ou indirect des personnes que le Comité aura identifiées (…)». Et ce n’est pas tout: «Tous les Etats doivent veiller à empêcher leurs nationaux ou quiconque sur leur territoire de mettre à la disposition de ces personnes ou entités, aucun fonds, avoir financier ou ressource économique, ou d’en permettre l’utilisation à leur profit».&lt;br /&gt;Le commandant Fofié a pris le risque de goûter au fruit défendu. Et il a été pris! Il est fiché par le Conseil de sécurité. Les informations contenues dans le fichier sont lourds et même très lourds de sens. Nous avons pu obtenir, grâce à un Haut responsable de l’ONU, la dernière version réactualisée de son dossier. Martin Kouakou Fofié, né le 1er janvier 1968, à Bohi en Côte d’Ivoire, s’est effectivement fait passer pour un Burkinabè. Il a été propriétaire de la Carte d’identité burkinabè (CIB) N° 2096927, établie le 17 mars 2005. Validité: dix ans. Propriétaire aussi du Certificat de nationalité burkinabé (CNB) N° 076 du 17 février 2003. Au même moment, il détenait la carte d’identité N° 970860100249. Ce document a été émis le 5 août 1997 en Côte d’Ivoire. Valable jusqu’au 5 août 2007.&lt;br /&gt;Le commandant Fofié est considéré comme un homme dangereux. Dans son fichier, trônent des phrases qui lui sont très préjudiciables. Morceau choisi: «Martin Kouakou Fofié. Caporal-chef, commandant des Forces nouvelles pour le secteur de Korogho. Les forces sous son commandement se sont livrées au recrutement d’enfants soldats, à des enlèvements, à l’imposition du travail forcé, à des sévices sexuels sur les femmes, à des arrestations arbitraires et à des exécutions extrajudiciaires, en violation des conventions relatives aux droits de l’Homme et du droit international humanitaire». Mais il n’y a pas que cela: «Obstacle à l’action du Groupe de travail international (GTI), de l’ONUCI, des forces françaises, et au processus de paix tel que défini par la résolution 1633». &lt;br /&gt;Mais Fofié n’est pas seul sur la liste noire. Le nom de Charles Blé Goudé, leader de la Coordination des «jeunes patriotes» (COJEP), farouche partisan du président Gbagbo, y est aussi scotché. De même que celui d’Eugène Djué, l’un des chefs de ces «jeunes patriotes». Ce sont les têtes de proue d’une liste secrète de 95 Ivoiriens accusés, fin 2004, de crimes.  Une mission du Haut-commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme les avait pris dans ses filets. Mais au fil du temps, la liste s’est rétrécie. Fofié, Blé Goudé et Djué n’ont pas cependant réussi, malgré leurs multiples tentatives, à quitter le box des accusés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;«Je vis grâce au soutien de mes proches»&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout a basculé le 2 février 2006. Ce jour-là, la France, le Danemark, le Royaume-Uni et la Slovaquie ont transmis le nom de ces trois «redoutables leaders» au comité de sanctions du Conseil de sécurité des Nations Unies. Les quatre pays ont été très clairs: que ces «prédateurs de la paix» soient sanctionnés à la hauteur de leurs forfaits. Le lendemain, le président du comité des sanctions, l’ambassadeur de Grèce à l’ONU, Adamantios Vassilakis, reçoit le dossier. Aussitôt, il le communique aux 15 membres du Conseil de sécurité. Ils ont deux jours ouvrables, pour exprimer toute objection. Mais les minutes, les heures et les… deux jours se sont écoulés sans que le Conseil n’enregistre la moindre objection. Ainsi, le 7 février 2006, les sanctions sont mises en branle. La tension monte aussitôt en Côte d’Ivoire. Les accusés et leurs partisans crient à l’injustice. Les rues d’Abidjan, de Bouaké et de Korogho s’enflamment. Meetings, marches de protestation, sit-in… et même des actes de violence se succèdent. Le chef de l’Etat ivoirien, Laurent Gbagbo, est même monté au créneau. Il est allé jusqu’à la tribune  de l’Assemblée générale des Nations Unies pour demander l’annulation des sanctions individuelles. Peine perdue! «Son Excellence» a prêché dans le désert!&lt;br /&gt;Aujourd’hui, les regards sont tournés vers l’Accord politique de Ouagadougou. Pendant longtemps, ils ont espéré que ce «texte» produirait un miracle et les ferait sortir du calvaire. Mais jusqu’à présent, cet accord, applaudi par les protagonistes de la crise, n’a pas réussi à ébranler la position du Conseil de sécurité. Les personnes accusées continuent de se triturer les méninges, à la recherche d’une solution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Dans cette banque…&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5 septembre 2007. Voici le Groupe d’experts du Conseil de sécurité à Bouaké, assis face à Fofié. La main sur le cœur, le commandant affirme qu’il vit «grâce au soutien de ses proches». Il estime avoir été «frappé» injustement par les sanctions. Derrière ses grosses lunettes noires, il regarde l’avenir avec une sérénité empreinte d’inquiétudes.  Le chef rebelle affirme qu’il ne souhaite pas prendre d’initiative pour demander sa radiation de la «liste noire». Juste une phrase de plus: «Une demande explicite est déjà contenue, dit-il, dans l’Accord de Ouagadougou». Et il ne dira plus rien. Rien aussi d’intéressant le 11 février 2009. Ce jour-là, les experts de l’ONU l’ont rencontré à Korogho, dans son fief. Il a refusé l’entretien, arguant «qu’il s’agissait d’une rencontre de courtoisie qu’il leur accordait et qu’il n’avait pas l’intention de parler de questions officielles».&lt;br /&gt;Sacré Fofié! Il est coincé. Et il risque d’être davantage coincL’ONU entend aller jusqu’au bout de sa logique. Elle exige que le commandant s’explique s’il veut sortir du pétrin. Mais en «bon» militaire, Fofié semble bien maitriser les tactiques et les stratégies de survie. C’est sans doute ce qui l’a conduit à fabriquer de faux documents et à ouvrir un compte à la SGBB.&lt;br /&gt;Dans cette banque, une certaine inquiétude s’est aussi installée. On se bat bec et ongles pour que l’affaire n’éclate pas. Notre demande d’entretien est restée sans suite. «Laissez votre contact; on vous rappellera. C’est sûr!», nous a déclaré l’un des proches collaborateurs du Directeur général.  Non, ce n’était pas vrai! On ne nous a jamais rappelé. Nous avons insisté et insisté, jusqu’à cette phrase, dernière de ce journal à avoir été écrite.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt; Hervé D’AFRICK&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;........................................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#990000;"&gt;Comment les Forces nouvelles «pillent» la Côte d’Ivoire&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les sociétés d’exportation de coton du nord-est ont eu des sueurs froides en décembre dernier. La raison? La voici: les Forces nouvelles ont décidé, un beau matin, de renflouer leurs caisses. Et elles ne sont pas passées par quatre chemins. Plusieurs commandants de zone se sont immédiatement réunis, ont créé un comité et ont pris une décision salée: «chaque société doit verser 80 millions de FCFA pour la campagne 2008-2009». Cette décision est apparue aux yeux des exportateurs de coton comme «un coup de poignard qui pénètre un flanc frémissant et fait saigner le cœur». Mais ils n’avaient pas le droit de manifester bruyamment leur colère. Ils ont été mis en garde. S’ils le font, ils pourraient subir la foudre des ex-rebelles. Ils ont dû procéder à un marchandage pour obtenir une réduction. Mais ils n’étaient pas les seules victimes. Les sociétés d’exportation de noix d’acajou ont subi le même sort. La situation a failli dégénérer en janvier 2009. L’opération était tellement juteuse que les commandants de zone de Ouangolodougou-Diwala et Ferkéssédougou ont failli s’affronter. Avant eux, plusieurs chefs de zone se sont livrés à une folle bagarre à forte odeur d’argent.&lt;br /&gt;Dans le secteur du cacao, il y a aussi des droits obligatoires à payer: entre 300 000 et 1 million de FCFA sur tout chargement de 40 tonnes. De même qu’une taxe d’exploitation pouvant atteindre 50 000 FCFA. Sans oublier les droits que ces sociétés sont tenues de verser aux différents groupements de production. De plus, tout camion qui traverse une grande ville doit payer une taxe variant entre 1 000 et 5 000 FCFA aux unités des Forces nouvelles. Si vous parcourez par exemple le trajet Man-Korogho, on pourrait vous faire payer 55 000 FCFA. Il y a au total 11 postes de contrôle des Forces nouvelles sur cet axe routier. A Ouangolodougou, Guillaume Soro et ses partisans ont créé un poste de contrôle douanier. Chaque personne à bord d’un véhicule est tenue de payer 1 000 FCFA. En outre, tout camion qui passe régulièrement dans la zone doit payer 25 000 FCFA par mois. Mais pas seulement ça: chaque camion qui passe le poste de contrôle se voit obligé de payer 5 000 FCFA… Ainsi,  les Forces nouvelles engrangent d’énormes sommes d’argent. Voici, à ce sujet, la conclusion du Groupe d’experts du Conseil de sécurité: «Si le montant de chaque droit prélevé sur les particuliers ou les sociétés peut, au maximum, atteindre plusieurs centaines de milliers, voir quelques millions de francs CFA, ces taxes sont si nombreuses et si répandues dans le nord de la Côte d’Ivoire que le revenu total qu’en retire les Forces nouvelles se chiffre certainement en milliards de francs CFA chaque année». Autant dire que les ex-rebelles sont devenus des multimilliardaires. Les chefs de zone surtout… Mais où est caché le pactole? Mystère et boule de gomme.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Hervé D’AFRICK&lt;/strong&gt;                &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;.....................................................&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#990000;"&gt;Vers une levée des sanctions?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;Laurent Gbagbo et Guillaume Soro ont interpellé, plusieurs fois, Blaise Compaoré sur la question. Ce dernier se serait enfin «décidé à engager une procédure pour la levée des sanctions qui pèsent sur les trois leaders ivoiriens», confie une source proche du dossier. Selon le schéma prévu, les protagonistes de l’Accord politique de Ouagadougou saisiront d’abord la CEDEAO. Cette dernière plaidera ensuite auprès de l’Union africaine. De là, le dossier sera transmis au Conseil de sécurité de l’ONU. Compaoré, Gbagbo, Soro, Bédié et Ouattara entendent demander «la levée immédiate des sanctions individuelles». Mais réussiront-ils à convaincre les Nations Unies? Déjà, du côté du Conseil de sécurité, certains affirment que si cette demande est acceptée, il ne s’agira «ni plus ni moins que d’une prime à l’impunité». Et que cela sera «forcément préjudiciable à l’image du Conseil». Mais si la demande est formulée, «nous allons l’examiner et en fonction des arguments développés, nous verront quelle suite donner». Fofié, Blé Goudé et Djué réussiront-ils à s’en sortir? Equation à multiples inconnues.&lt;br /&gt;Hervé D’AFRICK&lt;br /&gt;.....................................&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#990000;"&gt;&lt;strong&gt;Y aura-t-il une enquête?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le commandant Fofié a dû bénéficier de certaines complicités au Burkina. L’affaire sera-t-elle élucidée? Y aura-t-il des sanctions? Le Conseil de sécurité a exigé que le Burkina fasse la lumière sur ce dossier brûlant. Selon des sources proches du dossier, si l’enquête est bien menée, de gros bonnets risquent de rouler par terre.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Hervé D’AFRICK&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-3329904854870186994?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/3329904854870186994/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/fausse-cib-faux-certificat-de.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/3329904854870186994'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/3329904854870186994'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/fausse-cib-faux-certificat-de.html' title='FAUSSE CIB, FAUX CERTIFICAT DE NATIONALITE BURKINABE, RETRAIT DE 66 MILLIONS A LA SGBB…:  Un chef rebelle ivoirien épinglé!'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-2851301209955542643</id><published>2009-08-23T16:31:00.001Z</published><updated>2009-08-23T16:33:31.241Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='TRAJECTOIRE'/><title type='text'>ALTERNANCE AU BURKINA: «De quoi avez-vous peur?»</title><content type='html'>22 ans au pouvoir. 28 en 2015 s’il est élu en 2010. Et si la constitution est tripatouillée comme en 1997, il pourrait régner  jusqu’en 2025. Et même au-delà…  Blaise Compaoré est scotché au fauteuil présidentiel depuis le 15 octobre 1987. Les enfants nés ce jour-là, où un sanglant coup d’Etat a emporté le président Sankara et douze de ses compagnons,  doivent sans doute se poser beaucoup de questions. Ils ont passé 22 ans de leur vie sans avoir eu le moindre plaisir de constater une alternance au sommet de l’Etat. Certains d’entre eux mourront peut-être ou sont déjà morts sans avoir vu, dans notre pays, un chef d’Etat succéder à un autre de façon démocratique. Simplement parce que certains clans politiques malhonnêtes ont torpillé et continuent de torpiller les valeurs cardinales qui doivent régir le «pays des hommes intègres». Ils ont fait sauter le verrou de la limitation des mandats présidentiels, en 1997, pour permettre à Blaise Compaoré de prolonger son mandat. Une sorte de pouvoir à vie… Et qui sait de quoi demain sera fait? Va-t-on encore saborder les valeurs cardinales de la constitution, qui limitent le mandat présidentiel à deux, pour que le fauteuil «suprême» n’échappe pas à Compaoré en 2015?  Tout est possible. Le hic, c’est que les longs règnes conduisent forcément au chaos. Il suffit de jeter un coup d’œil dans le rétroviseur de l’histoire politique de certains Etats africains pour s’en rendre compte. Le Burkina risque, si l’on n’y prend garde, de tomber, lui aussi, dans ce piège infernal. Blaise Compaoré va-t-il se résoudre à éviter le pire à notre pays? Ou va-t-il conduire le navire au creux de la vague? Il y a déjà des signaux inquiétants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un nouveau souffle!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Forum des citoyens de l’alternance, tenu à Ouagadougou les 1er, 2 et 3 mai, a crevé l’abcès. Ce groupe de citoyens, conduit par Zéphirin Diabré, actuel directeur du département Afrique et Moyen-Orient et conseiller de la présidente d’AREVA pour les affaires internationales, a eu le mérite d’instaurer le débat sur la question fondamentale de l’alternance. Même si, évidemment, cette rencontre d’échanges démocratiques a troublé le sommeil de certains caciques du pouvoir actuel. Visiblement, Blaise Compaoré s’est senti frustré. On a constaté qu’il était très mal à l’aise lorsqu’il parlait de la question à la télé, quelques jours après le forum. Son parti, le CDP, invité au à la rencontre, ne s’y est pas rendu. Certains membres du parti, d’habitude très prolixes, ont été invités mais n’ont pas répondu à l’appel. Arguant qu’ils n’auraient pas la possibilité, conformément au règlement intérieur, de participer à l’ensemble des travaux. Les partis politiques et les autres invités ont été autorisés à prendre part aux plénières. Les travaux en commissions étaient l’affaire exclusive des membres du Forum, venus de plusieurs provinces du Burkina. A l’évidence, le CDP a raté une belle occasion d’exprimer son mécontentement «en live» devant tout ce beau monde. Près de 250 participants. «De quoi a-t-il peur?», s’est interrogé un citoyen à la fin des travaux. De l’alternance au sommet de l’Etat? «Certainement», a répondu un autre. Pourquoi sont-ils alors allergiques au charme de la démocratie? Regardez comment le jeu politique est «beau» au Ghana voisin. Un régime succède démocratiquement à un autre. Et celui qui était au pouvoir et qui a été battu, peut revenir au pouvoir par la voie des urnes à la fin du mandat de celui qui l’avait battu. Un tel processus donne incontestablement de la sève nourricière à la démocratie.&lt;br /&gt;Mais lorsque l’alternance est prise en otage, ceux qui aspirent au pouvoir, finissent toujours par y accéder, non pas par la voie des urnes mais par la voie des armes. Et bonjour les chaos! A l’évidence, pour éviter le pire, il faut commencer par respecter la constitution. Que Zéphirin Diabré ambitionne de se lancer dans la course pour l’élection présidentielle, n’est nullement un problème. C’est son plein droit! Il rendrait même un énorme service à la nation si, par le truchement du débat démocratique qu’il a instauré pendant le Forum, l’alternance venait à se réaliser au Burkina. 22 ans de règne, c’est trop! Si en deux mandats, on n’a pas pu apporter ses preuves, il faut avoir le courage et l’amour pour son pays, en cédant la place à d’autres personnes. Blaise Compaoré n’est pas le seul à pouvoir gouverner le Burkina. Il y a des hommes dans ce pays qui peuvent mieux le faire que lui. Mais «pourquoi ont-ils si peur de céder la place à d’autres? Que se reprochent-ils ? Ou ont-ils délibérément choisi de conduire le pays vers le chaos?». Ces questions-là, de nombreux citoyens se les posent. Mais Blaise Compaoré les écoute-t-il  vraiment? Ou développe-t-il, dans les salons feutrés de la présidence,  des stratégies pour se maintenir au pouvoir?&lt;br /&gt;Le camp de Comporé n’est pas seul sur le ban des accusés. Les partis d’opposition ont été mis en garde. Le Forum est devenu à un certain moment, un «procès de l’opposition». Certains leaders se sont gravement compromis et ils veulent aujourd’hui s’ériger en donneurs de leçons. Au cours des débats, on leur a cloué le bec. Sans autre forme de procès! Car il ne saurait avoir d’alternance sans projet alternatif crédible. Le diagnostic du Forum a été clair: le Burkina Faso est malade et il faut un remède de cheval pour sortir le pays de cette «vallée de larmes». Que les plaisantins se tiennent donc loin de la ligne de départ des candidats à l’élection présidentielle.&lt;br /&gt; Cependant, il faut que tous les citoyens s’investissent pour l’alternance au Burkina. Tel est le souhait affiché par le Forum. D’ailleurs, Zéphirin Diabré a promis de s’investir pour la vulgarisation des conclusions de cette importante rencontre. Il est prévu aussi, tous les deux ans, un forum des citoyens de l’alternance. En clair, l’alternance ne concerne pas seulement le régime Compaoré. Quel que soit le pouvoir qui s’installera, il lui sera demandé d’avoir une probité intellectuelle en respectant scrupuleusement les valeurs édictées par la constitution. Les dignitaires du régime auteurs de corruption et de détournements, ont été mis en garde par les participants au forum. L’appel lancé par les citoyens de l’alternance au président du Faso sur cette question, a dû troubler leur sommeil…  &lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;Sandra JOLY&lt;/span&gt;   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;.................................................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;ZEPHIRIN DIABRE&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#990000;"&gt;&lt;strong&gt;«Une démocratie sans alternance est un marché de dupes!»&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;La première victoire du Forum des citoyens de l’alternance est le fait qu’il ait eu lieu.  Parole de Zéphirin Diabré. Et il est formel à l’endroit de tous ceux qui font de l’alternance au Burkina un sujet tabou: «Pour nous, que ce soit en politique ou ailleurs, rien n’est tabou dès lors qu’il s’agit de l’avenir de notre pays, de notre avenir et de celui de nos enfants». Mais Diabré ne s’arrête pas là. Il y a, dit-il, des signaux très révélateurs d’une «soif d’alternance» dans notre pays.&lt;br /&gt;«Les membres du Forum sont habités par la conviction très profonde, que toute démocratie reste inachevée tant qu’elle n’a pas produit une alternance. Notre démocratie appartient à cette catégorie. Observateurs attentifs de l’évolution de leurs pays, les membres de ce mouvement de masse sont interpellés par des signaux persistants d’un malaise profond qui, selon eux, traduit une soif d’alternance dans notre pays. Cette soif se nourrit d’abord des insuffisances et des échecs de notre politique de développement dont la caractéristique principale est son incapacité notoire à éliminer la pauvreté.&lt;br /&gt;Mais cette soif se nourrit aussi et surtout d’un grand sentiment d’injustice qui risque de mettre à mal notre fragile équilibre social. Ceux qui travaillent à la sueur de leur front et à la force de leur poignet, sont révoltés de voir que d’autres, nullement plus méritants, mais simplement assis à la bonne place, ou titulaires des bonnes relations et des bonnes protections, prennent comme un ascenseur spécial à grande vitesse vers l’enrichissement. Ils sont choqués de voir combien l’Etat, notre bien commun à tous, est devenu un instrument d’enrichissement aux mains de gens promus uniquement sur la base de relations de concussion, et dont l’énergie se dépense plus dans les surfacturations de marchés, que dans la conduite laborieuse de nos chantiers de développement. Enfin, cette soif d’alternance se nourrit de ce que, en démocratie, lorsqu’un peuple est dirigé par les mêmes personnes pendant un certain temps, et (que cela dure et perdure, forcément, il commence à se poser un certain nombre de questions. Il se les pose davantage quand, confronté à des difficultés de la vie quotidienne, il se dit que peut-être que d’autres personnes, mettant en œuvre une autre politique, peuvent peut-être améliorer son sort. Il se les pose avec insistance lorsque, par la circulation des informations, il voit que dans d’autres pays, des camps politiques différents se succèdent au pouvoir, suite à des élections qui ressemblent à ce qui se passe chez lui, et ce, sans que la paix sociale ni la stabilité des institutions ne soit remises en cause. Il se les pose par amour pour son pays, et par le souci de l’avenir que devront affronter ses enfants.&lt;br /&gt;Les membres de ce forum en sont eux aussi là. S’ils se posent ces questions, c’est d’abord par amour pour leur pays, et par conviction en la démocratie. Mais ces questions, ils se les posent à la fois à l’endroit de ceux qui sont au pouvoir, mais aussi à l’endroit de l’opposition dont c’est la mission historique de réaliser l’alternance. En démocratie, réaliser l’alternance, c’est retirer sa confiance à ceux qui gouvernent, mais c’est aussi accepter de la donner à ceux qui aspirent. C’est donc en fait une double équation à résoudre dont les variables, on l’imagine, sont multiples. C’est pour cela qu’on dit à juste titre que l’alternance ne se décrète pas et ne s’octroie pas. Elle se conquiert et se mérite (…) La première victoire de ce forum, c’est d’abord qu’il ait eu lieu. On entend beaucoup dire ici et là que la question de l’alternance est une question tabou dans notre pays. Non, l’alternance ne peut pas être une question tabou en démocratie. Une démocratie dans laquelle on ne discute pas de l’alternance, et dans laquelle il n’y a pas d’alternance, n’est pas une démocratie. C’est un marché de dupes. Et puis pour nous, que ce soit en politique ou ailleurs, rien n’est tabou dès lors qu’il s’agit de l’avenir de notre pays, de notre avenir et de celui de nos enfants».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par Hervé D’AFRICK&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-2851301209955542643?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/2851301209955542643/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/alternance-au-burkina-de-quoi-avez-vous.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/2851301209955542643'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/2851301209955542643'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/alternance-au-burkina-de-quoi-avez-vous.html' title='ALTERNANCE AU BURKINA: «De quoi avez-vous peur?»'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-8686021075699913272</id><published>2009-08-23T16:26:00.001Z</published><updated>2009-08-23T16:29:14.441Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ONDE DE CHOC'/><title type='text'>REVOCATION DU MAIRE DE KOUBRI: Comment la cabale a été organisée</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Les choses sont allées vite, très vite. Le maire de Koubri, Félix Compaoré, n’a pas pu voir le rapport définitif de l’Inspection technique du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (MATD) sur la gestion de sa commune. Il a tenté d’obtenir le document en vain. Il a voulu savoir ce que le dernier rapport d’investigation lui reprochait au juste afin d’apporter des éléments de réponse. Mais il s’est heurté à un mur en béton. Il a finalement demandé, à trois reprises, une audience au ministre Clément Sawadogo, afin de comprendre la situation. Mais là aussi, il s’est heurté à un refus catégorique. «N’ayant pas commandité cette investigation, vous ne pouvez pas exiger les résultats», lui a déclaré le ministre dans une correspondance datée du 14 mai 2009. Cette décision à forte odeur de politique politicienne a été fortement applaudie par des adversaires politiques du maire qui, semble-t-il, le guettaient depuis longtemps et attendaient le moment opportun pour l’ «abattre». De nombreux habitants de Koubri ont voulu manifester le 30 mai dernier leur mécontentement. Mais les autorités locales ont brandi l’arme de la répression.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Le maire de Koubri est révoqué pour faute grave de gestion». C’est par cette phrase laconique que Félix Compaoré a été remercié. Le compte rendu du Conseil des ministres, signé par son porte-parole Filippe Savadogo, ne donne aucune précision. Le maire a-t-il détourné 10, 20 ou 30 millions? Ou s’agit-t-il de «faute grave» sur un autre aspect de la gestion de la commune? C’est un flou artistique total. Certains, dans l’opinion, ont tenté de combler ce vide laissé par le Conseil des ministres, en parlant même de plus de 5 milliards de FCFA. Ainsi, le maire a été cloué au pilori par dame rumeur. Et de fort mauvaise manière.&lt;br /&gt;Du côté du MATD, certains responsables ont désapprouvé la manière dont le maire a été révoqué de ses fonctions. Et ils n’ont pas hésité à le dire à qui de droit. Se sentant de plus en plus coincé, le gouvernement a décidé de sauver la face, en organisant une conférence de presse. Et même là, il y avait des zones d’ombre. On n’a pas su si le maire a personnellement commis des malversations. Le ministre a parlé de sommes d’argent introuvables sans ouvertement l’accuser. Le maire, en tant qu’autorité morale, a-t-il été sanctionné à la place d’autres personnes directement impliquées? Le ministre est resté plutôt vague sur la question.&lt;br /&gt;S’agit-il alors d’un règlement de compte politique? «La décision de révocation est à mon avis, très suspecte. Le ministre aurait dû au moins mettre à la disposition du maire le document final d’investigation afin qu’il puisse en prendre connaissance. Et savoir très exactement ce qu’on lui reproche. Non seulement il ne lui a pas remis le rapport final, mais en plus, il a catégoriquement refusé de lui accorder une audience. Comment se fait-il qu’un maire, face à un problème aussi crucial, soit rejeté par son ministre de tutelle? Le ministre aurait dû au moins l’écouter», affirme une source proche du premier responsable du MATD. Et il ajoute qu’il a «l’impression que les membres de la mission d’investigation ont été téléguidés». Pire, le Conseil des ministres a pris la décision, dit-il, «sans vraiment comprendre le problème. On lui a servi ce qu’on a voulu lui servir et il a mordu à l’hameçon».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;«Raisons suspectes»&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, le maire a été révoqué sans que la Justice ne situe les responsabilités. On a vite fait de l’«éjecter» de son fauteuil, avant d’envisager des poursuites judiciaires. Et si au terme du processus, le maire est déclaré non coupable? Le ministre Clément Sawadogo avait-il une dent contre Félix Compaoré? En tout cas, certains de ses collaborateurs désapprouvent la manière dont il a conduit l’opération. Mais pas seulement eux. «Son ministre de tutelle aurait dû, face à cette situation, le suspendre de ses fonctions en attendant que la Justice tranche», affirme un spécialiste du droit. Mais il a préféré demander au Conseil des ministres sa révocation, sans autre forme de procès. La suspension en cas de «faute grave» est contenue dans l’article 272 du Code des collectivités territoriales. Cet article s’achève par cette phrase: «En tout état de cause, le maire ou l’adjoint prévenu des fautes graves ci-dessus énumérées peut faire l’objet de suspension préalable prononcée par l’autorité de tutelle». Le ministre a-t-il lu cette disposition? «Il a dû la lire. Mais comme je vous l’ai dit, sa décision pourrait être motivée par des raisons suspectes», affirme l’un de ses collaborateurs.&lt;br /&gt;Mai 2006. Elections municipales. Le RDB, le parti de Félix Compaoré, bat le grand CDP, le parti au pouvoir. Il remporte 27 sièges contre 23 pour le CDP et 1 pour l’ADF/RDA. Très vite, le climat se détériore. Le CDP a du mal à digérer sa défaite. Surtout que Son Secrétaire général national, Simon Compaoré, est originaire de cette localité. Le CDP tente, à tous les coups, de mettre des bâtons dans les roues de Félix Compaoré et de ses partisans. Un mot d’ordre serait venu de la sphère dirigeante du parti, demandant aux conseillers de la localité de «laisser le RDB gérer seul l’administration de la commune». Le maire Félix Compaoré a du mal à concevoir une telle attitude. Il tente de concilier les différentes positions, en vain. Lui qui, selon plusieurs sources rencontrées à Koubri, voulait faire ses preuves. Et montrer ainsi que le développement de Koubri s’inscrivait dans l’ordre du  possible. D’ailleurs, dans son discours d’investiture, il avait appelé à l’unité d’action pour l’intérêt supérieur de cette jeune commune rurale. Mais le CDP semble ne l’avoir pas entendu de cette oreille. Un groupe de six conseillers de ce parti tente ainsi de «rendre la vie impossible» au maire élu. Les choses ont failli même basculer en 2007.&lt;br /&gt;Juillet 2008: le groupe des 6 continue ses manœuvres politiques. Il tente de bloquer le conseil municipal. Il bat des mains et des pieds pour empêcher les conseillers d’assister à une session convoquée par le maire. De sources concordantes, il aurait proposé de l’argent à tout conseiller qui refuserait d’y prendre part. Ainsi, certains conseillers n’ont pas pu résister à la tentation. Surtout qu’en plus, certains de leurs responsables leur ont «menti» en affirmant que le parti aurait donné des consignes pour qu’ils ne participent pas aux différentes sessions du Conseil municipal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;«Le développement pris en otage»&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir «mis le feu à la baraque», ils décident d’ouvrir un autre front de bataille. L’un des conseillers du CDP adresse une lettre ouverte au ministre Clément Sawadogo. Et il accuse le maire de tous les péchés d’Israël. Une copie de la lettre est transmise au Haut commissaire. Probablement pour qu’il fasse, lui aussi, pression pour que le maire puisse être débarqué de son fauteuil. Et ils réussissent le coup. Le ministre envoie des membres de son Inspection technique pour effectuer, dit-on, des investigations sur la gestion de la mairie de Koubri. Du 25 au 30 août 2008, ils tentent de donner un contenu aux accusations formulées à l’encontre du maire par le conseiller municipal du CDP. Une deuxième mission de l’Inspection technique a lieu du 22 au 27 septembre. Elle fait des recommandations en terme d’appui-conseils au maire. Le maire s’active pour les mettre en exécution. Il réussi à le faire à plus de 95%. Mais entre temps, comme pour lui couper les ressources servant au développement de la commune, le MATD demande au gouverneur du Centre de suspendre l’opération de recensement en cours à Koubri. L’Inspection technique aurait découvert des irrégularités. Les inspecteurs usent même de la méthode forte. Ils confisquent, sans décharge, les registres du recensement. La suite, la voici: le rapport partiel est transmis au maire. Le ministre lui demande des éclairages sur certains aspects. Félix Compaoré donne aussitôt des précisions sur les points à polémique. Mais les choses vont se précipiter. L’Inspection technique revient sur le terrain du 2 au 7 février 2009. Cette fois, le maire n’aura pas l’occasion de voir le rapport final. On ne sait pas ce qui a été ajouté à ce dernier document. Félix Compaoré tente, en vain, de comprendre. Mais ni l’Inspection technique, ni le ministre n’accepte de le recevoir. Et puis, le 20 mai, la décision tombe: «Le maire de Koubri est révoqué pour faute grave de gestion avec poursuites judiciaires». Dans certains milieux politiques, c’est la joie. La bataille est gagnée. Mais dans l’entourage du ministre, certains désapprouvent catégoriquement la manière dont le maire a été révoqué. «C’est un gâchis pour cette commune rurale», affirme l’un d’entre eux. Et il ajoute que «c’est déplorable que la politique prenne ainsi en otage le développement de cette jeune commune rurale». Koubri paie les pots cassés. Et avec tout ça, le ministre Clément Sawadogo dit avoir la conscience tranquille. Le pire, c’est que ça se passe au «pays des hommes intègres». Et personne ne dit rien.&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Sandra JOLY&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-8686021075699913272?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/8686021075699913272/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/revocation-du-maire-de-koubri-comment.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/8686021075699913272'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/8686021075699913272'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/revocation-du-maire-de-koubri-comment.html' title='REVOCATION DU MAIRE DE KOUBRI: Comment la cabale a été organisée'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-1084957296096946569</id><published>2009-08-23T16:23:00.000Z</published><updated>2009-08-23T16:26:02.820Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='TELEX ENQUETE...'/><title type='text'>TELEX ENQUETE…</title><content type='html'>&lt;em&gt;&lt;span style="color:#990000;"&gt;PRESIDENTS D’INSTITUTION.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; Depuis le 1er janvier 2009, le Président de l’Assemblée nationale, le Président du Conseil constitutionnel, le Médiateur du Faso, le Président du Conseil économique et social, le Grand chancelier des Ordres burkinabè et le Président du Conseil supérieur de la communication ont une rémunération mensuelle de 1 215 000 FCFA.  Le décret N°2008-891/PRES/PM/MEF signé à cet effet le 31 décembre 2008, apporte les précisions suivantes: «rémunération brute mensuelle: 650 000; indemnité de représentation: 250 000; indemnité de fonction: 135 000; indemnité de logement: 80 000; indemnité compensatrice: 100 000». Comme le Président du Faso et le Premier ministre, les présidents d’institution «ont droit à la fourniture gratuite d’eau, d’électricité et de téléphone». Ils «conservent (aussi) leur rémunération et leurs avantages pendant une période de six mois après la fin de leur fonction politique, sauf si l’interruption est consécutive à une cause autre que la fin normale de la fonction».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-1084957296096946569?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/1084957296096946569/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/telex-enquete.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/1084957296096946569'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/1084957296096946569'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/telex-enquete.html' title='TELEX ENQUETE…'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-3681002248283756646</id><published>2009-08-23T16:21:00.001Z</published><updated>2009-08-23T16:23:43.377Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='DIAGNOSTIC'/><title type='text'>PRESIDENTIELLE EN COTE D’IVOIRE: Trop d’intérêts cachés</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Les principaux protagonistes de la crise ivoirienne, notamment les éléphants de la scène politique (le Président Laurent Gbagbo et ses principaux challengers Henri Konan Bédié et Alassane Dramane Ouattara) et le patron de l’ex-rébellion, aujourd’hui premier ministre, Guillaume Soro, réunis tous dans le cadre permanent de concertation sur le processus de sortie de crise, se sont retrouvés le 18 mai dernier à Ouagadougou, autour du facilitateur Blaise Compaoré. Ils ont fait le point des avancées et des difficultés dans la mise en œuvre de l’accord politique de Ouagadougou et entériné la date de la prochaine élection présidentielle. Cette élection semble devenue aux yeux de ces leaders politiques, du Facilitateur et même de la communauté internationale, la voie presqu’exclusive de sortie définitive de la crise. Mais ce scrutin suffira-t-il pour sortir la Côte d’ivoire de ce bourbier politico-identitaire et militaire? Au-delà de l’optimisme des protagonistes de ce processus de paix, l’on est fondé à s’interroger, tant la crainte que l’horizon s’obscurcisse davantage après cette fameuse élection est grande.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Depuis le 19 septembre 2002, le navire battant pavillon Côte d’Ivoire tangue en eaux troubles et cherche vainement une Côte paisible pour ses passagers meurtris par sept longues années d’errement. Après Lomé, Linas Marcoussis, Accra, Pretoria, c’est finalement au port sec de Ouagadougou au Burkina Faso qu’il s’est stabilisé. Du moins provisoirement. Là, les protagonistes, notamment armés, à savoir les rebelles et le pouvoir en place ont scellé un accord politique en mars 2007, sous l’égide du facilitateur Blaise Compaoré. Cet accord a consacré un partage du pouvoir exécutif pour assurer une sorte de transition vers l’organisation d’élections présidentielles libres, transparentes et équitables avec la participation de tous les ténors de la scène politique. Ce processus devait durer 10 mois. Mais plus de deux ans après, l’on en est à scruter l’horizon de cette présidentielle tant attendue. Après moult reports, une nouvelle date est fixée au 29 novembre prochain. Cette date sera-t-elle la bonne? Sera-t-elle réellement, au cas où elle se tiendrait, une voie de sortie définitive de cette crise sociopolitique qui prend des racines depuis la succession ratée au président Houphouët Boigny? A quand le retour réel de la paix et la stabilité politique et institutionnelle en Côte d’Ivoire? L’accord de Ouaga est-il véritablement la panacée tant recherchée? La bonne foi est-elle enfin revenue chez les protagonistes dont certains tirent énormément profit de cette situation de ni paix ni guerre?&lt;br /&gt;« Après l’échec des ‘multilatéralismes inefficaces et étouffants’ dans les accords de paix en Côte d’Ivoire signés sous les auspices de la communauté internationale, le Président Koudou Laurent Gbagbo, a initié le dialogue direct avec les Forces nouvelles. Ce dialogue direct a abouti à la signature, le 4 mars 2007, de l’Accord politique de Ouagadougou. Parlant de cet accord dans une interview accordée à la Chaine de télévision sud-africaine, SABC News International et reprise par le quotidien d’Etat ivoirien Fraternité Matin du 17 baoût 2007, le Président affirme: «Je crois que c’est la dernière fois parce que là, c’est nous-mêmes qui avons composé les textes. C’est pour vous dire qu’on ne nous a pas imposé». A la question de savoir si les causes véritables de la guerre ont été prises en compte, Gbagbo rétorque que «c’est avec ceux qui avaient les fusils que nous avons négocié et signé ensemble. Donc je peux dire que tout a été pris en compte». (cf. Le Reporter N°003 de septembre 2007). C’était il y a bientôt deux ans maintenant. L’accord de Ouagadougou reste aujourd’hui encore le ciment du processus de paix. Il a fait l’objet d’accords complémentaires pour prendre en compte l’évolution du processus.&lt;br /&gt;Pour Rappel, l’accord de Ouagadougou est intervenu dans un contexte de difficile cohabitation entre Gbagbo et son Premier ministre d’alors Charles Konnan Banny qui lui a été imposé par la communauté internationale à travers une résolution des Nations unies. Accusé de créer des blocages à la mise en œuvre des différents accords et résolutions pour sortir le pays de l’impasse, Gbagbo propose de négocier directement avec les «assaillants, agresseurs, terroristes, ou rebelles» d’hier. Le Président Gbagbo savait qu’il était sur une corde raide et devait sortir de cette situation de ni paix ni guerre mais aussi de la rivalité avec Konnan Banny qui avait, à ses yeux, trop de pouvoirs et entendait vaille que vaille, les exercer.&lt;br /&gt;C’est donc presque contraint (d’aucuns soutiennent que la proposition du dialogue direct lui aurait été imposé de même que le facilitateur) que le président Gbagbo s’est engagé dans ce dialogue direct. «Nous n’avons pas gagné la guerre. C’est pourquoi, j’ai été obligé de signer l’accord  de Ouagadougou», a-t-il révélé au cours d’une rencontre avec les forces de défense et de sécurité le 14 août 2007. Depuis Mars 2007 donc, Gbagbo est devenu fréquentable pour Soro et ses combattants (qui juraient de le débarquer du palais présidentiel) et vis-versa. Grâce à cet accord, l’ancien chef rebelle, Guillaume Soro, est entré dans la République par la grande porte. Il a atterri à la Primature, formant ainsi le duo de choc qui gouverne aujourd’hui la Côte d’Ivoire. Un attelage, pour le moins impensable, moins d’un an plus tôt. &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Depuis donc mars 2007&lt;/strong&gt;, le cap est mis sur la tenue de l’élection présidentielle comme la clé de sortie définitive de la crise. Pour y arriver, l’accord de Ouaga a prévu de nombreux préalables tels le processus d’identification, les audiences foraines, le désarmement, la réunification du pays et de l’armée (loyalistes et forces nouvelles), le démantèlement des milices, etc. Où en est-on aujourd’hui avec ces préalables? Plus de deux ans après, les opérations d’identification et de recensement électoral sont en bonne voie ou même très avancées, selon les conclusions de la 5ème réunion du cadre permanent de concertation (CPC). Tous les acteurs engagés dans le processus électoral sont unanimes pour dire que la date du 29 novembre 2009 est tenable pour l’organisation du premier tour de l’élection présidentielle. Cette élection devrait consacrer la reconduction de Gbagbo, le retour de Bédié ou enfin l’accession au pouvoir de Alassane Ouattara. En tout cas, tous les trois sont des prétendants sérieux.&lt;br /&gt;Contentieux sociopolitiques&lt;br /&gt;Ils semblent tous pressés d’en découdre les uns avec les autres à travers le suffrage universel. Visiblement enthousiastes, les deux ténors de l’opposition (Henri Konan Bédié, Alassane Dramane Ouattara) sont sortis de cette réunion de Ouaga satisfaits de voir poindre à l’horizon l’espoir de réaliser leurs vieilles ambitions. Leurs différents Etats-majors sont mobilisés depuis de longues années et se préparent à l’assaut de l’électorat. D’ailleurs, tous semblent convaincus qu’en dehors des préalables électoraux (achèvement de l’enrôlement des électeurs, publication des listes électorales, distribution des cartes d’électeurs et d’identité), plus rien ne devrait empêcher la tenue des élections. Pas même le désarmement et le démantèlement des milices. Or, l’on se souvient que le camp présidentiel faisait de ces deux points une condition sine qua non pour la tenue des élections, même si à la dernière réunion de Ouagadougou, la question a été soigneusement évitée. Ce problème pourrait surgir à tout moment et bloquer à nouveau le processus. En tout cas, bien des observateurs estiment qu’en éludant les questions qui fâchent, on ouvre des brèches pour d’éventuels revirements de la part de certains protagonistes. Comment aller aux élections avec des éléments des Forces nouvelles qui doivent leurs positions actuelles aux armes et qui, manifestement, ne semblent pas encore prêtes à abandonner leurs privilèges? Certains d’entre eux soutiennent que le désarmement sera négocié avec le Président qui sera issu de la prochaine élection. On les voit venir! Mais tout le monde ferme les yeux.&lt;br /&gt;Guillaume Soro, lui, en quatrième larron, joue définitivement son avenir politique. Il se retrouve entre le marteau de ceux qui l’ont fait roi, c’est-à-dire les anciens rebelles, et l’enclume de ses nouvelles responsabilités et de ses engagements politiques vis-à-vis des acteurs ivoiriens que de la communauté internationale. Il va devoir trouver les voies et moyens pour parvenir à cette hypothétique élection pour satisfaire les Eléphants politiques et la communauté internationale sans frustrer ni Gbagbo ni ses hommes qui, de plus en plus, grognent et contestent son autorité.&lt;br /&gt;En clair, la clé du problème ivoirien réside moins dans les élections que dans le management des intérêts de groupes et de clans politico-militaires. A cela s’ajoutent les frustrations d’une importante partie de la population, exclue de toute possibilité d’expression de leur citoyenneté et qui ploie sous le poids d’une pauvreté endémique pendant que des seigneurs de guerre et d’autres opportunistes de tous genres qui restent accrochés à cette situation trouble, seule garantie de leurs richesses et privilèges indus. Que dire alors de toutes ces victimes ivoiriennes et non ivoiriennes de cette «sale guerre» qui n’a fait ni de gagnants ni de perdants, si ce ne sont les populations innocentes manipulées, exploitées et violentées? Doit-on passer tout cela en pertes et profits au nom d’une hypothétique élection présidentielle?&lt;br /&gt;Le processus de sortie de crise tel qu’il est engagé pourrait produire l’effet inverse. Toutes les élections, dans la plupart de nos pays, même ceux qui sont en situation paix, sont porteuses de contentieux sociopolitiques lourds de dangers. Les dérapages que nous observons çà et là sur le continent sont des manifestations de mauvaise gestion de ces contentieux politiques. Et la crise ivoirienne, souvenons-nous, est née de cette mauvaise gestion post-électorale de ces enjeux de pouvoirs.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La démocratie ne se mesure pas seulement&lt;/strong&gt; à l’aune de principes et règles standards et immuables. Ce sont des processus qu’il faut construire. Dans ces processus, il y a des hauts et des bas. L’important est de s’inscrire dans une dynamique qui permette de réfléchir sur des processus démocratiques qui n’excluent personne. Mais en Afrique, et particulièrement en Côte d’Ivoire, les processus depuis la disparition de Houphouët Boigny, se construisent dans des dynamiques d’exclusions. Or, quelles que soient les diversités, l’exclusion est un phénomène extrêmement mal vécu dans nos cultures africaines.&lt;br /&gt;Et les Burkinabè tués?&lt;br /&gt;L’accord politique de Ouagadougou, tout comme les précédents accords de paix en Côte d’Ivoire, semble résumer ces phénomènes d’exclusions aux seuls leaders politiques. Chaque fois, il est plus question de la participation de tous les leaders politiques à l’élection présidentielle. Et l’on en est à se demander quelle a été l’apport de la rébellion dans le renforcement du processus démocratique en Côte d’Ivoire. Ce sont les mêmes problèmes qui étaient posés en 2002 qui restent aujourd’hui encore de véritables boulets aux pieds des Ivoiriens. Si l’on veut raisonner par l’absurde, l’on pourrait dire que Soro et ses combattants ont plus rendu service à Gbagbo qu’à la Côte d’Ivoire. Grâce à eux, celui qu’ils voulaient déloger de la présidence a eu quatre ans de prolongation de son premier mandat. On pourrait même dire qu’à cause d’eux des ressortissants burkinabè, nigériens, maliens, ont été des victimes d’une affaire qui ne les concernait ni de loin ni de près. Bref, il s’est passé des choses au cours de ces sept ans de crise qu’il est utopique de croire que, comme par un coup de baguette magique, une élection présidentielle apportera tout d’un coup la catharsis.&lt;br /&gt;Quel que soit le vainqueur de cette course à la présidence, il aura fort à faire et risque d’être pris en otage par les protagonistes de la crise qui ne désarmeront pas de sitôt ou marchanderont chèrement leur retrait des affaires. Il y a aussi le risque de révolte des oubliés de l’accord de Ouaga. Et si tout cela est mal managé, il faut craindre que le pays ne sombre à nouveau dans une crise profonde.&lt;br /&gt;Mais si les élections peuvent contribuer à rétablir la paix et la stabilité politique en Côte d’ivoire, que tout le monde joue à fond la carte des élections. Seulement, il ne faudrait pas perdre de vue que des questions importantes demeurent en suspens et il faut y trouver des solutions. A ce sujet, l’on peut s’inquiéter de ce que le facilitateur, qui voulait voir Gbagbo traduit devant la Cour pénale internationale pour crimes contre des Burkinabè, ferme-t-il aujourd’hui les yeux sur ces questions de violations des droits humains, ne serait-ce qu’à titre de réparations. Dans cette gestion du processus de paix, il y a certainement des non-dits qui cachent certainement des intérêts divers et des agendas cachés qui sont étrangers à l’intérêt supérieur de la Côte d’Ivoire. Bref, pourvu que ça marche et que la Côte d’Ivoire retrouve sa quiétude pour le bien de ses fils et de ses habitants étrangers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Boureima OUEDRAOGO&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-3681002248283756646?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/3681002248283756646/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/presidentielle-en-cote-divoire-trop.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/3681002248283756646'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/3681002248283756646'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/presidentielle-en-cote-divoire-trop.html' title='PRESIDENTIELLE EN COTE D’IVOIRE: Trop d’intérêts cachés'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-8505308109013780629</id><published>2009-08-23T16:17:00.001Z</published><updated>2009-08-23T16:20:06.176Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='EDITORIAUX'/><title type='text'>EDITORIAL: «Le Reporter» a deux ans!</title><content type='html'>«Sommes-nous nés tard dans un monde où tout a été déjà dit et inventé? A ce qu’on dit, il n’y a plus de place sur l’échiquier médiatique burkinabè pour de nouveaux venus. D’aucuns ont tenté de nous décourager afin que nous ne nous lancions pas dans cette aventure. Car, selon eux, sans moyens financiers colossaux ni soutiens politiques puissants, c’est un saut périlleux dans une arène infernale. Après de longs mois de réflexion, nous avons choisi de surpasser nos craintes de l’échec et de franchir le pas pour prendre le risque de nous soumettre au jugement de l’histoire sur le bien-fondé ou non de notre engagement. Après tout, il n’y a pas que sur le plan médiatique que la vie est dure au Faso’. Pour autant, des initiatives se développent par des acteurs dans des domaines et secteurs divers avec des fortunes diverses. Il n’y a que ceux qui n’entreprennent rien qui ne connaissent pas l’échec». Ce sont les toutes premières phrases écrites dans «Le Reporter» (Voir notre Editorial dans le N°001 de Juillet 2007).&lt;br /&gt;Nous voici en juin 2009. Deux ans se sont écoulés depuis la création du Journal en juin 2007. Voici donc deux ans qu’est né Le Reporter, dans un contexte politico-médiatique presque vicié où il n’y a pratiquement de place que pour les persévérants. En nous lançant dans cette aventure, nous mesurions les enjeux. Nous savions bien que ce ne serait pas une partie de plaisir. Mais notre rêve de contribuer à l’enracinement d’une gouvernance démocratique fondée sur des valeurs éthiques et morales est si fort que les montagnes de difficultés que nous avons rencontrés et continuons de rencontrer sur notre chemin, ne nous ont pas découragés. Notre engagement était d’autant plus fort que le contexte sociopolitique de notre pays était et est aujourd’hui encore, marqué par une mort lente de la morale. Entre le règne d’un système politique usé et verrouillé autour de clans familiaux et d’affaires qui se refusent à toute idée d’alternance, la démission d’une classe intellectuelle et politique (qui se satisfait de prébendes et autres avantages indus) et la paupérisation continue des masses qui assistent impuissantes à leur marginalisation continue, il nous a semblé utile d’apporter notre  modeste contribution à l’éveil des consciences sociales. Nous aurions pu le faire en créant un parti politique, une association ou autre structure. Mais conscient que c’est dans le domaine des médias que nous pourrions le mieux faire œuvre utile pour la communauté nationale, nous avons opté en toute indépendance de créer «Le Reporter», un journal au service de l’intérêt général. Certains, toujours prompts à tuer les initiatives, nous avaient prédit une disparition rapide de l’univers médiatique. D’autres, tapis dans l’ombre, ont tenté et continuent de tenter de passer à l’acte de liquidation de notre Journal. Mais c’était sans compter avec la force de notre engagement et la foi en l’avenir qui étaient et demeurent nos armes secrètes. C’était aussi sans compter avec les besoins des lecteurs en informations vraies et suffisamment fournies, notamment sur la gestion des affaires publiques. Ainsi, en deux ans, nous avons tenu notre engagement d’être au rendez-vous, chaque mois, avec nos lecteurs. Sans interruption!&lt;br /&gt;Après deux ans, malgré ces difficultés de toutes sortes, du fait de la modicité pour ne pas dire de l’absence de moyens matériels et financiers à la hauteur de nos ambitions, nous sommes heureux de constater que nous ne nous sommes pas trompés. Le positionnement progressif de ce Journal parmi ceux qui comptent au Burkina Faso, nous conforte que notre engagement a le soutien de milliers de Burkinabè qui ne cessent de nous manifester leurs encouragements au fil des parutions. Grâce à ces milliers de fidèles lecteurs à travers le territoire national et à l’extérieur du Burkina, «Le Reporter» a pu se frayer lentement mais sûrement son chemin. Et poursuit sa longue marche vers son affirmation et sa consécration comme la voix des sans voix, notamment par la mise à nu des inconduites des prédateurs de la république et la promotion des initiatives porteuses d’espoirs, de lendemains meilleurs pour tous.&lt;br /&gt;Dans cette dynamique, et pour répondre à la forte demande de notre lectorat, nous avons entrepris de passer de la périodicité mensuelle à celle bimensuelle. A compter de juillet 2009, «Le Reporter» paraîtra deux fois par mois: le 1er et le 15. C’est encore un autre challenge de taille que nous comptons relever avec l’appui de nos lecteurs et de tous ceux qui croient à la nécessité d’une presse plurielle, indépendante et crédible.&lt;br /&gt;A nos lecteurs, nous demandons un effort supplémentaire pour nous permettre de faire face aux nouvelles exigences de renforcement de l’équipe de Rédaction, du fonctionnement quotidien de l’entreprise et des nombreuses charges qui ne cesseront d’augmenter avec le passage au bimensuel. Votre journal coûtera 500 FCFA à compter de juillet 2009. Evidemment, nous nous efforcerons, autant que possible, à rendre le contenu plus riche: des infos plus utiles, plus dynamiques et plus proches de vous!&lt;br /&gt;Forts des enseignements de ces deux années d’existence, nous continuerons nos efforts d’investigation pour vous donner satisfaction à chaque édition. «Le Reporter» restera indépendant.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La Rédaction&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-8505308109013780629?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/8505308109013780629/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/editorial-le-reporter-deux-ans.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/8505308109013780629'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/8505308109013780629'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/editorial-le-reporter-deux-ans.html' title='EDITORIAL: «Le Reporter» a deux ans!'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-3665222554655446931</id><published>2009-08-10T15:43:00.001Z</published><updated>2009-08-10T15:45:44.378Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ONDE DE CHOC'/><title type='text'>Burkina Faso: Le  Rédacteur en Chef du bimensuel Le Reporter agressé</title><content type='html'>Le Rédacteur en Chef du bimensuel d’investigation Le Reporter, Hervé TAOKO, rentrait chez lui, dans la nuit du 29 juillet dernier, lorsque deux individus lui ont barré la voie. Il s’est vu contraint de ralentir. Les deux individus  l’ont alors fait basculer dans l’obscurité. Ils ont fait sortir un couteau et un pistolet et l’ont sommé de leur remettre tout ce qu’il avait en poche. Ils ont ainsi retiré ses téléphones portables et son portefeuille contenant une somme d’argent et divers papiers. Mais ils n’ont pas retiré la moto sur laquelle il roulait cette nuit-là. Ils l’ont menacé et lui ont dit de prendre la moto et de quitter immédiatement les lieux. Mais auparavant, ils ont prononcé son prénom et lui ont demandé si c’était bien lui. Il a répondu par la négative. Ils lui ont alors dit, avec colère, que c’était bien lui et qu’ils le reconnaissaient.&lt;br /&gt;La même nuit, une déclaration a été faite à la police. Le lendemain, notre avocat a formulé une plainte contre X qui a été déposé en justice le 31 juillet.&lt;br /&gt;Le Reporter condamne cet acte de violence et appelle les autorités compétentes à tout mettre en œuvre pour retrouver et punir les auteurs de cette agression. Il invite les organisations de défense des droits humains à se mobiliser pour que de tels actes ne se reproduisent plus dans notre pays.&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;En février 2009&lt;/span&gt;, Le Reporter avait déposé une plainte contre X en justice suite à un mail de menace de mort qu’il avait reçu le 20 janvier dans sa boite électronique. Ce mail s’en prenait aux journalistes du Reporter et à Newton Ahmed Barry, Rédacteur en Chef du bimensuel L’Evénement. Ces deux journaux indépendants avaient publié des articles sur des personnalités de la République qui avaient acheté des villas à crédit avec la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et qui avaient foulé aux pieds les clauses contractuelles.&lt;br /&gt;Le Reporter attend toujours que justice soit faite sur cette affaire.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Ouagadougou le 30 juillet 2009&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le Reporter&lt;br /&gt;Contact: (00226) 70 30 03 88 ou (00226) 70 74 90 38&lt;br /&gt;Courriel: reporterbf@yahoo.fr&lt;br /&gt;               &lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-3665222554655446931?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/3665222554655446931/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/burkina-faso-le-redacteur-en-chef-du.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/3665222554655446931'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/3665222554655446931'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/08/burkina-faso-le-redacteur-en-chef-du.html' title='Burkina Faso: Le  Rédacteur en Chef du bimensuel Le Reporter agressé'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-1035812543558288601</id><published>2009-05-09T19:14:00.003Z</published><updated>2009-05-09T19:19:42.416Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ONDE DE CHOC'/><title type='text'>TENTATIVE D’ASSASSINAT DU REPRESENTANT DE B.A.T: Le pistolet Walther P22, la moto Kawazaki et les 10 000 000 FCFA</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Le représentant de British American Tobacco (BAT), Travaly Bandyan, l’a échappé belle. Il doit sans doute être toujours en train de rendre grâce à Dieu! Si dans la nuit 8 au 9 octobre 2008, les vigiles qui gardaient sa maison à Ouaga 2000 n’avaient pas bandé les muscles, l’homme aurait été expédié six pieds sous terre. Celui qui devait l’assassiner portait une arme redoutable: un pistolet Walther modèle P22, acheté à un peu plus de 800 000 FCFA. Mais ce n’est pas tout. Pour commettre cette sale besogne,  «ils» ont aussi acheté une moto Kawazaki à 1 350 000 francs. L’opération elle-même aurait  coûté plus de dix millions de FCFA.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Le pistolet était muni de lunettes laser et d’un silencieux. Il s’agit d’un pistolet Walther P22, calibre 22 LR avec deux chargeurs. Le premier contenait 9 cartouches. Le deuxième, 6. La gendarmerie a aussi saisi un paquet contenant 33 cartouches. Numéro du pistolet: G040452. Cette arme, achetée en septembre 2008, a été mise sous scellés. De même que la moto Kawazaki, acheté le 8 octobre, le jour même où l’assassinat devait avoir lieu. Selon plusieurs sources, l’assassin devait s’enfuir avec cette moto après avoir commis le «sale boulot». Mais l’opération a foiré. Les deux vigiles qui étaient en poste cette nuit-là au domicile de Travaly Bandyan, ont opposé une résistance, empêchant ainsi le présumé meurtrier, Alexandre Traoré, de pénétrer dans la cour. Craignant sans doute d’être appréhendé,  «Alex» a rebroussé chemin. Il a ensuite été sommé de rejoindre sa base. Là, on lui a intimé l’ordre de ranger son arme et de monter dans une voiture. Destination? Inconnue. Alexandre Traoré, vigile de son état,  a alors senti venir le danger. Il a rangé l’arme mais a refusé de monter dans la voiture. Que faire face à cette situation? Prendre ses jambes à son cou? Sans doute que cette idée lui fourmillait dans la tête comme une incantation. La suite, la voici: il réussit à s’échapper et se réfugie chez l’une de ses connaissances. Mais finalement, quelqu’un lui conseille de se rendre à la gendarmerie. Il s’y rend et déballe aux gendarmes les pages sombres de la tentative d’assassinat. La section de recherches de la gendarmerie nationale décide de voir clair dans cette affaire. Elle opère une descente sur les lieux. Le 9 octobre 2008, deux personnes sont interpellées au secteur 19 de Ouagadougou. Il s’agit du patron de la Brigade de Sécurité privée, Ferdinand Bamogo et d’un vigile, Sié Kambiré. C’est cette société de gardiennage qui assure la sécurité des locaux de la Nouvelle entreprise Salif Kossouka Ouédraogo (NESKO). C’est aussi dans cette société que travaille Alexandre Traoré comme vigile. Pendant l’interpellation, les enquêteurs retrouvent le pistolet qui devait servir à assassiner  Travaly Bandyan, avec Sié Kambiré.&lt;br /&gt; Mais la section de recherches de la gendarmerie nationale ne s’arrête pas là. Tous ceux qui sont censés avoir trempé dans cette affaire sont interpellés. Le chef de l’agence NESKO Ouaga et cousin de Salif Kossouka, Issouf Ouédraogo, le patron de la société de gardiennage «Forces de sécurité privée», Ferdinand Bamogo,  le présumé assassin, Alexandre Traoré et d’autres vigiles se retrouvent ainsi à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO). La juge d’instruction, Rose Ouédraogo, prend le dossier très au sérieux. La section de recherches de la gendarmerie nationale lui apporte un précieux concour. Mais il manque au juge une carte importante: Salif Kossouka Ouédraogo, l’administrateur général de NESKO. Il est soupçonné d’avoir commandité le coup, de concert avec Issouf Ouédraogo et Ferdinand Bamogo. Mais Kossouka est à l’extérieur du Burkina dans le cadre, dit-il, de ses affaires. Son voyage était selon lui, «programmé de longue date». Le départ devait avoir lieu dans la nuit où Tavaily Bandyan a failli être tué. «Cette fameuse nuit du 8 au 9 octobre, je devais prendre un vol Air France pour l’Hexagone. Malheureusement, pour fait de grève, le vol a été annulé, et je n’ai pu rejoindre Paris que par Royal Air Maroc. Je dois dire que mon voyage sur Paris était programmé de longue date, pour raison d’affaires car nous sommes  en fin d’année. C’est dans mon dos que la cabale a été ourdie», explique-t-il, à son retour en décembre 2008,  dans une interview publiée dans L’Observateur Paalga. «Ce que vous dites être une affaire n’est qu’un gros montage qui a vite fait pschitt!», a-t-il affirmé avec un air de grandeur et de défi. Mais la suite va vite montrer que cette affaire, contrairement à ce qu’affirme le patron de NESKO, en est une. Le 29 décembre, Salif Kossouka Ouédraogo est convoqué par la Justice. Mais il ne se présente pas. Deuxième convocation: 5 janvier 2009. Cette fois, il répond présent à l’appel. Après l’audition, il est inculpé et mis sous mandat de dépôt. Il rejoint ainsi  les autres inculpés à la MACO. Mais pas pour longtemps. Le 16 janvier, il obtient une liberté provisoire. Les autres suspects aussi.&lt;br /&gt;Mais Kossouka est un dur à cuir. Il rejette en bloc les accusations portées contre lui. Et à juste titre. Dans l’interview publiée dans L’Obs, il décoche des flèches sur le représentant de British American Tobacco, Travaly Bandyan: «Je connais physiquement l’individu mais pas personnellement. Vous saisissez la nuance?». Et il se met aussitôt à expliquer: «Je suis le patron d’une holding et le sieur Bandyan est loin des grandes responsabilités qui auraient pu faire de lui un interlocuteur à moi. Il traite avec l’administrateur général adjoint de NESKO et le chef de la division tabac. Et sachez que je ne me suis personnellement entretenu avec lui que deux fois, et ce, dans le cadre professionnel». &lt;br /&gt;Faux, archi faux, rétorque-t-on du côté de BAT. «Kossouka connaissait bien M. Bandyan». Il l’a rencontré à plusieurs reprises, notamment quand le contrat qui liait sa société NESKO à BAT a été résilié.  L’administrateur général de NESKO, Salif Kossouka Ouédraogo, s’était montré incapable de se constituer une caution bancaire de deux milliards de FCFA comme prévu dans les accords avec BAT. Selon ces accords, le contrat peut être résilié en cas d’inexécution par l’une des parties. Et c’est ce qui est arrivé. La lettre de résiliation a même été notifiée à NESKO par acte d’huissier le 1er août 2008. Kossouka n’a pu obtenir la caution bancaire de deux milliards qu’après cette résiliation. Très rapidement, il tente de recoller les morceaux. Mais c’était trop tard. La représentation de BAT  lui affirme que le contrat résilié ne pouvait plus être rétabli. On lui donne cependant une autre chance: possible en effet pour lui de faire de nouvelles propositions de contrat. La procédure était en cours lorsque  la tentative d’assassinat de Travaly Bandyan a sonné la rupture inéluctable du contrat.&lt;br /&gt;Pourtant, en justifiant son «séjour prolongé à l’étranger», Kossouka avait affirmé en grande pompe qu’il s’était rendu au siège de BAT et que les «choses» étaient en bonne voie. Morceau choisi: «J’ai fait plusieurs va-et-vient à partir de Paris, sur Londres, Bruxelles, Genève, Zurich, Cotonou, Abidjan. J’ai d’ailleurs été au siège de BAT à Londres et j’ai eu une séance de travail avec un très haut responsable de Nestlé à Genève (…) Je me suis rendu à Londres pour rencontrer les grands patrons de BAT. Vous voyez qui sont mes interlocuteurs! Ce ne sont pas les petits individus affabulateurs en manque d’imagination que vous rencontrez au coin de la rue à Ouagadougou! Il y a encore des perspectives avec BAT, s’il plait à Dieu». Cette affirmation a dû choquer les premiers responsables de British American Tobacco. Ils ont  apporté un démenti catégorique dans un communiqué officiel. Depuis la tentative d’assassinat, disent-ils, il n’y a jamais eu de rencontre avec Salif Kossouka Ouédraogo. Voici un morceau du communiqué: «Au regard des soupçons graves qui semblent peser sur des responsables de NESKO SA, la réunion initialement prévue à la demande de NESKO SA a été purement et simplement annulée. Depuis lors, aucune rencontre ne s’est tenue ni au Burkina Faso, ni en dehors du Burkina Faso entre BAT et une personne directement ou indirectement liée à NESKO SA, contrairement à ce que semble soutenir Salif Kossouka Ouédraogo». &lt;br /&gt;Et quand on lui demande s’il connait Ferdinand Bamogo, le patron de «Forces de sécurité privée», la société qui assure le gardiennage de NESKO, la réponse  de Kossouka, brusque et fracassante, tient en une phrase: «Je ne connais ce monsieur ni d’Adam, ni d’Eve».  Et le vigile qui serait allé pour liquider Bandyan? «Mais, que non, vous pensez bien!», répond-il de façon un peu laconique. Et Issouf Ouédraogo, celui que vous auriez commis à la basse besogne? «Issouf, mon employé, que je connais bien, ne saurait faire, ni penser à faire du mal à une mouche. Tous ceux qui le connaissent peuvent attester ce que je dis à son propos». &lt;br /&gt;N’empêche, ils sont tous deux inculpés pour «complicité de tentative d’assassinat». On les soupçonne d’avoir financé l’opération. Et à ce qu’on dit, au moins dix millions de FCFA ont été investis dans cette sombre affaire. L’instruction est terminée et le dossier a été transmis au parquet depuis fin février. Mais il risque de traîner pendant longtemps. Le Code de procédure pénale est bancal à certains niveaux: l’article 175 qui régit la question ne fixe pas de délais pour la programmation des procès. L’affaire Kossouka peut donc être rangée dans les tiroirs pendant plusieurs années! La suite dépend de ce que certains appellent «les humeurs du procureur ». Saura-t-il clouer le bec aux mauvaises langues qui n’hésitent pas à affirmer que «quand une affaire déjà instruite dure longtemps en Justice, c’est que la corruption est passée par là»? Attendons de voir. Surtout que dans cette affaire…&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;Hervé D'AFRICK&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; ..............................................................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;&lt;strong&gt;D’où viennent ces armes?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se passe des «choses» inquiétantes au «pays des hommes intègres». Des armes circulent mais on ne sait pas, dans la plupart des cas, leur destination. Des revendeurs sans autorisation de vente, se promènent souvent en pleine ville, avec des fusils, des pistolets et des munitions diverses. Le jeu de l’offre et de la demande est simple: si vous en voulez, négociez fort et ils «casseront» les prix. Vous pourrez alors en acheter. Si vous voulez un reçu, demandez et ils vous en donneront. Mais attention: bien souvent, le reçu ne comporte aucune référence.  Pas d’adresse, pas de numéro de téléphone, pas de cachet. Juste vos nom et prénom(s), votre contact téléphonique, les références de l’arme, son coût, la date d’achat, les signatures du vendeur et de l’acheteur. Certains prennent la peine de mettre un tampon ou de mentionner le nom d’une société fictive.  D’autres par contre ne  délivrent pas de reçu. Si vous insistez, ils vous promettent de vous recontacter  plus tard. Ils noteront votre numéro de téléphone. Mais pas sûr qu‘ils vous rappelleront. Du coup, vous vous retrouvez avec une arme achetée avec un revendeur sans adresse. Plus grave, vous n’avez aucune autorisation de port d’arme. Vous voilà donc en possession d’un instrument qui peut ôter la vie…  Ainsi, tout le monde peut s’acheter une arme… n’importe comment. Il suffit d’avoir du fric. Mais quel usage en fera-t-on? Equation à multiples inconnues. Certaines armes se retrouvent avec des bandits au col blanc. Et lorsqu’elles tombent dans les mains d’individus mal intentionnés, elles peuvent entraîner des conséquences dramatiques. Des armes dont on ignore la provenance, ont ainsi servi à éliminer des vies humaines.  Les forces de l’ordre en ont saisi plusieurs fois. Souvent des armes sophistiquées que les flics eux-mêmes n’ont pas dans leur dispositif de lutte contre l’insécurité. Plusieurs fois aussi, elles ont interpellé des malfaiteurs souvent récidivistes. Le phénomène a la peau dure. Des armes continuent de circuler, échappant à tout contrôle.  Même celles qui sont soumises au «scanner» des mécanismes de contrôle posent souvent problème. Après l’achat, il n’y a aucun suivi pour voir quel usage on en fera. Certains détenteurs de ces armes sont de moralité douteuse. Et même très douteuse. Ils font de fausses déclarations à l’achat.  Ainsi, une fois l’arme en leur possession, tout devient possible. Le problème ne se situe pas seulement au niveau des individus. Certaines sociétés de gardiennage censées montrer le bon exemple, sont pointées du doigt.  Comme celle qui emploie le vigile qui aurait tenté d’assassiner Travaly Bandyan, dans la nuit du 8 au 9 octobre 2008. Le pistolet Walther P22 est une arme redoutable. Plus redoutable encore lorsqu’elle est munie de lunettes laser et d’un silencieux. Le représentant de B.A.T au Burkina a vraiment eu de la chance…  Vraiment!&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Hervé D’AFRICK &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;..........................................................&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;Et B.A.T quitta le Burkina!&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;La firme britannique British American Tobacco (B.A.T) a vécu des moments difficiles au Burkina. La tentative d’assassinat a eu lieu quelques deux mois seulement après la rupture du contrat entre B.A.T et NESKO, la société dirigée par Salif Kossouka Ouédraogo. Ce dernier n’avait pas respecté ses engagements contractuels. Il n’a pu obtenir une caution bancaire de deux milliards de FCFA. Las d’attendre, le groupe B.A.T a décidé, conformément aux termes de l’accord, de mettre fin au partenariat. Depuis lors, c’est le chemin de croix pour la firme britannique. Elle a contacté un autre importateur local pour la distribution de ses produits. Car B.A.T, en tant que fabricant, ne peut vendre elle-même. Ainsi disposent les textes réglementaires. Mais pour que le nouveau partenaire soit opérationnel, il lui faut une autorisation d’importation délivrée au Burkina. Mais, à ce niveau, il se passe des choses très suspectes. Les demandes déposées ont toutes été rejetées. Pourtant, toutes les pièces exigées y figurent. Dans le milieu des affaires, on n’hésite pas à affirmer qu’il y a «des gourous dans les arènes politiques et économiques qui font la loi; vous avez beau présenter un bon dossier, si vous n’avez pas leur caution, c’est zéro! La roue ne tourne pas pour tout le monde; la leçon est simple: il faut tout faire pour ne pas être opposé à l’un d’entre eux sinon, vous n’allez jamais décoller», affirme un travailleur du ministère des Finances. B.A.T a dû rencontrer sur son chemin un mur en béton. Son nouveau partenaire a tenté en vain d’obtenir les DPI lui permettant de commencer les importations. Mais qui bloque le dossier? Les langues commencent à se délier: «Si Salif Kossouka n’est pas d’accord avec B.A.T et estime que cette dernière lui a porté préjudice, il peut  demander réparation en introduisant une requête pour des dommages et intérêts. La Justice tranchera. Mais j’ai l’impression qu’il veut imposer certaines choses. Tout se passe comme s’il voulait obliger B.A.T à ne travailler qu’avec lui», affirme un membre du ministère du Commerce, bien au parfum de l’affaire. Dans le milieu des affaires, la question revient de façon récurrente: qui bloque le dossier du nouveau partenaire local de B.A.T? Certains pointent un doigt accusateur sur un haut responsable du ministère du Commerce. «Il a mis le pied sur le dossier», confie-t-on.&lt;br /&gt;Après de longs mois d’attente, B.A.T s’est vue obligée de plier bagages. Elle doit quitter le Burkina. Et risque de ne pas être la seule. Salif Kossouka Ouédraogo a obtenu d’un juge, le 3 mars dernier, la suspension de toute activité de commercialisation des produits Nestlé par NESTLE Burkina. Là aussi, le boss de NESKO, très endetté, n’avait pas respecté ses engagements, cumulant ainsi les «promesses non tenues» vis-à-vis de NESTLE (Voir Le Reporter N°22 d’avril 2009). Ayant subie de graves préjudices, cette dernière avait finalement résilié son contrat avec NESKO. Et avait créé une filiale au Burkina, NESTLE Burkina, afin de continuer ses activités. Mais Kossouka vient de lui asséner un terrible coup. Va-t-elle, elle aussi, finalement quitter le Burkina? Il reste un dernier acte en justice. On attend de voir si le juge dira le droit, rien que le droit.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Hervé D’AFRICK&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-1035812543558288601?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/1035812543558288601/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/05/tentative-dassassinat-du-representant.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/1035812543558288601'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/1035812543558288601'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/05/tentative-dassassinat-du-representant.html' title='TENTATIVE D’ASSASSINAT DU REPRESENTANT DE B.A.T: Le pistolet Walther P22, la moto Kawazaki et les 10 000 000 FCFA'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-2212912164338500769</id><published>2009-05-09T19:10:00.001Z</published><updated>2009-05-09T19:14:30.772Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ONDE DE CHOC'/><title type='text'>AFFAIRE NESKO-NESTLE: Le ministre du Commerce est-il complice?</title><content type='html'>&lt;strong&gt;L’homme d’affaire Salif Kossouka, inculpé pour tentative d’assassinat contre le représentant de British American Tobaco (BAT), doit avoir des insomnies. L’affaire est grave, très grave. La juge d’instruction, Rose Ouédraogo, a terminé son travail. Le dossier est maintenant au niveau du parquet. Mais en attendant la suite, l’administrateur général de la Nouvelle entreprise Salif Kossouka Ouédraogo(NESKO) est décidé à en finir avec certains de ses anciens partenaires. Il bénéficierait, pour cela,  de solides soutiens qui sont prêts à remuer ciel et terre pour qu’il triomphe. Première victime: BAT. Elle s’est vue contraint de plier bagages et de quitter le Burkina. NESTLE va-t-elle subir le même sort? En tout cas, Kosouka a réussi un autre «exploit»: il a obtenu d’un juge, le 3 mars dernier, une décision qui suspend toute activité de commercialisation des produits Nestlé par la société NESTLE Burkina. Mais ce n’est pas tout. Il se passe des choses suspectes au ministère du Commerce. Chronique d’une sale affaire…&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Les investisseurs étrangers risquent d’être à la longue, dégoûtés, très dégoûtés du Burkina. Déjà, certains s’en méfient. Et à juste titre. Récemment, l’un d’entre eux, arrivé à l’aéroport de Ouagadougou, a demandé à l’une de ses connaissances, une personne sûre, de venir le chercher parce qu’il ne voulait pas prendre «une balle dans la tête ou dans le pied». Sans doute que certains actes lui défilaient dans la tête. Le représentant de BAT, Travaly Bandja, a été l’objet d’une tentative d’assassinat en octobre 2008. Avant lui, deux représentants de NESTLE ont échappé de justesse à la mort, en juin 2004 et juin 2006. On a tenté de les éliminer avec une arme à feu. Mais jusqu’à présent, on n’a pas su qui est l’auteur de ces tentatives de meurtres. Et voici que NESKO, la société dirigée par Salif Kossouka Ouédraogo, vient d’asséner, à ces deux sociétés, un terrible coup. Suite à la résiliation du contrat entre BAT et NESKO, cette dernière avait intenté une action en justice. Le juge aurait tranché sans entendre l’argumentaire de BAT. Donnant ainsi raison à NESKO, se basant notamment sur des raisons qui avaient suscitées la polémique. Cette fois encore, c’est la même rengaine. NESKO a demandé et obtenu la suspension de toute activité de commercialisation des produits Nestlé par NESTLE Burkina. Pourtant, sur toute la ligne, NESKO a posé des actes graves. 2003: c’est le début du partenariat entre les deux parties. NESTLE et NESKO signent des accords de distribution. Mais NESKO ne tiendra pas ses engagements. Elle multiplie les «promesses non tenues». La belle carapace du richissime homme d’affaires commence à se lézarder. C’est le revers de la médaille. On se rend compte que Salif Kossouka Ouédraogo est endetté jusqu’au cou. Plusieurs banques sont à ses trousses. ECOBANK Burkina réclame 1 801 454 270 FCFA, ECOBANK Niger: 550 000 000 FCFA, BIB: 2 207 485 053 FCFA, BCB: 1 600 000 000 FCFA, Burkina Bail: 590 918 221 FCFA, BOAD Lomé: 1 338 098 870 FCFA, SOBFI: 411 624 558 FCFA, BSIC: 748 273 505 FCFA, Banque Atlantique Niger: 905 859 495 FCFA, Société générale des banques de Côte d’Ivoire: 1 014 929 900 FCFA, SAFCO: 216 018 131 FCFA. Donc un total de 11 384 662 006 FCFA. Sans oublier ses diverses dettes, impôts compris les impôts, d’une valeur de 1 799 912 279 FCFA. Total des totaux: 13 184 574 285 FCFA. Sacré Kossouka! Il doit aussi 6 134 548 158 FCFA à NESTLE mais là aussi, promesses non tenues. Aculée par ses nombreux débiteurs, il finit par saisir la présidente du Tribunal de grande instance de Ouagadougou. Et il demande une suspension des poursuites engagées contre lui; il supplie le tribunal de lui permettre de souffler pendant deux ans, avant de commencer à payer ses dettes. Il cause ainsi de graves préjudices à NESTLE. Son chiffre d’affaires a baissé. NESTLE ne peut livrer de produits. La raison est simple: NESKO, endetté, est dans l’incapacité d’en commander. La SGBB se voit obligée de retirer la caution bancaire de 500 000 000 de FCFA qu’il avait accordé à NESTLE. N’en pouvant plus, cette dernière décide de résilier son contrat avec NESKO. Elle crée une filiale, NESTLE Burkina, afin de continuer ses activités. Tout le dispositif technique et matériel est prêt. Les ressources humaines sont recrutées. Et elles sont prêtes à mettre leur expertise en action. Au guichet unique de Ouagadougou, on nous apprend qu’une demande de licences d’importation a été déposée pour signature. C’est le dernier acte avant le démarrage des activités. Mais cela a troublé le sommeil de Salif Kossouka Ouédraogo. Il décide de faire disparaitre NESTLE du Burkina. Et il réussit le coup! Le 3 mars 2009, contre toute attente, il obtient d’un juge, la suspension de toute activité de commercialisation des produits Nestlé par NESTLE Burkina. L’un des arguments avancé, c’est que NESTLE Burkina et NESKO ont le même objet social. De nombreux spécialistes en droit estiment que c’est une première mondiale! Car s’il fallait tenir compte de cette logique, de nombreuses entreprises burkinabè seraient dissoutes, sans autre forme de procès. «C’est une première»! Et c’est le Burkina, pays dit des hommes intègres, qui détient la palme. Sacrée justice! C’est le Burkina aussi qui récoltera les pots cassés. Tant pis pour la création d’emplois, les paiements de taxes et impôts! NESTLE Burkina avait signé des contrats de distribution avec plusieurs sociétés burkinabè. Cela a naturellement permis de créer de nombreux emplois. Mais du fait de cette situation, beaucoup seront licenciés. Et l’Etat sera finalement le grand perdant.&lt;br /&gt;Le ministère du Commerce, de la Promotion de l’Entreprise et de l’Artisanat semble être complice de cette situation. Les demandes de licences, déposées au guichet unique pour signature, aurait atterrit dans le bureau du ministre. «Depuis lors, le dossier est bloqué», confie-t-on dans ce ministère. Aux dernières nouvelles, il y aurait des rebondissements du côté de la Justice.  Mais saura-ton dire le droit, rien que le droit? Cette question est à la recherche d’une réponse pour le moment introuvable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Hervé D’AFRICK&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-2212912164338500769?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/2212912164338500769/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/05/affaire-nesko-nestle-le-ministre-du.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/2212912164338500769'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/2212912164338500769'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/05/affaire-nesko-nestle-le-ministre-du.html' title='AFFAIRE NESKO-NESTLE: Le ministre du Commerce est-il complice?'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-9089282753630909150</id><published>2009-05-09T19:08:00.000Z</published><updated>2009-05-09T19:10:33.805Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='DIAGNOSTIC'/><title type='text'>REFORMES POLITIQUES ET INSTITUTIONNELLES: Touche pas à ma Constitution!</title><content type='html'>&lt;strong&gt;L’Assemblée nationale a engagé, depuis 2008, un processus de réformes politiques et institutionnelles, en proposant notamment la relecture du code électoral, des lois portant financement des partis politiques et statut de l’opposition. Après des rencontres de concertation avec la classe politique et les acteurs sociaux, des propositions de loi ont été soumises au gouvernement. Ces propositions ont été adoptées le 14 avril 2009 par la représentation nationale après amendements du gouvernement. Mais déjà, ces révisions font des gorges chaudes dans les états-majors des partis politiques. Que peut-on attendre de ces nouvelles révisions qui interviennent dans un contexte sociopolitique des plus critiques? Contribueront-elles à renforcer l’ancrage du processus démocratique ou, au contraire, à l’enracinement d’un pouvoir personnel? Se prépare-t-on aussi à modifier l’article 37 de la Constitution afin de consacrer un pouvoir à vie au Président Compaoré? Analyse…&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du côté de l’opposition, on crie au verrouillage du système électoral au profit du «clan» au pouvoir. Même certains alliés du pouvoir, notamment l’ADF/RDA, voient dans ces nouvelles lois, la fin des  haricots. Qu’à cela ne tienne! Dura lex ced lex (dure est la loi mais c’est la loi) ! C’est donc désormais officiel, pour être candidat à l’élection présidentielle, en plus des conditions d’éligibilité jusque-là connues, il faut être capable de mobiliser deux centaines de signatures d’élus locaux à travers les 13 régions du pays. Ainsi en a décidé la majorité parlementaire CDP, parti au pouvoir. Dans le même temps, pour prétendre faire partie de l’opposition politique, il faut montrer patte blanche: ne pas soutenir l’action gouvernementale, donc ne pas être membre du gouvernement. On comprend donc pourquoi l’ADF/RDA, jusque-là alliée du CDP dans la réalisation du programme quinquennal du Président Compaoré est furieuse. Elle n’est pas la seule. L’opposition réelle est aussi furieuse.&lt;br /&gt;D’abord, bien que bénéficiaire de la nouvelle loi sur le statut de l’opposition, les partis se réclamant de ce positionnement politique, ne sont pas pour autant les vrais gagnants de ces récentes réformes politiques institutionnelles. Au change, ils gagnent en clarification, notamment en matière de positionnement des différents acteurs sur l’échiquier politique, mais perdent en termes de modalités d’accès aux financements des partis et des campagnes  électorales. Mieux, ils sont nombreux à voir tout espoir de candidature à la présidentielle de 2010, disparaître avec les anciens textes. Sur la centaine et demie de partis politiques que compte le Burkina, il n’y en a pas une dizaine qui peuvent remplir ces conditions. A quelque chose malheur est bon, pourrait-on dire! Avec ces nouvelles conditionnalités, l’on évitera certainement au peuple burkinabè certaines candidatures farfelues, celles des dealers et autres plaisantins qui s’amusent à brouiller le jeu politique et en faisant de simples cirques où des clowns de tous genres viennent prester et disparaître dans la nature en attendant d’autres échéances électorales. Finis donc les deals sur les financements publics ! Finies aussi les plaisanteries de certains prétendus leaders qui ne sont en réalité que des farceurs accrochés à des avantages indus et des financements laxistes des partis politiques par l’Etat. Comme le dit si bien le Pr Augustin Loada, il y a au Burkina une forte demande en démocratie mais paradoxalement une piètre offre d’alternative politique. Et, il est heureux que les nouvelles lois relatives à l’animation de la vie politique nationale se durcissent et mettent hors jeu les parasites et autres trouble-fêtes.&lt;br /&gt;Ensuite, il y a cette nécessaire clarification du positionnement des acteurs de la vie politique nationale. Chaque parti politique va désormais assumer pleinement ses choix. Ceux qui mangent à la table du pouvoir doivent désormais s’afficher publiquement dans la mouvance présidentielle et les autres dans l’opposition. De même, pour survivre, certains responsables de petits partis d’opposition vont devoir  opérer des choix stratégiques par des rapprochements avec d’autres plus présents sur le terrain et ayant un réel potentiel. Mais, comme ici au Faso, la politique semble être l’apanage des inconstants et de gens de peu de foi, il ne faut pas s’étonner que d’autres restent campés sur des positions fractionnistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Vers des dérapages socio-politiques?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes, il ne faut pas être naïf au point de croire que la majorité CDP est subitement gagnée par  une fièvre démocratique et d’une volonté de libérer le jeu politique de tous ces hommes et femmes mus par des ambitions et des intérêts particuliers qui pullulent sur la scène politique. Bien au contraire, il est clair que le CDP voudrait protéger ses arrières et ceux de ses mentors. Et c’est de bonne guerre. Mais il se tromperait d’époque s’il croit qu’il peut continuer à verrouiller le système politique autour du pouvoir en place et de son grand maître. Il  n’y a pas que les acteurs politiques pour construire et conduire le changement. La preuve en est que tous les mouvements qui ont ébranlé le pouvoir en place ces dix dernières années ont été portés par les mouvements sociaux, notamment des organisations de la société civile. Et si le CDP n’a pas encore pris conscience que la grande majorité des Burkinabè commence à être fatiguée de la patrimonialisation du pouvoir d’Etat, il risque d’être à la base de tous les dérapages sociopolitiques du fait de ses options qui ne laissent de place à l’expression de la volonté populaire. On ne peut bâillonner tout un peuple indéfiniment. Tôt ou tard, il finit par s’émanciper de ses peurs, des pressions, des achats de consciences, de l’indignité et autres pratiques propres aux despotes, dictateurs et que savons-nous encore ?&lt;br /&gt;En créant donc l’éclaircie sur l’échiquier politique, la majorité présidentielle crée aussi, peut-être sans se rendre compte, les conditions les meilleures pour l’expression démocratique réelle au Burkina Faso. Si au Mali, au Bénin et au Ghana, l’alternance est devenue une tradition, elle peut le devenir au Burkina Faso. Dans ces pays, justement, c’est le respect du cadre institutionnel par les différents pouvoirs qui se sont succédé ces deux dernières décennies qui a favorisé l’ancrage des processus démocratique. Au Sénégal, le peuple vient d’infliger une cinglante raclée lors des dernières élections locales au pouvoir d’Abdoulaye Wade pour sa gestion aventuriste des affaires de l’Etat avec l’omniprésence du fils qui veut succéder au père. Ici, l’on veut consolider un pouvoir usé par 22 ans d’exercice par le contournement du cadre institutionnel à travers des révisions taillées sur mesures des principaux textes de loi. Le pouvoir personnel et à vie est antinomique à la démocratie. Il en est de même pour la patrimonialisation du pouvoir. C’est vrai autant au Sénégal qu’au Burkina Faso.&lt;br /&gt;Si réellement, les tenants du pouvoir croient en la démocratie et sont aussi patriotes qu’ils le crient partout, ils ont le devoir de donner une chance au pays de souffler un peu en essayant d’autres compétences dans la conduite du destin national. Si en 22 ans, ils n’ont pas pu apporter tout ce qu’ils ont dans leurs tripes pour ce pays, ils ne méritent pas leur place et doivent faire profil bas et se retirer avant que les chosent n’échappent définitivement à leur contrôle. Les slogans du genre «nous n’avons pas du pétrole mais nous avons Blaise Compaoré» se sont révélés aujourd’hui contre productifs. D’autant plus que personne n’a jamais réussi à démontrer en quoi Blaise Compaoré est mieux pour le Burkina que ne l’ont été Alpha Oumar Konaré pour le Mali, John Jerry Rawlings et John Kuffuor pour le Ghana. En quoi, le Burkina est si particulier par rapport à ces pays si ce n’est qu’il a des dirigeants qui se sont installés au pouvoir dans des conditions dramatiques et s’y accrochent dans des conditions presqu’aussi dramatiques depuis 22 ans maintenant ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;2015: 28 ans de règne!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si c’est la crainte de représailles pour leur gestion du pouvoir qui les enferme dans cet entêtement à s’accrocher contre vents et marées au gouvernail de l’Etat, il leur faudra courageusement exposer leur problème et négocier avec le peuple une sortie honorable. Nous sommes dans un pays disposant de ressorts socio-historiques suffisamment solides pour créer les conditions d’une réinsertion, mêmes de ceux qui ont commis les pires fautes dans la société. Par contre, si c’est simplement la boulimie, les intérêts égoïstes et autres calculs machiavéliques qui les entraînent à vouloir maintenir indéfiniment le pays tout entier sous le règne d’une dynastie, le peuple finirait par réagir pour se défendre contre l’imposture, l’indignité et la confiscation de ses aspirations et de ses rêves d’une société de justice, d’équité, de paix et de progrès vrais.&lt;br /&gt;Il faut donc espérer qu’il ne viendrait pas à l’esprit du CDP et de ses mentors de tenter une nouvelle relecture de la constitution, notamment en son article 37 relatif à la clause limitative des mandats présidentiels. L’appétit venant en mangeant, il n’est pas exclu que la majorité présidentielle, après avoir réussi le coup de force dans les révisions du code électoral, des lois sur le statut de l’opposition et du financement des partis politiques et des campagnes électorales, veuille s’attaquer maintenant à de gros morceaux. Certains pensent à déjà une 5ème République (nous sommes sous la 4ème) qui viendrait remettre tous les compteurs à zéro et redonner une fois de plus un bonus de deux quinquennats au chef de l’Etat à compter de 2015. Et c’est toujours de bonne guerre. Que ne feront pas ceux qui ne vivent que des délices du pouvoir pour que rien ne change? Il appartient aux Burkinabè de se mobiliser pour faire triompher l’intérêt général des ambitions voire de la boulimie de quelques individus. Au risque d’être accusé de rouler pour l’opposition ou d’être contre le pouvoir, nous pensons que les Burkinabè auront eu leur dose de Blaise Compaoré au terme de 28 ans de pouvoir. Celui-ci devrait, à défaut de se contenter des 23 ans qu’il aura accumulés au terme de son mandat actuel, éviter à ce pays qu’il dit tant aimer, le chaos inévitable des longs règnes qui se terminent toujours en queue de poisson. Et tout le monde devrait l’y aider. Mais sur ce point, il ne faut pas trop compter sur le CDP et tous ces courtisans et autres griots du Palais. L’on pourrait même dire qu’il faut protéger le Président de ceux qui crient à longueur de journées que personne, autre que lui, ne peut gouverner le pays.&lt;br /&gt;Aujourd’hui, plus que jamais, les consciences sociales s’éveillent progressivement. Les récurrents mouvements de contestations et de revendications, les défiances répétitives de l’autorité par certains acteurs de plus en plus nombreux, sont des signes que plus rien ne sera comme avant. Lentement mais sûrement, le changement interviendra au Burkina Faso. Il est irréversible. Il faut travailler à ce qu’il soit républicain. Autrement, l’on crée les conditions d’une implosion sociale qui risque d’être préjudiciable à la paix et la stabilité sociales qui font encore du Burkina, un îlot tranquille dans un océan agité. Il n’y a que le CDP et les associations de soutien au Président qui ne se rendent pas compte  de l’usure du pouvoir et de ses conséquences désastreuses sur les conditions de vie des populations. L’on comprend que le parti au pouvoir n’ait pas suffisamment de recul pour se rendre compte des conséquences de sa gestion peu orthodoxe des affaires publiques depuis sa naissance. Même ses propres militants grognent tantôt en sourdine tantôt publiquement. C’est en cela que le nettoyage de la scène politique des équilibristes et des plaisantins est une belle opportunité. Il n’y aura certainement pas trop de candidats pour la prochaine présidentielle. Et une bonne mobilisation de tous les déçus du système et des opposants traditionnels pourrait donner un intérêt certain à cette élection. L’alternance ne sera certainement pas pour 2010. Mais 2010 pourrait être un signal fort que l’heure du changement a sonné au Faso. En gros, 18 mois nous séparent de cette présidentielle. D’ici là, bien des choses pourraient changer en faveur du pouvoir ou de l’opposition. Chacun saura certainement saisir l’opportunité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Par Boureima OUEDRAOGO&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-9089282753630909150?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/9089282753630909150/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/05/reformes-politiques-et.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/9089282753630909150'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/9089282753630909150'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/05/reformes-politiques-et.html' title='REFORMES POLITIQUES ET INSTITUTIONNELLES: Touche pas à ma Constitution!'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-8024248431676200267</id><published>2009-05-09T19:05:00.002Z</published><updated>2009-05-09T19:21:54.394Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='LE DROIT DE SAVOIR'/><title type='text'>LE DROIT DE SAVOIR: Trois questions au Conseil des ministres</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Le compte-rendu du Conseil des ministres du 20 mars dernier a suscité moult commentaires dans certains milieux financiers, politiques et diplomatiques. La décision est grave: le gouvernement veut apurer les comptes de gestion antérieurs à 2001; mais il y a des zones d’ombre dans cette opération en perspective. L’un de nos lecteurs, observateur averti du fonctionnement de l’Etat, décortique sans détour le problème et invite le Conseil des ministres à apporter des réponses à trois questions fondamentales…&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Suite au compte rendu du conseil des ministres du 20 mars 2009 instituant un comité ad hoc pour proposer un mécanisme d’apurement des comptes de gestion antérieurs à 2001, il me plaît de lui poser les trois questions suivantes en anticipant sur les conclusions de ce comité, qui porteront probablement, soit sur un apurement juridictionnel, soit sur une loi d’habilitation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;I/ Pourquoi l’apurement des comptes pour la période antérieure à 2001 seulement?&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;- Premièrement, cette période à apurer avait été proposée par la Cour des comptes à sa création en 2000 et on sait que depuis cette date, aucun compte de gestion n’a été jugé selon les dires de son président (cf. sa sortie médiatisée après l’écrit du journal Le Reporter). Cela signifie donc qu’aucun compte n’a été jugé depuis l’existence de ce pays jusqu’à nos jours. Par ailleurs, il est connu que même si l’on parvenait à un apurement jusqu’en 2000, la Cour des comptes serait toujours en retard sur la vérification des comptes de gestion puisqu’elle manque de personnel selon toujours son président (lui qui demande du personnel qu’il n’utilise pas et qu’il finit par remercier). Il va falloir dans cette même logique tôt ou tard créer un autre comité pour un autre apurement. Alors pourquoi s’arrêter aux années antérieures à 2001?&lt;br /&gt;- Deuxièmement, il y a une mauvaise impression qui se dégage de cette période choisie. Rappelons que l’apurement en question consistera (en langage simple), à remettre les compteurs à zéro pour tous les comptes de l’État et de ses démembrements, de même que la responsabilité de ceux qui les ont gérés (ordonnateurs, administrateurs de crédits, comptables publics), c'est-à-dire une sorte d’amnistie générale pour les gérants de ces comptes.&lt;br /&gt;Une telle procédure devrait donc tendre vers la recherche d’une certaine équité et d’une justice pour tous les acteurs impliqués dans la gestion de ces deniers publics.&lt;br /&gt;Or, il est connu que l’actuel président de la Cour des comptes a déjà occupé des postes de Trésorier à Dédougou et à Ouahigouya. Mieux, il a occupé le prestigieux poste de comptable principal du Burkina Faso en tant que Trésorier Payeur Général de 1989 à 1999, soit environ dix ans. Alors pourquoi 2001 et pourquoi pas 2008?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;II/ L’actuel président de la Cour des comptes pourra-t-il être indiqué pour gérer cette juridiction après l’apurement des comptes?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Très sincèrement, cela ne devrait plus être possible pour deux raisons :&lt;br /&gt;- premièrement, pour des raisons d’éthique et de déontologie, il ne devrait pas être là ou il est actuellement, car ses propres comptes n’ayant pas été jugés, il est mal placé pour donner des leçons à qui que ce soit. Il aurait dû refuser la nomination;&lt;br /&gt;- deuxièmement, pour lever toute équivoque liée à la Loi organique N° 014-2000/AN du 16 mai 2000, portant composition, organisation, attribution et fonctionnement de la Cour des comptes et procédures applicables devant elle. En effet, l’article 21 de cette Loi stipule que «les magistrats de la Cour des comptes ne peuvent appartenir, ou avoir appartenu dans l’année précédant leur nomination aux services du trésor ou à l’administration des finances. Sont empêchés de siéger les magistrats qui auraient participé comme ordonnateurs ou comptables aux opérations soumises à l’examen de la Cour des comptes».&lt;br /&gt;Cet article s’applique de nos jours aux autres; pourquoi pas à lui?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;III/ Est-il vrai que l’Assemblée Nationale refuse de soumettre ses comptes de gestion au contrôle de la Cour des comptes?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Selon des propos tenus par un des premiers responsables du contrôle des finances de l’État, l’Assemblée Nationale refuserait de soumettre ses comptes au contrôle de la Cour des comptes sous le prétexte que celle-ci relève du pouvoir exécutif, donc du gouvernement. Il semblerait même cette fois-ci, selon les dires d’un député, que la Loi portant création de la Cour des comptes citée ci-dessus, aurait été relue dans ce sens en décembre 2007.&lt;br /&gt;En effet, la dépendance administrative de la Cour des comptes vis-à-vis de l’Exécutif est réelle et la Cour confirme même cette dépendance par sa tentative par exemple d’empêcher la nomination d’un cadre en conseil des ministres, sous le motif que ce dernier a un dossier en cours à ses services. Comment peut-on sanctionner sans avoir jugé, surtout que l’intéressé n’est pas le responsable du compte jugé (mais plutôt l’ordonnateur)?&lt;br /&gt;Aussi, que la Cour des comptes soit sous la coupe de l’Exécutif ne peut en rien justifier le refus de soumettre tout un pan important du budget de l’Etat au contrôle juridictionnel. Surtout que ce pan important du budget n’est pas discuté mais tout simplement inséré au budget de l’État. Et qui d’autres mieux que les représentants du peuple doivent lui rendre compte?&lt;br /&gt;Autant d’interrogations sur lesquelles je souhaiterais que le Conseil des ministres apporte des éclaircissements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Daniel G.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-8024248431676200267?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/8024248431676200267/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/05/la-droit-de-savoir-trois-questions-au.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/8024248431676200267'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/8024248431676200267'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/05/la-droit-de-savoir-trois-questions-au.html' title='LE DROIT DE SAVOIR: Trois questions au Conseil des ministres'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-21164382937935662</id><published>2009-05-09T19:00:00.003Z</published><updated>2009-05-09T19:05:25.238Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ONDE DE CHOC'/><title type='text'>GESTION ILLEGALE DE PARCELLES: Des ministres, des maires, des DG et un pasteur dans des affaires brûlantes</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Les lotissements suscitent, depuis une dizaine d’années, des levées de boucliers à Ouagadougou et dans bien d’autres communes. Les procédures d’attribution sont entachées d’irrégularités ou de pratiques illicites. Le cas des attributions de terrains à usage autre que d’habitation dans l’arrondissement de Bogodogo, dans la commune de Ouagadougou, est pour le moins troublant. Des terrains sont mis à la disposition de certaines personnalités. Et on assiste à des trafics d’influence, des accords de principe avant  la constitution des dossiers par les demandeurs. Même des ministres du gouvernement Tertius Zongo y ont trempé: Odile Bonkoungou de l’Enseignement de base et de l’Alphabétisation et Vincent Dabilgou de l’Habitat et de l’Urbanisme.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par courrier en date du 16 juin 2008, le maire de l’arrondissement de Bogodogo, Zenabou Drabo, actuellement députée à l’Assemblée nationale, met à la disposition du directeur général de l’urbanisme, du directeur du cadastre et du receveur des domaines et de la publicité foncière de Bogodogo, des terrains à usage autre que d’habitation pour d’éventuels demandeurs.  23 lots de parcelles ont été mis à la disposition de ces trois personnalités: les directeurs du cadastre et de l’urbanisme ont bénéficié chacun de 7 lots. Le receveur, lui, en a reçu 9. Madame le maire a mis à la disposition de son service des domaines et de l’habitat, 15 autres lots. Au total, 38 lots (336 parcelles) aux secteurs 29 et 30. Cette pratique est pour le moins illicite et suspecte. Pourquoi madame le maire met-elle des terrains à la disposition de responsables de services qui n’ont pas compétence pour attribuer ces terrains à des demandeurs ? Qu’en ont-ils fait? Que sont devenus ces terrains ?&lt;br /&gt;La procédure d’attribution de ce type de terrains ne prévoit pas de mise à disposition. Les textes disposent que tout demandeur de ce type de terrain identifie le terrain où il souhaite investir et constitue son dossier de demande et le soumet à l’appréciation des services compétents avant que le maire ne prenne l’arrêté d’attribution. En clair, si un promoteur de projet (construction d’une école, une clinique, un siège d’une entreprise, où tout autre bâtiment exigeant de tels espaces), veut acquérir un terrain à usage autre que d’habitation, il peut identifier lui-même le terrain physiquement, vérifier au niveau des services compétents (par exemple au cadastre) si le terrain correspond au type d’activités qu’il veut mener et s’il n’est pas déjà attribué. Une fois ces informations obtenues, il doit constituer son dossier. Sur cette question, les textes sont suffisamment précis: le dossier se compose d’une demande adressée au maire sous couvert du service des domaines territorialement compétent (ici le receveur des domaines et de la publicité foncière de Bogodogo) en 4 exemplaires sur imprimé fourni par l’administration dont le premier exemplaire est soumis au droit de timbre; de deux photocopies légalisées de la pièce d’identité pour les personnes physiques, des statuts ou toutes pièces justifiant de la régularité de leur constitution pour les personnes morales; d’un plan à l’échelle orienté au Nord en quatre exemplaires visé par le service du cadastre territorialement compétent; d’un devis estimatif et descriptif en quatre exemplaires; d’un croquis d’implantation en quatre exemplaires et de l’avis des services compétents s’il y a lieu.&lt;br /&gt;Le demandeur dépose son dossier auprès des services du receveur des domaines et de la publicité foncière territorialement compétent. A son tour, ce dernier le transmet à la direction de l’urbanisme, au cadastre et au ministère technique concerné pour avis. Une fois ces avis recueillis, le receveur transmet le dossier à la mairie pour décision. Généralement, si tous les avis sont favorables, il propose au maire un projet d’arrêté d’attribution. Il convient de préciser qu’avec le lancement par la direction générale des impôts du Guichet unique du foncier, tout demandeur de ces terrains doit déposer sa demande à ce guichet, en ce qui concerne la ville de Ouagadougou&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les ministres et les autres&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà donc la procédure. Nulle part, il n’est prévu une mise à disposition des terrains à des personnalités. Mais madame Drabo, sans ignorer la procédure légale, a chosi de faire autrement. Son successeur, Sandaogo Henri Kaboré, semble lui emboîter le pas. En tous cas, il donne des accords de principe à des demandeurs avant de les inviter à prendre attache avec «les services techniques en vue de régulariser cet accord de principe par des actes réglementaires». Et tout cela se passe officiellement. C’est par courrier officiel que le maire a mis les 38 lots à la disposition des trois personnalités citées et de son service des domaines et de l’habitat. Il en est de même pour les accords de principe donnés par son successeur.&lt;br /&gt;Parmi les bénéficiaires de ces accords, il y a le ministre Odile Bonkoungou de l’Enseignement de base et de l’Alphabétisation. Elle a demandé un terrain au profit de l’Association  des amis du roi du Bahrein au Burkina. Il y a aussi la SOTRACO (Société de transport en commun de Ouagadougou) pour l’obtention d’un espace réservé aux bus à Balkuy. Le représentant au Burkina de l’Association « Faso savoir », Edmond Hien, a aussi  obtenu un accord de principe à sa requête de terrain pour la construction du siège de son association et «d’une bibliothèque au profit de la population». Des personnes physiques dont Adama Zigani (médecin), Mamadou Sawadogo et Justine Kisbedo ont également acquis l’accord de principe du maire avant la constitution de leurs dossiers de demande, respectivement pour la construction d’une clinique, d’un centre communautaire du réseau national des associations des personnes infectées et affectées par le VIH/SIDA et d’une garderie d’enfants.&lt;br /&gt;Mais il n’y a pas que le maire Kaboré qui donne les accords de principe. Le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Vincent Dabilgou, faisant suite à une «demande de terrain pour la construction d’un complexe scolaire» qui lui a été soumise par le Pasteur Jean-Baptiste Rouamba, a répondu favorablement en lui proposant la parcelle 00 du lot 06 de la section 439, d’une superficie d’environ 18 000 m2, situé au secteur 28, arrondissement de Bogodogo. Dans une correspondance adressée au pasteur en juin 2008, le ministre Dabilgou l’invite, au cas où cette proposition lui conviendrait, de «prendre attache avec les services techniques, notamment la Direction générale de l’urbanisme et des travaux fonciers pour l’identification physique du terrain et la Direction générale des impôts du ministère de l’Economie et des Finances pour les modalités d’affectation». Le pasteur s’exécute. Mais un autre demandeur avait un dossier avancé sur cette parcelle. Il s’agit d’un certain Inoussa Pierre Claver Yelbi. Son dossier avait obtenu les avis favorables requis et était presque bouclé; il ne restait plus que l’arrêté d’attribution. Finalement, du fait de l’immixtion du ministre, son dossier est confronté à des blocages. Le directeur général de l’urbanisme qui avait donné un avis favorable à la requête de Pierre Claver Yelbi s’est rétracté.  Le 3 mars 2009, il adresse une correspondance au Receveur des domaines et de la publicité foncière de Bogodogo. Il s’appuie sur la correspondance du ministre pour retourner sa veste. Il donne ainsi sa préférence au dossier du pasteur. Le DG précise que depuis juin 2008, il attendait « un dossier en règle sur ce terrain par le pasteur (…) Malheureusement, pour des raisons d’insuffisance d’ampliation, nous avons malencontreusement émis aussi un avis favorable à monsieur Inoussa Pierre Claver Yelbi qui sollicitait le même terrain. Par la présente et compte tenu du fait que l’accord de principe du ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme date du 11 juin et précède le dossier de Inoussa Pierre Claver Yelbi, je vous invite à considérer en priorité le dossier du pasteur Jean-Baptiste Roamba» Les interférences du ministre ont ainsi influencé le traitement d’un dossier qui ne relève pas de sa compétence. Si son collègue des Finances et du Budget se comporte comme lui, les demandeurs comme Pierre Claver Yelbi n’auraient pas de terrain, même s’ils sont porteurs de projet d’investissement d’utilité publique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Et voici les «parrains»!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il convient de préciser que les accords de principe concernent des terrains situés au secteur 28, excepté celui requis par la SOTRACO qui est situé dans le village de Balkuy.&lt;br /&gt;Selon des sources proches du milieu, les terrains mis à la disposition de ces personnalités sont attribués à des demandeurs «parrainés». Ainsi, tout demandeur d’un de ces terrains doit être «parrainé» par la personnalité à la disposition de laquelle le terrain a été mis. Le «parrain» identifierait d’éventuels demandeurs à qui il donne toutes les références. Etant donné que le dossier repasse par ses services pour avis technique, un dossier autre que celui qu’il parraine n’a de chance d’obtenir sans son avis favorable. Mieux, toutes les personnalités concernées seraient informées des références des terrains mis à la disposition de chacune d’entre elles. Un dossier soutenu par un parrain aurait plus de chance d’obtenir un avis favorable non seulement du parrain, mais aussi des autres personnalités.&lt;br /&gt;Faux, rétorque l’un des parrains qui a requis l’anonymat. «Cette mise à disposition n’influence en rien la procédure d’attribution. Ce n’est pas nous qui décidons. Nous n’émettons que des avis techniques. Le maire a simplement voulu nous informer. J’ai informé mes collaborateurs mais personne ne remplit les conditions pour accéder à ces terrains. Personnellement, je ne sais pas ce que deviennent les terrains mis à ma disposition», explique-t-il.&lt;br /&gt;La loi autorise des demandes concurrentes sur la même parcelle. Et c’est le dossier qui aura présenté le meilleur projet d’investissement et conforme à l’affectation initiale du terrain dans le plan de lotissement qui l’emporte. Mais est-ce toujours le cas? Pas si sûr! Certains demandeurs qui se sont retrouvés en concurrence avec d’autres, affirment avoir été victimes de ces «parrainages». Le cas le plus flagrant est le dossier parrainé par le ministre Dabilgou.&lt;br /&gt;L’affaire est grave: l’une des trois personnalités (le receveur des domaines et de la publicité foncière) est à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO) depuis le 26 décembre 2008 pour, dit-on, détournements ou non reversements de taxes perçues. On parle de près de 200 millions de FCFA. Son intérimaire hérite de dossiers corsés mais déclare ne pouvoir nous en parler sans l’autorisation de son chef de division fiscale. Ce dernier affirme lui aussi, ne pouvoir ni nous recevoir ni instruire l’un de ses collaborateurs de nous recevoir sans l’autorisation expresse du DG des impôts. Ainsi va la République!&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Boureima OUEDRAOGO&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; ................................................................&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Voici les terrains mis à disposition&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;·       &lt;em&gt;Receveur des domaines et de la publicité foncière de Bogodogo&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;-         Section 446 lot 39 parcelle N°01 à 13, secteur 29&lt;br /&gt;-         Section 446 lot 42 parcelle N°01 à 12, secteur 29&lt;br /&gt;-         Section 446 lot 43 parcelle N°01 à 06, secteur 29&lt;br /&gt;-         Section 449 lot 01 parcelle N°01 à 11, secteur 29&lt;br /&gt;-         Section 449 lot 45 parcelle N°01 à 10, secteur 29&lt;br /&gt;-         Section 449 lot 46 parcelle N°01 à 10, secteur 29&lt;br /&gt;-         Section 775 lot 22 parcelle N°01 à 07, secteur 30&lt;br /&gt;-         Section 777 lot 01 parcelle N°01 à 08, secteur 30&lt;br /&gt;-         Section 777 lot 01 parcelle N°01 à 07, secteur 30&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;·       &lt;em&gt;Directeur général du Cadastre&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-         Section 779 lot 15 parcelle N°01 à 08, secteur 30&lt;br /&gt;-         Section 779 lot 16 parcelle N°01 à 08, secteur 30&lt;br /&gt;-         Section 779 lot 28 parcelle N°01 à 08, secteur 30&lt;br /&gt;-         Section 779 lot 29 parcelle N°01 à 05, secteur 30&lt;br /&gt;-         Section 779 lot 33 parcelle N°01 à 07, secteur 30&lt;br /&gt;-         Section 774 lot 51 parcelle N°01 à 07, secteur 30&lt;br /&gt;-         Section 744 lot 52 parcelle N°01 à 05, secteur 30&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;·       Directeur général de l’urbanisme&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-         Section 455 lot 04 parcelle N°01 à 10, secteur 29&lt;br /&gt;-         Section 455 lot 06 parcelle N°01 à 08, secteur 29&lt;br /&gt;-         Section 455 lot 07 parcelle N°01 à 10, secteur 29&lt;br /&gt;-         Section 774 lot 20 parcelle N°01 à 09, secteur 30&lt;br /&gt;-         Section 774 lot 21 parcelle N°01 à 07, secteur 30&lt;br /&gt;-         Section 774 lot 22 parcelle N°01 à 07, secteur 30&lt;br /&gt;-         Section 774 lot 53 parcelle N°01 à 09, secteur 30&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;·&lt;em&gt;       Service des domaines et habitat de la mairie de Bogodogo&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-         Section 447 lot 52 parcelle N°01 à 14, secteur 29&lt;br /&gt;-         Section 447 lot 53 parcelle N°01 à 10, secteur 29&lt;br /&gt;-         Section 447 lot 54 parcelle N°01 à 12, secteur 29&lt;br /&gt;-         Section 448 lot 17 parcelle N°01 à 05, secteur 29&lt;br /&gt;-         Section 448 lot 42 parcelle N°01 à 10, secteur 29&lt;br /&gt;-         Section 448 lot 43 parcelle N°01 à 14, secteur 29&lt;br /&gt;-         Section 750 lot 07 parcelle N°01 à 08, secteur 29&lt;br /&gt;-         Section 750 lot 08 parcelle N°01 à 12, secteur 29&lt;br /&gt;-         Section 750 lot 19 parcelle N°01 à 10, secteur 29&lt;br /&gt;-         Section 773 lot 10 parcelle N°01 à 09, secteur 30&lt;br /&gt;-         Section 773 lot 37 parcelle N°01 à 07, secteur 30&lt;br /&gt;-         Section 773 lot 42 parcelle N°01 à 10, secteur 30&lt;br /&gt;-         Section 776 lot 01 parcelle N°01 à 09, secteur 30&lt;br /&gt;-         Section 776 lot 41 parcelle N°01 à 07, secteur 30&lt;br /&gt;-         Section 776 lot 42 parcelle N°01 à 07, secteur&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Plus grave à Boulmiougou?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Selon des sources dignes de fois, la situation dans l’arrondissement de Boulmiougou serait «pire que partout». Les dossiers pendants y sont très nombreux. L’on cite entre autres le procès verbal d’attribution des parcelles de la section EA qui moisit depuis bientôt deux ans à la mairie. Cette dernière tarde à le transmettre aux Domaines sous prétexte qu’il y aurait des erreurs. Lesquelles? Mystère et boule de gomme. Pourtant, tant que le procès verbal n’est pas transmis aux Domaines, il est difficile pour les attributaires d’entreprendre toutes les démarches nécessaires à la mise en valeur de leurs terrains et d’avoir tous les documents y relatifs. Que se passe-t-il, madame le maire ?&lt;br /&gt;B.O&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-21164382937935662?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/21164382937935662/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/05/gestion-illegale-de-parcelles-des.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/21164382937935662'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/21164382937935662'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/05/gestion-illegale-de-parcelles-des.html' title='GESTION ILLEGALE DE PARCELLES: Des ministres, des maires, des DG et un pasteur dans des affaires brûlantes'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-3299601353400546311</id><published>2009-05-09T18:58:00.000Z</published><updated>2009-05-09T19:00:45.182Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='EDITORIAUX'/><title type='text'>EDITORIAL: L’Eléphant va-t-il quitter le parc de Ziniaré?</title><content type='html'>L’Assemblée nationale a adopté, le 14 avril dernier, la nouvelle loi portant statut de l’opposition. Elle est désormais claire! Ne peut prétendre au statut de chef de file de l’opposition que les partis de l’opposition réelle, c’est-à-dire qui ne siègent pas au gouvernement ni ne soutiennent l’action gouvernementale. Après avoir semé et entretenu le doute pendant deux législatures, le pouvoir en place à travers sa majorité parlementaire, a enfin accepté de rétablir l’opposition dans ses droits. Pourquoi maintenant ? Calcul politique où simple volonté de clarifier le jeu politique? Pour bien des observateurs de la scène politique burkinabè, l’adoption de cette loi marque le point de départ d’un processus de séparation des corps entre le parti au pouvoir, le congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), et l’Alliance pour la démocratie et la fédération, Rassemblement démocratique africain (ADF/RDA).&lt;br /&gt;L’on se souvient encore qu’après l’adoption de l’ancien texte, c’est le PDP/PS de feu le Pr Ki-Zerbo qui devait être consacré chef de file de l’opposition puisque son parti était classé premier de l’opposition avec 10 députés au terme des législatives de 1997. Ensuite, il y a eu Hermann Yaméogo alors président de l’ADF/RDA, qui devait être investi dans la tunique de chef de file de l’opposition. Mais officiellement, ils n’ont jamais été investis à ce poste. Il a fallu attendre le débarquement de Hermann de la présidence de l’ADF/RDA et l’accession de Me Gilbert Ouédraogo à la tête de ce parti pour  que le président de l’Assemblée nationale le consacre premier chef de file de l’opposition en 2003. Mais à la veille de la Présidentielle de 2005, celui-ci, contre toute attente, jette l’éponge pour rejoindre avec armes, bagages et militants la mouvance présidentielle tout en refusant de le reconnaître. Depuis lors, il siège au gouvernement où son parti a obtenu deux strapontins et soutient le programme de Blaise Compaoré. Malgré tout, il ne cesse de clamer qu’il est de l’opposition, contribuant ainsi à semer le trouble dans le jeu politique. Si ce n’est de l’opposition, ce doit être du peuple dont il se moque. En effet, L’ADF/RDA affirme s’opposer au CDP mais soutient le programme du Président Blaise Compaoré. Or, il ne peut y avoir une différence entre le  CDP et le programme de Blaise Compaoré, celui-ci étant le géniteur et la raison d’être de ce parti. En s’entêtant dans cette posture à la limite de l’imposture, l’ADF/RDA a réussi à s’auto-exclure doublement.&lt;br /&gt;D’une part, pour avoir opté de soutenir le Président du Faso, elle s’est mise sur le dos les vrais partis d’opposition qui la considèrent avec juste raison comme un parti «vendu». On a déjà entendu à Ouahigouya que Gérard Kango Ouédraogo, le Président d’honneur à vie et son fils, le Président de l’ADF/RDA, «sont allés attacher l’éléphant (l’emblème du parti) au parc animalier de Blaise Compaoré à Ziniaré».&lt;br /&gt;D’autre part, sa prétention à s’opposer au CDP tout en occupant des  places qui devraient revenir à des cadres de ce parti, fait de l’ADF/RDA un allié gênant et quelque peu trop ambitieux et prétentieux qu’il ne faut plus encourager et aider dans sa propension à jouer les premiers rôles aux côtés du Chef de l’Etat. &lt;br /&gt;Dans un contexte où le parti au pouvoir qui a connu des moments difficiles, reprend de l’initiative dans le portage politique de l’action du président du Faso, l’urgence de travailler à clarifier le jeu et de mettre de l’ordre autour du Président, s’imposait.&lt;br /&gt;A ce jeu de la souris qui mord et qui souffle, l’ADF/RDA et ses responsables semblent finalement être pris dans leur propre piège. Désormais, Gilbert Ouédraogo et tous ses lieutenants vont devoir choisir la mouvance présidentielle ou quitter le navire gouvernemental pour se retrouver réellement dans l’opposition. Mais le chemin vers l’opposition paraît très long et périlleux et bien des observateurs sont prêts à parier que le fils du Duc du Yatenga ne s’y risquerait. Pour sûr, s’il s’y aventure, il y a de fortes chances que beaucoup de ses lieutenants qui ont gouté aux délices de la collaboration avec le pouvoir, ne le suivent.&lt;br /&gt;En tout état de cause, il faut se réjouir qu’enfin, la loi sur le statut de l’opposition vienne clarifier le positionnement politique de tous les acteurs. Que ceux qui sont opposés au pouvoir s’opposent et ceux qui sont au pouvoir gèrent avec leurs complices, leurs alliés, leurs collabo. Tant pis si cela doit passer par la mise à nu de certains jongleurs politiques. Nul ne saurait se prévaloir de ses propres turpitudes!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Boureima OUEDRAOGO&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-3299601353400546311?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/3299601353400546311/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/05/editorial-lelephant-va-t-il-quitter-le.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/3299601353400546311'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/3299601353400546311'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/05/editorial-lelephant-va-t-il-quitter-le.html' title='EDITORIAL: L’Eléphant va-t-il quitter le parc de Ziniaré?'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-1950564691066630462</id><published>2009-05-09T18:57:00.001Z</published><updated>2009-05-09T19:47:44.665Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='TRAJECTOIRE'/><title type='text'>BRIGADE NATIONALE ANTI-FRAUDE DE L’OR: Du plomb dans l’aile</title><content type='html'>La Brigade nationale anti-fraude de l’or a des problèmes. Les premiers membres ont été nommés en août 2007 pour un mandat de trois ans renouvelable. La prestation de serment a eu lieu en janvier 2008, marquant ainsi l’entrée en fonction officielle de la Brigade. Mais la BNAF a été très vite confrontée à d’énormes difficultés organisationnelles, opérationnelles et même structurelles. Rattachée au cabinet du ministre de l’Energie et des Mines, elle manque cruellement de moyens d’actions, notamment pour les sorties de terrains relatives aux contrôles et à la répression. Tout se passe comme si le ministère veut bloquer le fonctionnement normal de la BNAF. D’abord, pour une sortie de terrain, les membres de la brigade doivent nécessairement avoir un ordre de mission signé au ministère. Pire, ils ne disposent pas de moyens au niveau de la Brigade pour assurer ces sorties. Tout doit être réglé au niveau de la Direction de l’Administration et des finances (DAF) du ministère. Cela limite considérablement l’action de la BNAF. Et les exemples sont légion. Dès la prise de fonction de ses membres, la Brigade a entrepris de passer en revue tous les comptoirs agréés d’achat d’or et des sites d’orpaillages. Après quelques sorties, elle a dû interrompre ses actions faute de moyens. En mars 2009, précisément au cours du long week-end du 7 au 10 mars, un cas de fraude a été signalé à la BNAF. Le directeur et son équipe ont eu toutes les difficultés pour effectuer le déplacement. Ils ne disposaient pas de ressources financières. Les membres de l’équipe ont dû se cotiser pour pouvoir avoir du carburant et autres frais de missions afin de se rendre à Essakane où le cas de fraude a été dénoncé. Ils ont pu mettre la main sur les fraudeurs et saisir environ 500 g d’or.&lt;br /&gt;Mais il n’y a pas que cela: la BNAF a fonctionné pendant plus d’un an sans un statut clair de ses membres. Finalement, le statut a été adopté en février 2009. Ainsi, le directeur de la brigade relève directement du ministre en charge des mines. Il a rang de conseiller technique. Les membres, eux, ont rangs de directeurs généraux. Mais sur le plan pécuniaire, il n’y a rien de précis. Presque tous les membres de la Brigade se plaindraient. Ils estiment être lésés dans leur position de membres de la brigade plus que dans leurs ministères d’origine. L’ambiance de travail est délétère. Beaucoup attendent avec impatience la fin du mandat pour «foutre le camp».&lt;br /&gt;Ils ne sont pas non plus contents du décret relatif à leur statut. Ils le perçoivent comme un coup de poignard. En effet, l’article 23 leur interdit de travailler dans une société minière 10 ans après la fin de leur fonction à la BNAF. Il faut forcément attendre après. Cette clause est pour le moins incompréhensible car la Brigade n’a même pas compétence pour contrôler les sociétés minières. Son contrôle se limite uniquement à la production artisanale. Pourquoi donc cette restriction qui ressemble à une façon de refuser à des Burkinabè de monnayer leurs expériences dans leur domaine de compétence? Certains membres de la Brigade ne comprennent pas pourquoi un tel texte a pu être adopté en Conseil des ministres. En tout cas, à la BNAF, l’avenir ne semble pas prometteur. Pourquoi tant de péripéties pour une structure qui pourrait être d’une grande utilité publique si on lui donnait les moyens nécessaires à son fonctionnement? Y a-t-il des gens tapis dans l’ombre qui oeuvrent à empêcher la BNAF d’être opérationnelle? Que veut le gouvernement en réalité?&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;B.O&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-1950564691066630462?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/1950564691066630462/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/05/brigade-nationale-anti-fraude-de-lor-du.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/1950564691066630462'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/1950564691066630462'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/05/brigade-nationale-anti-fraude-de-lor-du.html' title='BRIGADE NATIONALE ANTI-FRAUDE DE L’OR: Du plomb dans l’aile'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-426663936634212265</id><published>2009-05-09T18:55:00.000Z</published><updated>2009-05-09T18:57:08.311Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='TRAJECTOIRE'/><title type='text'>INDEPENDANCE ET IMPARTIALITE DE LA JUSTICE: Un nouveau front de bataille</title><content type='html'>Depuis de longues années, la Justice au Burkina Faso, est décrite comme l’une des principales plaies pour ne pas dire la tare congénitale du processus démocratique. Ses dysfonctionnements tant au plan institutionnel que du point de vue du comportement de certains de ses acteurs, sont à l’origine de bien des malheurs de ce pays. Bien des réformes sont passées par là. Mais la justice burkinabè reste plombée par des dysfonctionnements, des accusations de corruption, d’insuffisance d’indépendance de certains juges, mais surtout par l’insuffisance sinon l’absence d’éthique dans le traitement de certains dossiers judiciaires. On parle même de «juges acquis» à la cause des puissants du moment.&lt;br /&gt;Face à toutes ces récriminations, des acteurs de la justice (avocats, magistrats, huissiers, notaires, etc.), « convaincus qu’il ne peut y avoir ni Etat de droit, ni démocratie, ni développement sans une justice indépendante et impartiale (…) ; et prenant en compte la nécessité pour toutes les forces vives, de contribuer par des actions diverses et multiformes, à la promotion et au respect des règles éthiques par l’ensemble des acteurs du système judiciaires», ont décidé de «mettre à la disposition de tous une structure de veille leur permettant de renouveler et de questionner en permanence leur engagement en faveur d’une justice indépendante, crédible, efficace et humaine» (extrait du préambule des statuts). Cette structure, c’est le Centre pour l’éthique judiciaire (CEJ).&lt;br /&gt;Créé le 31 octobre 2008 (date de l’assemblée générale constitutive) et reconnu officiellement en mars 2009, le CEJ est une association à but non lucratif. Il est dirigé par un conseil d’administration de sept membres et présidés par Me Mamadou Savadogo, ancien Bâtonnier de l’ordre des avocats du Burkina. On y retrouve également entre autres, Me Guy Hervé Kam (ancien magistrat) et Armand Ouédraogo, le magistrat qui, au tribunal militaire, avait conduit l’instruction du Dossier David Ouédraogo (du nom du chauffeur de François Compaoré) torturé à mort par des éléments de la garde présidentielle. Bref, le CEJ regroupe des acteurs de la justice pour leur dévouement dans leurs domaines respectifs, sans doute fatigués de voir l’institution judiciaire sombrer dans les abîmes de comportements contraires à l’éthique et à la déontologie des métiers s’y rapportant.&lt;br /&gt;Pour atteindre ses buts, l’association prévoit entre autres moyens d’action, des études et des recherches, des publications, des cours, des conférences, des réunions de travail, l’organisation de manifestations ou toute autre initiative pouvant concourir à la réalisation de ses objectifs, la récompense des meilleures pratiques en matière d’éthique et de déontologie judiciaire.&lt;br /&gt;Pour mieux situer le sens de leur engagement, les fondateurs du CEJ, organiseront en début mai, une conférence de presse à Ouagadougou.&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;strong&gt;B.O&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-426663936634212265?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/426663936634212265/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/05/independance-et-impartialite-de-la.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/426663936634212265'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/426663936634212265'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/05/independance-et-impartialite-de-la.html' title='INDEPENDANCE ET IMPARTIALITE DE LA JUSTICE: Un nouveau front de bataille'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-1486869959177712601</id><published>2009-05-09T18:53:00.001Z</published><updated>2009-05-09T19:51:29.742Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='WE CAN'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='YES'/><title type='text'>YES, WE CAN!: Sur les terres du « Roi des rois», les femmes font entendre leurs voix…</title><content type='html'>Les femmes africaines ont lancé, le 8 mars 2009, une campagne internationale d'information et de revendication, dans le but d'inciter leurs Etats à "ratifier et respecter" le plus important des textes internationaux relatifs aux droits des femmes. Cette année en effet, la Convention pour l'élimination de toutes les formes de discrimination envers les femmes (CEDEF) fête ses trente ans; et les femmes africaines ont bien l'intention de le faire savoir à leurs dirigeants.&lt;br /&gt;Jamais probablement un texte aussi peu connu du grand public n’aura eu autant d’implications au niveau local, particulièrement sur ce continent. S'appuyant sur ce texte fondamental, des centaines d'organisations locales et nationales s’attaquent ainsi quotidiennement aux carcans législatifs et sociétaux qui pèsent sur elles, et ne cessent de faire valoir leurs droits au sein de sociétés souvent extrêmement réticentes à les voir évoluer. Des millions de femmes y font référence pour revendiquer des droits nouveaux et s’exonérer de la tutelle patriarcale. S'appuyer sur le droit pour faire tomber les discriminations, le principe est simple, mais fort peu appliqué par les Etats.&lt;br /&gt;Pour faire bonne figure auprès de leurs interlocuteurs internationaux ou de certains de leurs bailleurs de fonds, la plupart de ces derniers ont certes signé, puis ratifié pour nombre d'entre eux ce texte majeur. Mais ils ne prennent manifestement pas la peine de le faire respecter, ou émettent de telles réserves (sur l'héritage, le mariage, le divorce...), que ce texte ambitieux se trouve pour le coup vidé de tout son sens.&lt;br /&gt;Outre les atteintes intolérables à leur intégrité physique, qu'elles soient traditionnelles comme les mutilations génitales, ou contemporaines comme les viols dans les régions en guerre, les inégalités devant la loi sont encore de fait le lot quotidien de millions de femmes et de jeunes filles sur tout le continent. Le fait qu'elles soient souvent considérées comme le pilier économique et social de la famille ne les place en effet pas à l’abri de toutes les formes de discrimination, loin de là. Des combats ont pourtant d'ores et déjà été menés et conquis sur les bases de cette Convention, qui ont abouti dans certains pays comme le Sénégal et le Burkina à une réelle prise de conscience et à un abandon progressif des mutilations génitales féminines. Au Bénin, la loi a été modifiée dans un sens plus favorable aux femmes. Au Mali, un nouveau code de la famille, moins discriminatoire, est en voie de promulgation. Mais ces avancées sont encore bien timides, et les inégalités en matière de droits des femmes demeurent criantes. Seuls deux Etats du continent, le Cap Vert et l'Afrique du Sud, peuvent se prévaloir d'une législation entérinant une véritable égalité entre les sexes.&lt;br /&gt;Il ne faut pas oublier non plus que les Etats de l'Union africaine viennent de placer à leur tête et pour un an, le Guide suprême libyen Muhammar Kadhafi, peu connu pour ses positions progressistes dans ce domaine. Le «Roi des rois», comme il aime désormais à se proclamer, n'incitera certainement pas ses congénères à faire respecter la CEDEF, au vu des réserves qu'il a lui-même fait poser à ce texte au nom du respect de la Charia.&lt;br /&gt;La difficulté est grande, on le voit, et il faudra certainement beaucoup de détermination de la part des sociétés civiles, afin qu'elles puissent obliger leurs dirigeants à se préoccuper des conditions des femmes dans leur pays. C'est le sens de la campagne qui a été lancée lors de la journée internationale du 8 mars. Elle durera le temps nécessaire pour parvenir à l'égalité. Les femmes africaines savent que rien ne sera obtenu sans mener combat. Notre devoir est plus que jamais de les y aider.&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;strong&gt;Souhayr Belhassen&lt;br /&gt;Présidente de la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH)&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-1486869959177712601?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/1486869959177712601/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/05/yes-we-can-sur-les-terres-du-roi-des.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/1486869959177712601'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/1486869959177712601'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/05/yes-we-can-sur-les-terres-du-roi-des.html' title='YES, WE CAN!: Sur les terres du « Roi des rois», les femmes font entendre leurs voix…'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-5882822862991230893</id><published>2009-05-09T18:41:00.000Z</published><updated>2009-05-09T18:43:35.599Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='DOSSIERS CLASSES?'/><title type='text'>AFFAIRE MISS BURKINA 2007: Mensonge, mensonge, mensonge!</title><content type='html'>13 juillet 2007. Il est minuit passé à l’hôtel Sofitel Ouaga 2000. C’est le suspens total! Tout le monde attend de voir qui sera la nouvelle Miss Burkina. Les cœurs balancent d’une candidate à une autre. Soudain, la présidente du jury, Sophie Vouzelaud, fait son apparition. Elle n’est pas n’importe qui! C’est la première dauphine de Miss France. Elle est belle, très belle! Et c’est elle qui doit annoncer officiellement le nom de la plus belle des treize candidates de la soirée. Un étrange silence s’empare de la salle. Les prétendantes retiennent leur souffle. Des dizaines de pairs d’yeux se braquent sur la présidente du jury! Et voici enfin le verdict: d’un ton solennel, Sophie Vouzelaud invite la candidate N°3 sur le podium. Amandine Ouédraogo de l’Oubritenga est ainsi sacrée deuxième dauphine! Le nom de la première dauphine ne se fait pas attendre. Ghislaine Bazié du Bulkiemdé se met aussitôt à jubiler. C’est elle, le dossard N°4, qui a été élue. Reste la Miss, la plus belle des belles! Le suspens dicte encore sa loi. Mais pas pour longtemps. Toutes les oreilles sont tendues! Mais la belle Sophie semble vouloir faire admirer sa beauté, pendant quelques minutes encore, par le public plongé dans une douce émotion. Elle traine les pieds. Soudain, elle brise le silence: la Miss Burkina 2007 est le numéro 11, la candidate de Bobo Dioulasso! Et voici Safiatou Diakité qui avance, avec des pas de star, une géométrie parfaite des bras et des épaules, un petit côté «too much», une belle créature apparemment taillée sur mesures, une démarche qui vous balance droit dans les yeux, ses rondeurs alléchantes! 1, 77 m, 58 kilo. Tour de poitrine? Huuum! Bassin?... Bref, Safiatou a de bons atouts physiques. Intellectuels aussi! Elle vient de décrocher son Bac. Et a participé honorablement au test de culture générale de Miss Burkina 2007. En plus, dans dix jours, elle fêtera son 23è anniversaire. C’est le comble! Le public applaudit à tout rompre. On installe Safiatou sur le trône de Reine de la beauté; on lui fait porter la couronne de Miss. Un sourire resplendissant donne davantage de charme à son visage. Ses yeux, son nez, ses joues, son front, ses lèvres… Oh, quelle beauté! Les cadeaux commencent à pleuvoir sur la plus belle des belles de la soirée. Le visage de Safiatou s’illumine encore plus lorsque le jury annonce, sous une salve d’applaudissements, qu’elle vient ainsi de gagner un séjour de dix jours à Rio de Janeiro, au Brésil, avec prise en charge totale! On lui annonce aussi, en grande pompe, qu’elle gagne un billet d’avion Ouaga-Paris-Ouaga. Safiatou est aux anges! Elle ne peut s’empêcher de couler quelques larmes de joie. Oui, Safi, vas-y, pleure! Pleure encore! Pleure de joie! Tu es la plus belle! Et Safiatou se mit à rêver. De Paris. De Rio de Janeiro. De sa resplendissante beauté qui la fera voyager, voyager, encore voyager pour défendre le drapeau national.&lt;br /&gt;Mais si elle savait… Oh, la pauvre! Elle a été trompée. A peine la soirée terminée, que sa couronne lui est retirée. Les voyages à Paris et à Rio de Janeiro? Ce n’était que du bluff! Safiatou a été roulée sur toute la ligne. Dans les milieux du show-biz, on pointe un doigt accusateur sur le président du comité d’organisation, Moustapha Laabli Thiombiano. Acculée dans une émission de la RTB, il finit par déclarer, la main sur le cœur, qu’au cour de 2008, il tiendrait ses promesses. «Elle va voyager; c’est moi qui vous le dit. L’année 2008 n’est pas encore terminée. D’ici la fin de l’année, elle va voyager…», a-t-il lancé en substance au journaliste. Non, ce n’était pas vrai! Les jours, les semaines, les mois se sont écoulés; 2008 s’est évanouie dans les méandres du passé mais la parole donnée a été foulée aux pieds. Safiatou n’est allée ni à Paris, ni à Rio de Janeiro. Nous l’avons joint au téléphone le 24 mars dernier. Elle nous l’a confirmé… sans rancœur.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Sandra JOLY&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-5882822862991230893?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/5882822862991230893/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/05/affaire-miss-burkina-2007-mensonge.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/5882822862991230893'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/5882822862991230893'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/05/affaire-miss-burkina-2007-mensonge.html' title='AFFAIRE MISS BURKINA 2007: Mensonge, mensonge, mensonge!'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-8544933814355786737</id><published>2009-05-09T18:39:00.000Z</published><updated>2009-05-09T18:41:54.766Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='DOSSIERS CLASSES?'/><title type='text'>AFFAIRE MAIRIE DE BOBO: 16 873 079 FCFA volatilisés</title><content type='html'>La Cour des comptes a donné un coup de pied dans la fourmilière. Elle a révélé, dans son rapport 2005, des actes graves pendant le 75è anniversaire de la commune de Bobo. Mais le dossier est resté sans suite. «Il est ressorti que beaucoup de dons faits à la commune ne sont pas parvenus à destination (…) Ceux qui étaient désignés pour la collecte des fonds au profit de la commune les encaissaient pour leur propre comptes. Par ailleurs, la liste exhaustive de tous ceux qui ont été sollicités n’a pu être établie. Les autorités communales ne possédaient ni listes, ni double des lettres adressées aux sponsors (…) Il ressort de l’examen des documents qu’un certain nombre de partenaires avaient réagi positivement à la requête du maire de la commune mais cela ne figure nulle part dans le bilan financier établi par la commission Finances». Et ce n’est pas tout: «En application des dispositions réglementaires, chaque président de commission devait élaborer un budget de fonctionnement à soumettre à l’arbitrage du contrôleur financier de la commune et à l’approbation du président de la commission Finances. Les sommes étaient mises à disposition soit par chèque, soit en espèce contre décharge. Une fois les dépenses effectuées, les pièces justificatives devraient être transmises à la commission Finances qui était chargée de centraliser toutes les opérations à caractère financier». Mais la Cour des comptes a constaté, lors de son contrôle, que «rien n’avait été fait dans le sens du respect de cette réglementation». Quatre personnes ont été épinglées. Elles sont redevables à la commune de la somme de 16 873 079 FCFA. Le maire, saisi par la Cour, tape du poing sur la table. Dans des correspondances datées du 1er octobre 2004, il menace de les poursuivre en Justice: «Vous disposez d’un délai d’un (1) mois à partir de la notification de la présente pour vous justifier auprès de la commission Finances de la commune, ou vous acquitter dudit montant auprès des services du Trésor (…) Passé ce délai, le dossier sera transmis au Parquet pour suite à donner. Une prompte réaction de votre part vous éviterait d’éventuels désagréments». Mais les mois se sont écoulés… sans qu’il n’y ait de désagréments. «Jusqu’à ce que je quitte la mairie en 2005, seul le DAAF m’avait présenté une quittance du versement qu’il a effectué au Trésor». Il devait à la commune 1 185 000 FCFA. «C’est tout ce dont j’ai connaissance», nous a précisé, en 2008, le maire Célestin Koussoubé, joint par téléphone. Et les autres? «Des recherches effectuées à ce jour, il ressort que le sieur Coulibaly Cheick Amadou séjourne à Bamako. Les services de sécurité sont à l’œuvre et dès son retour sur le territoire, il sera mis en demeure de rembourser les sommes qu’il a détournées au préjudice de la commune», a expliqué le maire, le 3 décembre 2004, dans une correspondance adressée au premier président de la Cour des comptes. Le responsable de la collecte des fonds a aussi été pris dans les filets de la Cour. Il a été mis en demeure par le bourgmestre. Il est redevable à la commune de 13 869 079 FCFA. Mais depuis, le dossier est bloqué. La Cour des comptes a écrit au ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, et à celui des Finances et du Budget. Voici un morceau: «En application des articles 104 et 105 de la loi organique n°014-2000/AN du 16 mai 2000, je vous prie de bien vouloir prendre les dispositions nécessaires pour faire recouvrer au profit de la commune tous les fonds non parvenus ou payés sur des bases non légales (…) Vue la gravité des faits, la Cour souhaiterait que vous lui communiquiez le nom du fonctionnaire que vous aurez désigné pour veiller aux suites données à ce référé dans un délai de trois mois comme le stipule les articles 104 et 105 de la loi organique précitée». Mais les deux ministres n’ont eu aucun respect vis-à-vis de cette loi. «Suite au référé n°05-013 CC/CCOCL du 26 mai 2005 envoyé au ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation et au ministre des Finances et du Budget, la Cour n’a enregistré aucune réaction». C’est écrit dans son rapport public 2005. Du côté de la mairie de Bobo, c’est aussi le flou pour le moment. Nous avons voulu savoir la suite de cette affaire. Mais nos deux séjours effectués spécialement à ce sujet dans la ville de Sya, en 2008, se sont avérés infructueux. Le maire Salia Sanou semblait être disponible pour un entretien mais des agents du service de communication et du protocole ont brouillé les cartes. La rencontre avec le maire n’a jamais eu lieu. Et le flou continue de régner en maître à propos de cette ténébreuse affaire.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;Hervé D’AFRICK&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-8544933814355786737?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/8544933814355786737/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/05/affaire-mairie-de-bobo-16-873-079-fcfa.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/8544933814355786737'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/8544933814355786737'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/05/affaire-mairie-de-bobo-16-873-079-fcfa.html' title='AFFAIRE MAIRIE DE BOBO: 16 873 079 FCFA volatilisés'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-8282892807775549176</id><published>2009-05-09T18:36:00.002Z</published><updated>2009-05-09T18:39:48.832Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='DOSSIERS CLASSES?'/><title type='text'>AFFAIRE CROIX-ROUGE BURKINABE: Où sont passés les 674 millions?</title><content type='html'>C’est une affaire grave, très grave, un terrible scandale financier. Le 11 septembre 2000, trois inspecteurs de l’Inspection d’Etat font une descente à la Croix-rouge burkinabè. Ils brandissent l’ordre de mission n°2000-083/PM/IGE/SG/DAAF et procèdent à des contrôles. La panique s’empare aussitôt de plusieurs hauts responsables de cette ONG. Et à juste titre: le rapport d’inspection, établi en mars 2001, révèle des malversations financières extrêmement graves: 674 271 071 FCFA ont disparu des caisses de cette structure à but humanitaire. La présidente de la Croix-rouge burkinabè, Bana Ouandaogo, s’est battue bec et ongles pour sauver la face. Elle a finalement bénéficié d’un non-lieu, malgré les lourds soupçons qui pesaient sur elle. Bana Ouandaogo pourrait s’en réjouir s’il n’y a pas de nouvelles charges contre elle. Dans les milieux judiciaires, on affirme que sa responsabilité, ne serait-ce que morale, est engagée dans cette affaire. Les fonds se sont évaporés pendant plusieurs années successives sans que rien ne soit fait pour arrêter l’hémorragie. Elle aurait dû, dit-on, en tant que présidente de la Croix-rouge burkinabè, s’entourer de précautions adéquates pour éviter cette «délinquance financière». Mais des individus ou des groupes d’individus sans scrupules se sont adonnés aux malversations financières comme «un jeu d’enfant». L’affaire a atterri, depuis plusieurs années, dans les bureaux des partenaires techniques et financiers de la Croix-rouge burkinabè. Certains d’entre eux ne cessent de bouder les premiers responsables de cette ONG. Et menacent de claquer la porte, comme d’autres, s’il n’y a pas de lumière dans cette scabreuse affaire. Ils ont tous été frustré d’apprendre que plus de 674 millions, injectés à la Croix-rouge pour des actions à but humanitaire,  ont disparu de la caisse, pour éventuellement se réfugier dans les «poches» de certains individus censés montrer le bon exemple. Mais depuis de longues années, l’affaire est «pendante»… ou «pendue» en justice. L’instruction est terminée, mais il n’y a pas de procès. Que se passe-t-il? Mystère et boule de gomme. «Est-on encore en train de tramer des choses bizarres dans les couloirs du palais de justice?». Cette question gagne de plus en plus en popularité dans l’opinion publique. Ecorchant ainsi gravement l’image de la Justice…&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;strong&gt;Hervé D’AFRICK et Sandra JOLY&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-8282892807775549176?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/8282892807775549176/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/05/affaire-croix-rouge-burkinabe-ou-sont.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/8282892807775549176'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/8282892807775549176'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/05/affaire-croix-rouge-burkinabe-ou-sont.html' title='AFFAIRE CROIX-ROUGE BURKINABE: Où sont passés les 674 millions?'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-9102591615744677777</id><published>2009-05-09T18:33:00.001Z</published><updated>2009-05-09T18:36:04.237Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='DIAGNOSTIC'/><title type='text'>PRESIDENTIELLE de 2010: Blaise Compaoré sera-t-il rattrapé par ses promesses de 2005?</title><content type='html'>L’élection présidentielle de 2010 s’annonce comme l’une des plus disputées depuis l’avènement de la 4è République. Il ne faut certainement pas rêver d’une alternance qui n’est cependant pas impossible, pour peu que la grande majorité des Burkinabè y croient. Le parti au pouvoir, le congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), semble l’avoir compris. Et depuis quelques semaines, il a engagé, en avance, la campagne pour la présidentielle et pour son repositionnement dans le portage politique de l’action de Blaise Comppaoré. L’opposition, elle, s’empêtre dans ses querelles à la limite répugnante de leadership. Et c’est surtout certains Sankaristes qui se sont illustrés tristement dans ce sens, ces derniers temps. Qu’à cela ne tienne! Le premier candidat déclaré à la présidentielle de 2010 est un Sankariste, Me Bénéwendé Sankara, président du tout nouveau parti, l’Union pour la renaissance, parti sankariste (UNIR/PS). Il est donc pour le moment, le premier challenger connu de Blaise Compaoré, candidat naturel du CDP et de tous ses autres soutiens.&lt;br /&gt;Confronté à de nombreuses dissensions internes, à l’isolement de certains de ses cadres qui ne sont plus en odeur de sainteté avec l’entourage ou la famille du grand Sachem, aux agissements de la mouvance présidentielle (ce regroupement de partis qui n’ont de projet de société que Blaise Compaoré) et à la montée de la Fédération associative pour la paix et le progrès avec Blaise Compaoré (FEDAP/BC), le CDP bat le rappel de ses troupes. En attendant son 4ème congrès prévu au début du deuxième semestre de 2009 qui verra probablement l’investiture du candidat Blaise Compaoré, le CDP multiplie les conventions (provinciales et régionales). Ce parti joue sa survie ou, du moins, ses leaders jouent leur survie politique. Ils savent qu’ils n’ont aucun avenir sans Blaise Compaoré ou plus précisément, que celui-ci peut disposer de leur avenir politique comme bon lui semble. Après la période des frayeurs nées du limogeage de Salif Diallo, N°2 du parti et ex presque N°2 du Régime, toutes les levées de bouclier autour de l’émergence politique du « petit président », François Compaoré, le CDP reprend donc de l’initiative. L’objectif premier, c’est d’abord de rassurer le président Compaoré et son entourage de l’allégeance inconditionnelle et constante du parti et de ses cadres. Pour ce faire, chacun des leaders ne ratent aucune opportunité de montrer qu’ils n’ont d’ambitions que pour ce que Blaise Compaoré voudrait leur concéder comme parcelle de pouvoir. Chacun a tiré leçon de la mise à l’écart de Salif Diallo, hier homme incontournable, aujourd’hui ennemi public N°1 dans les cercles restreints du pouvoir. On comprend alors que Simon Compaoré ait considéré l’interview qu’il accordée à notre confrère l’Evènement, comme une occasion inespérée pour prendre l’opinion publique à témoin, de son allégeance au président du Faso et à son jeune frère. Entre autres, Simon Compaoré, toujours égal à lui-même, affirme n’avoir jamais rêvé de devenir Président. Soit! Mais s’est-il posé la question de savoir s’il y a des Burkinabè qui ont déjà rêvé de l’avoir comme président? C’est vrai, le maire affirme qu’il garde la tête sur les épaules. Et juste après, il fait preuve d’un manque criard de discernement en affirmant qu’il n’est pas Ange Rajoelina, son ex-homologue de la capitale malgache, alors en ordre de bataille pour destituer le président Ravalomanana qui aurait «pété les plombs». Finalement, Ange Rajoelina a réussi à se hisser au sommet de l’Etat. Que Simon Compaoré n’ait pas d’ambition présidentielle, c’est son droit le plus absolu. Mais de là à vouloir traiter ceux qui en ont de disjoncté, il y a un pas que le bourgmestre de Ouagadougou n’a pas hésité à franchir. Dans ses tentatives de rassurer qu’il reste un serviteur fidèle, il en fait trop. Pour ceux qui connaissent le maire, il n’y a rien de surprenant. Sa particularité, c’est aussi ces sorties désobligeantes. Bref, ce n’est qu’une parenthèse!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Blaise Compaoré garant des intérêts particuliers&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour revenir au CDP, il faut retenir que le parti s’est lancé dans une dynamique préparatoire à l’investiture de Blaise Compaoré comme son candidat pour la présidentielle de 2010. Il entend ainsi prendre les devants avant que les différents soutiens au président du Faso (partis de la mouvance, FDAP/BC, ADF/RDA) n’aient le temps de le «court-circuiter». Du même coup, ses cadres rassurent le président, qu’ils restent et demeurent de bons et loyaux serviteurs. Et l’attitude du parti au pouvoir ces dernières semaines, vient confirmer qu’il n’est pas une formation politique qui rassemble des hommes et des femmes de conviction autour d’une idéologie, d’un idéal et d’un projet de société  mais bien plus un regroupement d’individus décidés à défendre leurs intérêts individuels ou craignant de perdre des privilèges et des positionnements politiques. Bien sûr, le seul garant des intérêts individuels de tout ce beau monde, c’est bien le président du Faso. Peu importe que leur champion n’ait pas tenu ses promesses électorales en 2005. Ce n’est pas une préoccupation du parti puisqu’il ne cherche même pas à lui demander des comptes. Convaincus que cela n’a pas d’importance, le CDP ne se préoccupe même pas du bilan des réalisations faites par son candidat  au cours du mandat qui s’achève. Cette attitude laisse entrevoir que ce parti se moque de l’intérêt supérieur du Burkina Faso et de ses citoyens. Ce qui l’intéresse, c’est du bétail électoral pour lui assurer des victoires, pour flatter l’égo de son mentor et lui assurer une longévité au pouvoir.&lt;br /&gt;Il apparaît alors utile de rappeler aux bons souvenirs du CDP qu’en 2005, son candidat avait promis au peuple burkinabè le «progrès continu pour une société d’espérance» à l’horizon 2010. Et il avait donné six axes principaux pour la réalisation de cette promesse: la valorisation du capital humain, l’élargissement des opportunités de création de richesses, la modernisation des infrastructures économiques et des services, le raffermissement de la gouvernance, la promotion de la culture, des arts et du sport et le rayonnement international du Burkina Faso. Dans cette perspective, le candidat Blaise Compaoré avait promis, dans les 45 provinces, des dizaines voire des centaines de milliards de nos francs pour la construction d’infrastructures socioéconomiques, la formation des jeunes et des femmes, avec en bonus, le renforcement de la bonne gouvernance&lt;br /&gt;Au titre des engagements pris, on peut retenir entre autres le désenclavement de la région de la Boucle du Mouhoun dès le 1er trimestre de l'année 2006 par le démarrage effectif du bitumage de l'axe Koudougou-Dédougou-Nouna-Bomborokuy-Djibasso-Frontière du Mali et de l'axe Dédougou-Tougan-Ouahigouya-Frontière du Mali. Population de la Boucle du Mouhoun, faites vous-mêmes le bilan et tirez-en les leçons.&lt;br /&gt;Ensuite, pour la région des Hauts Bassins et plus particulièrement les provinces du Houet et du Kénédougou, Blaise Compaoré a promis la construction de CEG pour chaque département. Beaucoup d’infrastructures sanitaires et routières, des écoles de formation technique pour les jeunes et des unités de transformation des produits fruitiers. Quel est aujourd’hui le taux de réalisation de ses promesses? Aux populations de la région de faire les comptes.&lt;br /&gt;Dans les régions du Centre-Nord, Centre-Est et Centre-Ouest, de l’Est, du Nord, du sahel, du Plateau central, du Sud Ouest, des Cascades, les promesses étaient énormes. Citons, entre autres, 20 milliards de FCFA pour des infrastructures routières, la mise en valeur du lac Dem, une vingtaine de milliards à consacrer aux secteurs sociaux et productifs dans le Ganzourgou, 14 milliards à l’amélioration des conditions de vie des populations du Kourittenga et une quarantaine d’autres aux infrastructures routières et hydro-agricoles dans la région du Centre-Est.&lt;br /&gt;«Il faut encore plus d’écoles, plus de collèges, plus de centres de santé, plus de barrages, plus de routes dans vos régions, vos départements et vos villages. Je sais que le plateau technique de l’hôpital de Koupéla n’est pas opérationnel.  Pouytenga attend un centre médical avec antenne chirurgicale. C’est cela notre souci pour les cinq ans à venir». Parole du candidat Compaoré!&lt;br /&gt;Et ce n’est pas tout ! A Dano dans le sud-ouest, il a promis de renforcer les infrastructures sanitaires pour améliorer l’accès des populations aux soins de santé.&lt;br /&gt;Dans le Sahel, il a fait encore des promesses: le prolongement des deux axes routiers alors en bitumage (Ouagadougou-Kongoussi et Kaya-Dori) respectivement jusqu’à Djibo et à la frontière du Niger; la réalisation des barrages de Bambakali et Barabouli au cours du quinquennat qui s’achève.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Quel est le taux de réalisation des promesses de 2005 ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la région du Centre, les grands chantiers  annoncés par Blaise Compaoré sont, entre autres, la reconstruction du marché central de Ouagadougou (Rood Woko), la construction d’un second hôpital national plus performant à Ouagadougou, d’un aéroport international, des échangeurs pour rendre fluide le trafic routier à Ouagadougou et d’une autoroute reliant Ouaga à Bobo-Dioulasso, l’accord de crédits aux femmes, l’ouverture de centres de formation pour les jeunes, la construction du plus grand barrage hydroagricole à Samandeni (Bobo-Dioulasso) capable d’accueillir de 150 mille à 200 mille employés. A ceux-là s’ajoutent l’usine de Tambao à Dori en 2007, la construction du chemin de fer Ouaga - Accra, capitale du Ghana.&lt;br /&gt;Voilà un aperçu de ce que Blaise Compaoré a promis de réaliser pour les différentes régions du Burkina s’il était réélu. Le candidat à sa propre succession affirmait avoir tous les atouts pour conduire le peuple bukinabè vers son bonheur. «Construire une nation, ce n’est ni bâtir une case, ni cultiver un champ, c’est coordonner les intelligences de millions d’hommes et de femmes vers un objectif commun (…) C’est un combat patriotique pour le bonheur de chacun. Ne vous laissez pas distraire par des marchands d’illusions », affirmait-il à presque tous ses meetings. Ses promesses semblent avoir reçu des échos favorables puisqu’il a obtenu 80,30% des suffrages exprimés. Mais les a-t-il tenues ? Finalement qui était le marchand d’illusion ? A chacun d’en juger ! Que promettra-t-il en 2010 ? Va-t-il, une fois de plus « survoler nos réalités en hélico» (pour emprunter les termes de l’ex-candidat Emile Paré) en 2010 ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout cas, la réalité est là! A un an de la fin de son mandat, les Burkinabè ne semblent pas, dans leur majorité, plus heureux qu’en 2005. En lieu et place du progrès continu, c’est la galère continue pour de nombreux ménages. A la place de l’espérance promise, le désespoir va grandissant, tant la cherté de la vie a rendu très difficile la satisfaction du premier besoin fondamental de l’homme, c’est-à-dire se nourrir, une véritable gageure. La mendicité est devenue le seul recours de certains chefs de famille. Pour ne rien arranger, la conjoncture économique internationale est venue mettre à rude épreuve les capacités de réaction et de protection du peuple par le pouvoir en place. Les scandales à répétition dans la gestion des deniers publics (voir les différents rapports de la Cour des comptes) montrent aussi à souhait que certains acteurs dans le cercle du pouvoir ne se préoccupent que de leur bien-être individuel et sont prêts à tout pour se bâtir des fortunes sans histoire et très suspectes. L’émergence de ces nouveaux riches en elle-seule suffit pour montrer que le chemin vers la bonne gouvernance est encore long, très, très long. Si à cela, l’on ajoute le déclin des institutions de régulation comme la justice, on ne peut pas être optimiste sur l’avenir de ce pays. Et ce n’est pas Tertius Zongo, le Premier ministre qui nous contredira, lui qui est arrivé avec beaucoup de résolutions et d’engagements très forts en termes d’assainissement de l’administration et de gestion des affaires publiques. Il s’est vite essoufflé. Il fait moins d’apparitions tonitruantes dans les médias et a moins de réponse à tout comme à ses débuts. A l’image de son patron, il est fatigué et donne des signes d’impuissance face au monstre froid de la mal gouvernance, du règne des rapaces. 22 ans de pouvoir sont passés par là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si le CDP ne fait pas le bilan des réalisations promises par son candidat, l’opinion publique et l’opposition doivent l’y aider. Cette dernière pourrait y puiser des thèmes de campagne. Saura-t-elle en tirer profit ? Rien n’est moins sûr. Tant l’opposition au Burkina est minée par de nombreuses tares dont les plus visibles sont l’impossible unité d’action, les querelles puériles de leadership du fait des prétentions démesurées d’individus sans charisme, éternels délateurs  et incapables de mobiliser autour d’eux une centaine de personne, la faible capacité de proposition et de portage des déceptions, voire des désillusions des populations et aussi les espoirs de la grande masse des déçus du système Compaoré.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;S’il n’y a pas de cataclysme politique…&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Dans ces conditions, peut-on croire en la capacité d’une telle opposition à réussir l’alternance ? Sauf un cataclysme politique, Blaise Compaoré passera encore haut les mains à l’élection présidentielle de 2010.&lt;br /&gt;D’abord, si le nouveau projet de Code électoral est adopté en l’état, il n’ y aura certainement pas  beaucoup de candidats pour cette présidentielle. A moins que le pouvoir ne parraine certaines candidatures, il n’y pas beaucoup de leaders politiques qui pourraient avoir le parrainage de deux centaines d’élus à travers les différentes régions du Burkina. Maintenant, les recalés accepteront-ils soutenir ceux qui pourront franchir cette étape? Attendons de voir!&lt;br /&gt;Ensuite, l’impossible union des forces restent l’obstacle majeur pour les candidats de l’opposition. Ses candidats devront affronter d’abord les recalés qui se feront le malin plaisir de travailler à les nuire. Pour sûr, le premier candidat déclaré, Me Sankara va, par exemple, devoir affronter le courroux et les mesquineries de certains Sankaristes avant de pouvoir porter la contradiction à Blaise Compaoré. Il serait inspiré d’entamer dès maintenant des négociations avec certains leaders (ceux qui ont réellement un poids politique et une force reconnue) comme Norbert Tiendrébéogo pour espérer au moins une bataille électorale honorable. Car, à défaut de l’alternance qui ressemble fort à un rêve impossible pour 2010, l’on pourrait espérer avoir une campagne électorale digne de ce nom, une élection réellement disputée. L’opposition en a les moyens. Mais avant, il faudrait que chaque leader ou prétendu tel prenne conscience de son poids réel et accepte de s’engager dans une dynamique collective. Aucun candidat de l’opposition ne peut rêver, à lui seul de peser dans la balance. Certains, plus que d’autres, ont un potentiel mais ont besoin d’un coup de pouce. A défaut d’un seul candidat, l’opposition peut bien construire autour de deux ou trois candidats selon que l’on soit de gauche, de droite ou autre !&lt;br /&gt;Au demeurant, cette bataille présidentielle, pour avoir tout l’intérêt mérité, devrait être l’affaire aussi de tous les citoyens. Il faut se souvenir que malgré tous les moyens matériels et humains mis en branle en 2005 (4 hélicoptères, de grosses voitures 4X4, des billets de banque, des vivres et d’importants lots de gadgets de toutes sortes, distribués ça et là, des projections vidéos grand public sur le bilan du candidat, de grandes affiches dans les villes et villages, la mobilisation et le déploiement de tout le gouvernement, des cadres de l’administration publique, les grands argentiers, les associations de soutiens, la mouvance présidentielle, l’ADF/RDA, etc.), le candidat Compaoré a obtenu moins de 2 millions de voix. Une masse électorale importante s’était donc tenue à l’écart du processus électoral. La présidentielle de 2010 devrait sonner l’éveil d’une conscience citoyenne. Tous les Burkinabè en âge de voter devraient s’inscrire massivement et participer activement au processus en allant voter et en restant vigilants pour dénoncer et combattre toute tentative de fraude ou de corruption électorale. Il faudrait que le vainqueur de la présidentielle reflète réellement la volonté de la majorité des Burkinabè. Si au Ghana voisin, cela a toujours été possible, c’est possible aussi au Burkina. Le peuple burkinabè n’est ni moins intelligent, ni incapable d’imposer sa volonté et de décider de son devenir.&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Par Boureima OUEDRAOGO&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-9102591615744677777?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/9102591615744677777/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/05/presidentielle-de-2010-blaise-compaore.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/9102591615744677777'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/9102591615744677777'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/05/presidentielle-de-2010-blaise-compaore.html' title='PRESIDENTIELLE de 2010: Blaise Compaoré sera-t-il rattrapé par ses promesses de 2005?'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-8815017140184041393</id><published>2009-05-09T18:30:00.000Z</published><updated>2009-05-09T18:33:09.039Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='...TELEX ENQUETES...'/><title type='text'>.TELEX ENQUETE…</title><content type='html'>&lt;span style="color:#990000;"&gt;&lt;strong&gt;JUSTICE.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; La juge Rose Ouédraogo est-elle menacée? C’est l’un de nos lecteurs qui nous a posé cette question. «Depuis qu’elle a pris la courageuse décision d’inculper et de mettre sous mandat de dépôt le patron de NESKO, Salif Kossouka, dans le cadre du traitement du dossier portant sur la tentative d’assassinat du représentant de British American Tobacco, Travaly Bandja, la juge d’instruction aurait reçu plusieurs fois des menaces», nous a-t-il affirmé avant de demander si c’était vrai. Nous nous sommes renseignés et il se trouve qu’il n’en est rien. &lt;strong&gt;&lt;span style="color:#990000;"&gt;FEUILLETON.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; Les sociétés «Bila Productions» du cinéaste Tasséré Ouédraogo, et «Afrique productions» de Claude Bado (décédé en 2006) risquent de se trainer devant les tribunaux. La deuxième accuse la première d’avoir «détourné une subvention» de plus de 10 000 euros (environ 6,5 millions de FCFA) du ministère  français des Affaires étrangères. Cette subvention était destinée, dit-elle, à la réalisation de la série «Palais de Justice» dont Claude Bado est l’auteur. &lt;strong&gt;&lt;span style="color:#990000;"&gt;MALADES DU SIDA&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; : Le nombre de malades sous traitement antirétroviraux a augmenté de 2261 en moins d’un an. En fouillant les archives du CNLS/IST, on se rend compte qu’ils sont passés de 17 263 en fin décembre 2007 à 19 524 au 30 septembre 2008. Dans le lot, il y a 18 579 adultes et 945 enfants. 79 formations sanitaires publiques, privées ou communautaires assurent leur prise en charge. Les régions du Centre et des Hauts-bassins effectuent, à elles seules, le suivi de 77% des patients sous traitement. &lt;span style="color:#990000;"&gt;&lt;strong&gt;CHU OUAGA 2000&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;: Le ciel s’est obscurci sur le nouvel hôpital en construction à Ouaga 2000. L’entreprise Aurore Edifices qui assurait une partie des travaux affirme avoir été flouée par la partie chinoise. Cette dernière aurait «résilié de façon abusive» la convention qui la liait à Aurore Edifices. Le Directeur général de Aurore a adressé, depuis le 12 novembre 2008, une facture de 16 840 000 FCFA à l’entreprise chinoise qui gère le projet. Mais depuis cette date, il attend, en vain, d’être dédommagé. &lt;strong&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;CENI&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;: Le groupe Afrique Espoir réclame à la Commission électorale nationale indépendante (CENI), 17 523 000 FCFA. La CENI lui a demandé, en 2004, de confectionner six mille calendriers à thèmes. Le travail a été effectué. Mais il y a eu par la suite des discordes. Une facture portant le n°2004/0010/GAE/DG/DCM a été adressée au président de la CENI le 14 juin 2004. Mais jusqu’à présent, elle n’a pas été réglée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-8815017140184041393?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/8815017140184041393/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/05/telex-enquete.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/8815017140184041393'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/8815017140184041393'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/05/telex-enquete.html' title='.TELEX ENQUETE…'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-1493300954776699388</id><published>2009-05-09T18:28:00.000Z</published><updated>2009-05-09T18:30:28.148Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='RESEAUX CONFIDENTIELS'/><title type='text'>RESEAUX CONFIDENTIELS: Le Procureur du Faso dans de «sales affaires»?</title><content type='html'>Le procureur du Faso, près le Tribunal de grande instance de Ouagadougou, Issa Kindo, doit avoir quelques insomnies! Un tract le concernant circule actuellement dans les milieux judiciaires et l’accuse de tous les péchés d’Israël. L’affaire commence à faire grand bruit. Selon les auteurs du document, il aurait trempé dans de «sales affaires» et terni l’image de la Justice. Nous n’entrerons pas dans les détails car le tract, par principe, véhicule de la rumeur et est de surcroit, interdit. En cela, les informations diffusées dans un tel document doivent être prises avec des pincettes. Mais le tract peut aussi comporter certaines vérités véhiculées par des gens tapis dans l’ombre par peur de représailles.  Au regard de l’ampleur que prend cette affaire, il serait intéressant que le procureur brise le silence et éclaire l’opinion par rapport à cet «échantillon d’affaires» dans lequel il est cité de bout en bout et qui risque de l’entrainer… dans la boue. Les auteurs du «document explosif» sont décidés à aller loin, très loin. Ils affirment vouloir, par leurs dénonciations, lutter farouchement contre la corruption au sien de l’appareil judiciaire et même au-delà. Et ils entendent faire de grands déballages: «Nous sommes déterminés à donner des informations sur d’autres agents publics, magistrats, policiers, gendarmes, ministres, douaniers et autres pour assainir et aider l’Etat dans sa lutte». Leur première cible a été le Procureur du Faso, Issa Kindo. Ils ont déballé plusieurs affaires qui, selon eux, l’accablent à tout point de vue. Difficile à l’heure actuelle de dire si tout cela est fondé ou pas. Mais comme dit l’adage, «il n’y a pas de fumée sans feu». Les structures de contrôles devraient s’intéresser à ce dossier pour que l’opinion soit située à propos de cette folle rumeur qui porte un terrible coup à l’image de la Justice. Car, à l’heure actuelle, le climat est délétère au sein du Palais de justice de Ouagadougou. La suspicion règne en maître. Et cela n’est pas de nature à permettre un bon exercice du droit. Certaines sources affirment que le Procureur du Faso serait en train de mener sa petite enquête pour savoir ceux qui se cachent derrière le tract. Pourtant, les auteurs du document, tout en l’accablant, disent vouloir «l’aider à avancer et à s’améliorer et, par la même occasion, inviter les autorités judiciaires à prendre leurs responsabilités». «Nous sommes interloqués par le silence complice et coupable du ministre de la Justice qui est informé de tout cela, le silence complice de tous, presse, syndicats de magistrats, société civiles, partis politiques, structures de lutte contre la corruption». Le tract se termine par cette phrase: «Dans les jours à venir, d’autres écrits suivront et vous feront des révélations fracassantes. Il est temps d’agir, sinon il sera trop tard demain». Dans les milieux judiciaires, le document de trois pages circule de robe à robe, de veste à veste, de manteau à manteau. Tout le monde veut le voir, l’avoir et le lire sans se faire voir. Et sans être pris! Les faits relatés dans le document sont très graves. Nous osons croire que les deux parties (les auteurs du tract et le Procureur du Faso) oseront s’expliquer à visage découvert et se soumettre aux exigences du droit… en se présentant à la barre pour que la lumière soit faite.  Ils rendront ainsi service à cette Justice de plus en plus décriée par les justiciables!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-1493300954776699388?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/1493300954776699388/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/05/reseaux-confidentiels-le-procureur-du.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/1493300954776699388'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/1493300954776699388'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/05/reseaux-confidentiels-le-procureur-du.html' title='RESEAUX CONFIDENTIELS: Le Procureur du Faso dans de «sales affaires»?'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-4885921540062372500</id><published>2009-05-09T18:26:00.001Z</published><updated>2009-05-09T18:28:50.549Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='AFFAIRES A SUIVRE...'/><title type='text'>AFFAIRE A SUIVRE...: Justice, où es-tu?</title><content type='html'>Le Directeur du garage P.K Victor est complètement déboussolé. Depuis bientôt dix ans, on le fait tourner dans les couloirs du palais de Justice. Il a acheté, en 1997, la parcelle n°03 du lot 08, section PC du secteur 30 de Ouagadoudou avec Yandé Ouisgnoma dit Salfo. Ce dernier a attesté avoir vendu le terrain dans une «sommation interpellative» conduite par un huissier le 15 mai 2006.  Des gens sont venus s’installer sans autre forme de procès. Et ont même établi un Permis urbain d’habiter (PUH) portant la signature du maire de Bogodogo de l’époque, Zénabou Drabo. Le tribunal administratif a annulé le PUH, estimant que c’était un faux document.  Mais les occupants du terrain sont restés indéboulonnable. Le Directeur du garage a porté plainte et il a gagné le procès. La Cour d’appel a même pris une ordonnance en mai 2001, sommant les occupants du terrain de déguerpir. Mais il y a eu par la suite trop de mauvaise foi dans cette affaire. Jusqu’à présent, la décision de justice n’a pas été mise en œuvre. Un avocat, Me Kopiho, s’est d’abord engagé auprès du directeur du garage pour défendre sa cause. Mais il s’est désisté en janvier 2006. P.K Victor Pouahoulabou estime avoir été floué. Le revirement de l’avocat lui parait très surprenant. Il avait sollicité auprès de ce dernier, conseils et assistance à propos de six affaires brûlantes. «Il s’agissait pour l’essentiel de dossiers de recouvrement de créances. Si relativement à toutes ces affaires, le cabinet a initié au début des démarches tendant à leur résolution, par la suite, les informations se sont raréfiées quant à leur évolution. Et mes multiples relances et visites au cabinet n’y firent rien. Aucune information fiable ne me parvenait. Même mes demandes de rendez-vous pour en discuter se heurtaient à un silence méprisant. En désespoir de cause, j’ai dû suppléer la défaillance avérée du cabinet et user de mes propres ressources pour obtenir le règlement de certaines factures impayées dont le recouvrement lui avait été confié. Le 14 octobre 2005, après encore maintes relances et une «ferme» insistance pendant plusieurs jours, j’obtenais enfin un rendez-vous. Mais quel ne fut mon désappointement ce jour, en apprenant de la bouche de mon avocat qu’en dehors des premiers actes auxquels j’ai assisté six (6) ans plus tôt, aucun suivi conséquent des dossiers n’a été assuré alors que j’avais été sollicité pour honorer certains frais (450 000 FCFA au total, NDLR). Il a été jusqu’à refuser de reconnaitre avoir perçu ces sommes au titre de frais d’ouverture de dossier et provisions sur frais de procédure, alors que des preuves existent. Il a offert de me retourner mes dossiers puisque je ne semblais pas satisfait». Le directeur du garage P.K Victor s’est ainsi expliqué dans une correspondance adressée au Bâtonnier de l’Ordre des avocats, le 24 février 2006. Mais Me Kopiho n’est pas de cet avis: «C’est grâce à moi qu’il a gagné le procès concernant l’affaire de la parcelle; c’est encore grâce à moi qu’il a pu régler judicieusement ses différends avec le ministère de l’Environnement et la Présidence du Faso. C’est moi qui l’ai défendu aussi dans un dossier qui l’opposait aux garagistes. Le seul dossier où j’ai eu quelques problèmes avec lui, était relatif au Programme sahel burkinabè Pays-Bas/PSB. Je lui ai donné des conseils en tant qu’avocat mais il n’a pas voulu m’écouter. J’ai donc décidé de me dessaisir du dossier».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#990000;"&gt;«Dix ans de préjudice»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais PK Victor n’est pas du tout content de l’attitude de l’avocat: «C’est à se demander pour qui cet avocat prend ses clients, notamment moi? Comment peut-il tranquillement proposer à un client de lui restituer ses dossiers après les avoir gardés par devers lui pendant un aussi long temps, surtout après avoir délibérément compromis le recouvrement des créances confiées à ses soins?». Très vite, l’affaire prend une autre tournure: «Dans le courant de l’après-midi du 14 octobre 2005, j’ai fait parvenir à l’avocat, les copies des décharges de son cabinet portant sur les sommes reçues par lui pour les besoins des procédures. Il m’a joint au téléphone pour me dire que les documents transmis étaient des faux; et qu’il a saisi le procureur du Faso à cet effet». «Il m’a menacé», insiste-t-il. Mais Me Kopiho affirme qu’il ne l’a jamais menacé. «C’est plutôt lui qui est venu me menacer à mon bureau, devant mes employés». Et il poursuit: «A propos des factures, je n’ai pas dit que c’était des faux. Je lui ai simplement signifié que dans mon cabinet, c’est moi qui signe les factures; or, il m’a présenté une facture qui était signée par l’un de mes agents. J’ai émis des doutes sur le document». Cette version est contestée par le directeur du garage P.K Victor. Il persiste et signe que Me Kopiho est de «mauvaise foi». Sa lettre adressée au Bâtonnier de l’ordre des avocats, s’achève par deux phrases lourdes de sens: «Face à cette situation et devant le grave et réel préjudice qui m’est occasionné par la rétention délibérée de mes dossiers, ce qui me met dans la quasi-impossibilité de recouvrer les sommes qui me sont dues, j’en appelle à votre arbitrage afin que réparation totale soit faite. Vous contribuerez ainsi à la prospérité de la Justice et à redorer le blason du Barreau burkinabè dont vous êtes le porte-drapeau». Un an après, pas de réponse. Le 2 mars 2007, P.K Victor Pouahoulabou écrit au nouveau Bâtonnier de l’Ordre des avocats. Il sollicite une audience: «Madame le Bâtonnier, j’ai l’honneur, par la présente, de vous manifester ma préoccupation devant le silence qu’observe le Barreau depuis que je l’ai saisi, le 24 février 2006, des faits m’opposant à un de ses membres (…). En effet, par une lettre adressée à votre prédécesseur à la date indiquée, je relevais un certain nombre de faits pour lesquels je demandais votre intervention en faveur d’un règlement du Barreau, ou, à tout le moins, la conduite à tenir en pareille circonstance. Plus d’un an après, je reste toujours sans la moindre nouvelle. Aussi, je sollicite que vous me permettiez d’être situé quant à la suite que vous donnez à mon dossier et que vous m’accordiez une audience à cette fin». Peine perdue. Deux ans se sont écoulés sans que P.K Victor n’obtienne cette audience tant sollicitée.&lt;br /&gt;Mais il n’y a pas que ça: l’affaire du terrain acheté par le directeur du garage prend des allures inquiétantes. Malgré la décision de Justice qui lui est favorable, tous les huissiers requis pour l’expulsion des occupants de la parcelle se sont débinés, souvent de façon laconique. Or, selon plusieurs spécialistes du droit, «une décision de Justice ayant force de chose jugée, doit être mise en exécution, à moins que le bénéficiaire n’y renonce lui-même». P.K Victor n’a jamais renoncé. Mais depuis 2001, la décision n’a jamais été mise en exécution. «C’est un préjudice énorme que j’ai subi pendant près de dix ans», affirme le directeur du garage. Le dossier a finalement été confié au président de la Chambre nationale des huissiers  de justice du Burkina.&lt;br /&gt;Affaire à suivre!&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;strong&gt;Hervé D’AFRICK et Sandra JOLY&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-4885921540062372500?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/4885921540062372500/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/05/affaire-suivre-justice-ou-es-tu.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/4885921540062372500'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/4885921540062372500'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/05/affaire-suivre-justice-ou-es-tu.html' title='AFFAIRE A SUIVRE...: Justice, où es-tu?'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-6379091762888347396</id><published>2009-05-09T18:24:00.000Z</published><updated>2009-05-09T18:26:17.896Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='EDITORIAUX'/><title type='text'>Editorial: Maudite soit la «dicta-démocra-ture»!</title><content type='html'>Voilà bientôt deux décennies que les vagues de démocratisation soufflent sur le continent africain avec leurs cortèges de réformes politiques et institutionnelles mais qui tardent à produire les évolutions sociopolitiques et économiques attendues. L’on a beau vanter les avancées de l’Afrique du point de vue des performances économiques et de la gouvernance politique, la réalité est là, triste. Contre vents et marées, l’on persiste dans l’erreur de croire que les turbulences dans lesquelles vivent les Africains, seront résolues, comme par magie, au détour d’élections dont la transparence est généralement douteuse. Le drame qui se joue en République démocratique du Congo depuis plus d’une décennie, en Côte d’Ivoire depuis bientôt 7 ans, les coups d’Etat en Mauritanie, en Guinée Conakry et à Madagascar, l’assassinat du Président Nino Vierra en Guinée-Bissau illustrent bien le fait que les démocraties bananières sont sources de tous les dangers en termes de stabilité politique et institutionnelle. &lt;br /&gt;Le problème de fond aujourd’hui, c’est le décalage entre les dynamiques institutionnelles et celles sociales, entre le règne de la mal gouvernance, de la prédation, la volonté de roitelets de s’éterniser vaille que vaille au pouvoir et les aspirations des peuples aux changements et à l’émergence de société de progrès, de liberté, d’équité et de justice. Bref, c’est le fossé toujours grandissant entre les ambitions démesurées de groupuscules d’insatiables qui pillent les ressources publiques tout en affamant la majorité condamnée à la déchéance sociale. La corruption, les détournements de deniers publics, la prise en otage des instruments et mécanismes institutionnels de régulation sociale, la crise des valeurs éthiques et morales ne peuvent que conduire à des situations déplorables comme ce qui vient de se passer à Madagascar.&lt;br /&gt;Si à l’image du Président malgache déchu, Marc Ravalomanana,  le dépositaire de l’Etat se livre à des pratiques indignes de la mission que ses concitoyens lui ont confiées, il n’offre plus d’autre choix à ces derniers que de lui donner un successeur, quel que soit le moyen. Les processus démocratiques ne sauraient se limiter à l’organisation régulière d’élections sans transparence ni équité, à la mise en place d’institutions républicaines budgétivores et simplement symboliques. Tant que le pouvoir d’Etat sera concentré entre les mains d’une famille, d’un clan ou d’un individu, tant que les détenteurs de ce pouvoir ne se donneront pas un horizon temporel limité dans l’exercice du pouvoir, il est effectivement légitime que le peuple se révolte et revendique son droit au changement. Et le risque est grand que des opportunistes militaires ou civils, porteurs de projet alternatif de société ou non, s’emparent du désarroi des peuples pour se hisser à la tête de l’Etat. Car dans ces conditions, ce qui importe, c’est la chute du pouvoir en place.&lt;br /&gt;Comme nous l’avons toujours écrit, les révisions intempestives des constitutions pour prolonger le pouvoir des despotes et autres dictateurs sans projet réel de société que leur boulimie, constituent des atteintes graves aux principes démocratiques. Et tous ceux qui se livrent à ces pratiques ne doivent pas être surpris que les peuples fassent recours aux rébellions, aux coups d’Etat, aux désobéissances civiles, bref à la révolte.&lt;br /&gt;Ce qui est encore révoltant, c’est l’attitude hypocrite, à la limite insultante pour les peuples d’Afrique, de la communauté internationale, notamment des puissances occidentales toujours enclines à condamner les coups d’Etat mais qui ferment les yeux sur les dérives autocratiques de certains dirigeants africains qui se rendent coupables ou complices de crimes économiques et de sang, qui s’accrochent contre toutes logiques démocratiques au pouvoir.&lt;br /&gt;Mais c’est peine perdue ! Tant que les tenants  du pouvoir ne prendront pas conscience que démocratie et pouvoir à vie sont antinomiques et que quiconque se lance dans cette perspective, court le risque de se voir débarqué du pouvoir, soit par la rue soit par les armes, les coups d’Etat auront encore de beaux jours devant eux en Afrique. Autant l’on ne peut pas cautionner cette forme non constitutionnelle de prise du pouvoir, autant l’on ne saurait accepter que des individus peu scrupuleux, des familles et des clans confisquent la vie de millions de personnes au nom de leurs seuls intérêts égoïstes. Tôt ou tard, les peuples opprimés finissent par se révolter. Et ce n’est que justice!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;strong&gt;Boureima OUEDRAOGO&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-6379091762888347396?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/6379091762888347396/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/05/editorial-maudite-soit-la-dicta-democra.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/6379091762888347396'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/6379091762888347396'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/05/editorial-maudite-soit-la-dicta-democra.html' title='Editorial: Maudite soit la «dicta-démocra-ture»!'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-1805466202707540454</id><published>2009-05-09T18:22:00.000Z</published><updated>2009-05-09T18:24:31.693Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='TRAJECTOIRE'/><title type='text'>POUYTENGA: Le maire entre deux feux!</title><content type='html'>Les syndicats et associations de commerçants de Pouytenga entendent durcir le ton. Ils veulent des solutions adéquates à leur plate-forme revendicative. Mais le maire semble vouloir ne pas les écouter. Le 19 mars dernier, une rencontre devait permettre de clarifier la situation. Elle était présidée par le gouverneur Siméon Sawadogo. Et devait regrouper les délégués syndicaux, le maire et les autres autorités de la région. Mais les partisans du bourgmestre ont envahi la salle. Les syndicats avaient pourtant demandé à leurs militants de ne pas effectuer le déplacement. Cette disposition visait à éviter d’éventuels affrontements. Le pire a été certes été évité mais le climat était très tendu dans la salle. Les leaders syndicaux, estimant que le gouverneur ne voulait pas les laisser s’exprimer convenablement, ont claqué la porte. Ils reprochent au maire, «la mauvaise gestion du patrimoine communal». Ils l’accusent aussi de «détournement de fonds publics». Plusieurs importantes réalisations ont été faites, disent-t-ils, sans appel d’offres. De plus, «Pouytenga est, selon eux, la ville la plus insalubre de toutes les villes de la région». Les plaignants affirment aussi que le maire «inflige des amendes aux attributaires de parcelles alors que ce n’est pas son travail. D’ailleurs, où va cet argent et sur quels textes se fondent ces amendes?». Il y a aussi une polémique à propos des «cotisations» récoltés par les syndicats auprès des commerçants. Le maire estime, lui, qu’il s’agit de «taxes» et que les syndicats n’ont pas le droit de s’adonner à une telle activité. Il le leur a strictement interdit. Conséquence, les structures syndicales et associatives ont du mal à fonctionner, plombant ainsi la dynamique économique de la commune. Le maire qui s’est approprié le «monopole de la collecte» est accusé par les syndicats et associations de ne pas s’occuper du développement socio-économique de la ville et des localités environnantes.&lt;br /&gt;Le climat n’est pas non plus au beau fixe au sein du conseil municipal. Certains conseillers protestent énergiquement contre le maire: «Plusieurs décisions qui devraient avoir l’approbation du conseil municipal sont prises à notre insu». Laissant ainsi la porte ouverte à toutes sortes de dérives.&lt;br /&gt;N’en pouvant plus, les syndicats et associations de commerçants avaient écrit au Premier ministre et à l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat pour demander une enquête publique sur la gestion de la commune. Deux inspectrices se sont rendues à Pouytenga et sont en train de fouiner. Leur rapport et la suite qui en sera donnée sont très attendus. Le maire est ainsi entre deux feux! Pourra-t-il s’en sortir? On attend de voir. Les syndicats, eux, n’entendent pas baisser les bras. «La lutte continue», a déclaré, visiblement convaincu, l’un de leurs responsables.&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;strong&gt;Hervé D’AFRICK et Sandra JOLY&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-1805466202707540454?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/1805466202707540454/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/05/pouytenga-le-maire-entre-deux-feux.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/1805466202707540454'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/1805466202707540454'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/05/pouytenga-le-maire-entre-deux-feux.html' title='POUYTENGA: Le maire entre deux feux!'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-8429505348927255846</id><published>2009-05-09T18:21:00.000Z</published><updated>2009-05-09T18:22:16.632Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='TRAJECTOIRE'/><title type='text'>LUTTE CONTRE LE SIDA: Ainsi parla le Pape!</title><content type='html'>«Je pense que l’entité la plus efficace, la plus présente sur le front de la lutte contre le Sida est justement l’église catholique, avec ses mouvements, avec ses réalités diverses. Je pense à la communauté Sant’Egidio qui fait tellement, de manière visible et aussi invisible, pour la lutte contre le Sida; je pense aux Camilliens, à toutes les sœurs qui sont au service des malades. Je dirais que l’on ne peut vaincre ce problème du Sida uniquement avec des slogans publicitaires. S’il n’ya pas l’âme, si les Africains ne s’aident pas, on ne peut résoudre ce fléau en distribuant des préservatifs: au contraire, cela risque d’augmenter le problème. On ne peut trouver la solution que dans un double engagement: le premier, une humanisation de la sexualité, c'est-à-dire un renouveau spirituel et humain qui implique une nouvelle façon de se comporter l’un envers l’autre; et le second, une amitié vraie, surtout envers ceux qui souffrent, la disponibilité à être avec les malades, au prix aussi de sacrifices et de renoncements personnels. Ce sont ces facteurs qui aident et qui portent des progrès visibles. Autrement dit, notre double effort pour renouveler l’homme intérieurement, donner une force spirituelle et humaine pour un comportement juste à l’égard de son propre corps et de celui de l’autre, et notre capacité à souffrir, à rester présent dans les situations d’épreuve avec les malades. Il me semble que c’est la réponse juste; l’Eglise agit ainsi et offre par là-même une contribution très grande et très importante. Remercions tous ceux qui le font»&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Source: Saint-Siège; propos traduits par La Croix)&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-8429505348927255846?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/8429505348927255846/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/05/lutte-contre-le-sida-ainsi-parla-le.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/8429505348927255846'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/8429505348927255846'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/05/lutte-contre-le-sida-ainsi-parla-le.html' title='LUTTE CONTRE LE SIDA: Ainsi parla le Pape!'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-8390470299807776692</id><published>2009-05-09T18:10:00.003Z</published><updated>2009-05-09T18:17:49.684Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ANNONCES ET PUBLICITES'/><title type='text'>ANNONCE</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:180%;color:#000099;"&gt;&lt;strong&gt;CAMEG&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#009900;"&gt;&lt;em&gt;La santé pour tous!&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;AVIS PUBLIC D’APPEL D’OFFRES POUR LA PRÉSÉLECTION DES FOURNISSEURS&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;La Centrale d’Achats des Médicaments Essentiels Génériques et des Consommables Médicaux (CAMEG) du Burkina Faso, lance un Appel d’Offres de présélection des Fournisseurs pour la fourniture de Médicaments Essentiels Génériques sous DCI, d’Antirétroviraux, de produits contraceptifs, de consommables médicaux, de matériel médical, de produits dentaires, de réactifs et matériels de laboratoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette procédure a pour objet de dresser une liste de fournisseurs agréés, après avoir évalué la qualité du service et des produits proposés par les fournisseurs potentiels de la CAMEG. L’agrément prononcé sera valable pour une période de 4 ans et permettra aux fournisseurs présélectionnés de participer aux Appels d’offres restreints durant cette période.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les dossiers d’Appel à la Présélection des Fournisseurs, référencés sous le numéro 12/2009, peuvent être retirés à partir du mardi 10 Mars 2009, auprès du Secrétariat du Directeur Général de la CAMEG, à l’adresse suivante :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Secrétariat du Directeur Général de la CAMEG&lt;br /&gt;01 BP 4877 Ouagadougou 01&lt;br /&gt;BURKINA FASO&lt;br /&gt;Tél: (226) 50 37 37 50/51/52/53/54&lt;br /&gt;Fax : (226) 50 37 37 57&lt;br /&gt;e-mail : &lt;/strong&gt;&lt;a href="mailto:cameg@cenatrin.bf"&gt;&lt;strong&gt;cameg@cameg.bf&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;contre le versement d’une somme non remboursable de 100 000 F.CFA, à payer par chèque certifié ou en espèces déposés à la caisse de la CAMEG, contre reçu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la demande des fournisseurs, le dossier d’Appel à présélection des fournisseurs pourra leur être expédié par courrier express contre le versement d’une somme supplémentaire de&lt;br /&gt;50 000 F CFA, non remboursable à payer selon les mêmes dispositions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les dossiers de présélection seront adressés à la Direction Générale de la CAMEG, à l’adresse ci-dessus indiquée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La date limite de dépôts des dossiers&lt;/strong&gt; de présélection accompagnés des échantillons, est fixée au &lt;strong&gt;Jeudi 09 Juillet 2009 à 9 h 00 T.U.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L’ouverture des plis aura lieu en séance publique&lt;/strong&gt;, dans les locaux de la CAMEG, le&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Jeudi 09 juillet 2009 à 10 h 00 T.U.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Cet avis d’appel d’offres ne concerne pas les fournisseurs présélectionnés lors de l’appel d’offres N°11/2007. Toutefois ceux d’entre eux désirant élargir leur gamme de produits pour la période de validité de leur agrément pourront se procurer le dossier contre le versement d’une somme non remboursable de 50 000 FCFA.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;strong&gt;Le Directeur Général &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;strong&gt;Lazare BANSSE&lt;br /&gt;Chevalier de l’Ordre National&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-8390470299807776692?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/8390470299807776692/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/05/cameg-la-sante-pour-tous-avis-public.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/8390470299807776692'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/8390470299807776692'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/05/cameg-la-sante-pour-tous-avis-public.html' title='ANNONCE'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-7543928983332721784</id><published>2009-04-24T09:51:00.005Z</published><updated>2009-04-24T10:19:52.172Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le Reporter devient bimensuel'/><title type='text'>NOTRE JOURNAL: Le Reporter devient bimensuel!</title><content type='html'>&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le Reporter&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;, mensuel d'ênquêtes et de reportages, &lt;strong&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;devient bimensuel à partir du 1er juillet 2009&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;. Deux parutions par mois: &lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;le 1er et le 15&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;. Pour cela, &lt;em&gt;Le Reporter&lt;/em&gt; étoffe sa rédaction et décortique les grands sujets du moment. &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Encore plus d'ênquêtes et de grands reportages, des infos plus utiles, plus pratiques, plus dynamiques et plus proches de vous!&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Le Reporter, chez tous les bons revendeurs de journaux!&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Abonnement&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;: tél. (+226) 50 45 62 77 ou écrire à: &lt;/span&gt;&lt;a href="mailto:reporterbf@yahoo.fr"&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;reporterbf@yahoo.fr&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7402436116887594159-7543928983332721784?l=reporterbf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reporterbf.blogspot.com/feeds/7543928983332721784/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/04/notre-journal-le-reporter-devient.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/7543928983332721784'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7402436116887594159/posts/default/7543928983332721784'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reporterbf.blogspot.com/2009/04/notre-journal-le-reporter-devient.html' title='NOTRE JOURNAL: Le Reporter devient bimensuel!'/><author><name>LE REPORTER</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10846063816545445158</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7402436116887594159.post-218972112152805938</id><published>2009-03-16T13:52:00.009Z</published><updated>2009-03-18T09:28:06.508Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ONDE DE CHOC'/><title type='text'>ENQUETE: La CENI endettée jusqu’au cou!</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_hck_TBL9IgI/Sb_jkkpm9LI/AAAAAAAAAFI/5w0mL9DcgUI/s1600-h/CENI.bmp"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5314216302773466290" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 146px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_hck_TBL9IgI/Sb_jkkpm9LI/AAAAAAAAAFI/5w0mL9DcgUI/s320/CENI.bmp" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;strong&gt;Plus rien ne va à la Commission électorale nationale indépendante. Les signaux financiers sont au rouge. La raison? La voici: le Directeur de l’administration et des finances (DAF) a engagé, sur instruction du président de la CENI, des dépenses colossales et… «hasardeuses». Jetez un coup d’œil dans ses tiroirs et vous verrez qu’ils sont pleins de factures impayées. Près de 120 millions de FCFA! La CENI traîne cette dette, comme un boulet, depuis 2007. Elle a plusieurs fois demandé au &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;gouvernement de l’aider à se débarrasser de cette ardoise trop encombrante. Mais le ministère des Finances et du Budget
